Richard Tamone Jeudi, 29 Juin 2017 08:42
Devant les étudiants de l'Université de Wassida au Japon, le président de la République, Alpha Condé, est revenu sur les préoccupations majeures de son pays en particulier et du continent en général.
D'entrée, le Chef de l'État guinéen et président en exercice de l'Union africaine a fait savoir que lors du sommet du G7 en Italie, il avait souhaité l'accompagnement du premier ministre japonais dans le domaine de l'agriculture mais également de l'aquaculture.
Parlant de matières premières, Alpha Condé a indiqué que la Guinée tout comme les autres pays africains sont en général des grands exportateurs de matières premières.
« Donc, on n'a pas de plus-value. Nous ne vendons que du brut », a déploré le président Condé. Avant d'ajouter que l'objectif des dirigeants du continent africain est de pouvoir transformer sur place ces matières premières afin d'avoir de plus-value et donc donner du travail à la jeunesse du continent africain.
Concernant l'énergie, le Pr Alpha Condé a laissé entendre qu'il est important que le continent ait de l'énergie. « En 2050, l'Afrique aura 2 milliards d'habitants devenant le continent le plus peuplé. Donc, en maîtrisant l'énergie, nous pouvons transformer nos matières premières sur place et les jeunes n'auront plus besoin d'aller mourir dans les eaux de la méditerranée », rappelle Alpha Condé.
Par ailleurs, il a ajouté que l'Afrique est confrontée à deux autres problèmes : le terrorisme et les conséquences du changement climatique. Pour lui, le terrorisme n'est que la conséquence de la pauvreté. Sur le changement climatique, le président en exercice de l'UA a fait remarquer que l'Afrique reste le continent qui pollue moins mais qui subit plus de pollution.
En dernier ressort, c'est sur le Conseil de sécurité des Nations-Unies qu'Alpha Condé s'est penché. « Nous voulons que l'Afrique ait sa propre place dans le monde. Les 70% des questions discutées au Conseil sécurité concernent l'Afrique et pourtant nous ne sommes pas membre permanents », déplore le président en exercice de l'UA. Selon lui, l'organe actuel de sécurité de l'ONU reflète le monde de 1940. « C'est-à-dire, ce qui avait gagné la deuxième guerre mondiale. Or, le monde d'aujourd'hui est totalement différent. Les rapports de force ont changé. Donc, il faut aussi que le Conseil de sécurité des Nations-Unies change. Ce n'est pas normal qu'on discute sur la sécurité de l'Afrique et que nous n'ayant pas la voix au chapitre », a-t-il dit.
Richard Tamone
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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