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La CENI dans l'impasse : Bakary Fofana sur un siège éjectable
Mamady Keita Jeudi, 06 Juillet 2017 10:42
Aucune sortie de crise ne profile à l'horizon au niveau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), où on évoque de plus en plus le départ de Bakary Fofana, président de l'institution, considéré comme le principal responsable de cette impasse. Une assemblée plénière est prévue ce mardi pour examiner la question de recomposition partielle du bureau de cette institution chargée d'organiser les élections en Guinée, avec pour point nodal le remplacement de Bakary Fofana à la tête de la CENI.
La fronde qui a éclaté au sein de la CENI, pourrait finalement avoir raison de son président Bakary Fofana, accusé de gérer les finances de l'institution dans l'opacité la plus totale. Les frondeurs ont d'ailleurs convoqué pour ce mardi 4 Juillet une assemblée plénière en vue de procéder à une recomposition partielle du bureau de l'institution. Après avoir voté jeudi dernier une motion de défiance contre leur président. C'est surtout le départ de celui-ci de la présidence de la CENI qui demeure le point crucial de cette plénière, selon les frondeurs composés de 20 commissaires sur les 24 que compte l'institution.
Les commissaires frondeurs partent du principe selon lequel « à  la demande des deux tiers des membres de la CENI, l'Assemblée plénière peut procéder au remplacement partiel ou total du bureau ».
Une longue liste de griefs contre le président de la CENI
Dans un rapport rendu public récemment par la cellule de gestion des moyens matériels de la CENI, un organe mis en place à la demande des frondeurs, les commissaires ont dressé le constat suivant : « la gestion opaque des ressources de la CENI et la mauvaise utilisation des moyens financiers de l'institution en faisant fi de toutes les règles de passation de marché et de contractualisation ; la mauvaise relation volontairement entretenue par le Président de la CENI avec les autres membres de la CENI et le dysfonctionnement des structures de la CENI par la seule faute de son président… ».
Les frondeurs reprochent également au président « son refus systématique de faire appliquer les lois et règlements régissant la CENI, la mauvaise relation avec certains partenaires et la concentration entre les mains du seul président de la CENI de toutes les prérogatives de l'assemblée plénière, qui refuse catégoriquement d'appliquer les décisions prises par celle-ci ou qui prend les décisions sans une consultation préalable du bureau ou de l'assemblée plénière ».
Pour corriger l'ensemble de ces dysfonctionnements, ils ont décidé donc de la mise en place d'organes de transparence dont une cellule de suivi de la gestion des moyens matériels et financiers de la CENI et une cellule de suivi de l'exécution des décisions issues des assemblées plénières de la CENI.
L'objectif de cette démarche des commissaires frondeurs est de « veiller au renforcement du fonctionnement de la CENI pour un meilleur ancrage de la bonne gouvernance institutionnelle ».
Comme l'a dit Jacques Gbonimy, directeur du département de la formation et de l'accréditation de la CENI, dans un entretien accordé à une radio de la place, au moment où nous allions sous presse, les frondeurs ne veulent plus de Bakary Fofana à la tête de l'institution chargée d'organiser les élections. Car avec lui, ils ne croient pas que la CENI soit en mesure d'organiser des élections transparentes et justes.
Cette crise survient au moment où la classe politique est en train de tabler sur la refonte de la CENI, en prélude aux élections à venir, dont les locales prévues avant fin Décembre. C'est dans cette optique qu'un atelier a été organisé par le département de l'Administration du territoire et de décentralisation, avec l'appui de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) le 7 Juin dernier à Conakry.
Une rencontre d'échange qui avait réuni des experts et qui avait permis d'examiner des questions liées aux organes de gestion des élections en Afrique.
Il est dorénavant question de doter la Guinée d'une CENI composée d'experts indépendants, comme c'est le cas au Ghana ou de revenir à l'ancienne formule qui déléguait les pleins pouvoirs au ministère de l'Administration du territoire et de la décentralisation pour organiser les élections. C'est le cas notamment au Sénégal. Vu que la CENI dans sa configuration actuelle, avec des commissaires issus essentiellement des partis politiques, n'a été qu'un échec. Ce, depuis la mise en place de l'institution à la veille de la présidentielle de 2010.
L'opposition d'ailleurs considère cette institution comme étant phagocytée par le pouvoir. Son président quant à lui est soupçonné de rouler pour le président Condé. Même s'il ne semble plus être en odeur de sainteté avec le chef de l'État. Ce qui expliquerait d'après nos sources la crise financière que traverse l'institution dont les finances ont été gelées par le gouvernement.
Il conviendrait de noter que c'est le jeudi 1er Novembre 2012, que Bakary Fofana, ancien ministre des Affaires étrangères de la transition, a accédé à la présidence de la CENI.
Mamady Kéita
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
Kawou DD,
J'ai vu ca sur facebook today. Mais si vous voulez mon avis, je trouve que c'est trop mou comme reaction.
A mon avis,le vrai problème ou enjeu politique concernant la CENI est comment les élections en Guinée sont supervisées par cette Institution ,et non pas qui est à la tête.
Actuellement,la vraie raison de cette bataille entre eux est une question de gros Sous et de partage du gâteau.Or,l'Opposition Républicaine se bat par le canal de l'Accord politique signé pour la modification en profondeur de la structure à l'interne pour "assurer" une bonne transparence des élections à venir et,c'est cela le vrai enjeu majeur,parce que,le chef de l'état a une main mise la dessus et mordicus pour aller aux Élections Communales en premier lieu,et ainsi de suite...
Tag:L'Opposition Républicaine a réagit dans VISIONGUINEE.INFO,par le canal de Makanera Alhousseine(porte parole du jour),sur la question de la CÉNI.
Kawou DD,
J'ai vu ca sur facebook today. Mais si vous voulez mon avis, je trouve que c'est trop mou comme reaction.
C'est une zizanie creee expres par Alpha Conde pour paralyser tout le systeme electoral puisque les menaces de l'opposition (naive) l'ont oblige a faire bouger le fameux nouveau code electoral. C'est la qu'on voit qu'il a un amateur en face delui puisqu'une des pieces cles de la bataille de 2020 se joue en ce moment a la CENI et on n'entend meme pas Dalein et ses camarades sur le sujet. Ils attendent le fait accompli et apres ils viennent crier au feu et font sortir les jeunes lorsque la cause est definitivement perdue. Notre malheur, c'est qu'il n'y a pas d'autre alternative.
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