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Rapport du FMI en Afrique subsaharienne : les perspectives économiques sont sombres
Le Démocrate Dimanche, 25 Juin 2017 12:01
À l'occasion de la présentation du Rapport portant sur les « perspectives économiques régionales de l'Afrique Subsaharienne », une étude du Fonds monétaire international (FMI) le représentant de ladite en Guinée a appelé les décideurs politiques et économiques à promouvoir une bonne politique monétaire. Faute de quoi, cette partie de l'Afrique, victime de la détérioration de la croissance, des conflits et de l'incidence de la sécheresse, risque de ne pas connaître de croissance dans les années à venir.
Dans cette étude publiée le 12 Juin à Conakry, en présence du gouverneur de la Banque Centrale, des représentants du ministère de l'Économie & des Finances, des banquiers, des universitaires, des représentants de la Banque Mondiale, et de l'Agence Française de Développement, il est mentionné « qu'en 2016, la croissance s'est ralentie dans environ deux tiers des pays de la sous-région, totalisant 83% du PIB régional. Cela représente, indique le Rapport du FM, la plus faible performance en plus de vingt ans ».
À la cérémonie d'ouverture, le gouverneur de la BCRG, Dr Louceny Nabé, a expliqué que l'Afrique subsaharienne est confrontée à des sérieux obstacles que sont « l'insécurité récurrente, l'incidence de la sécheresse, les conflits, etc ». Face à cette situation alarmante, il appelle les États de cette région de l'Afrique à promouvoir une « politique monétaire prudente ». Faute de quoi, estime-t-il, la détérioration de la croissance ne fera que s'accentuer.
Pour sa part, José Suleman, le représentant du FMI en Guinée a rappelé que chaque année son institution présente 2 rapports. Selon lui, l'autre obstacle de la croissance africaine, c'est « l'environnement sécuritaire ». Avant de noter que cette région de l'Afrique connaît un déficit budgétaire important, une accumulation de la dette et une dépréciation des monnaies nationales face aux devises étrangères.
Après 15 ans de croissance, ces facteurs ont amené le ralentissement généralisé de la croissance en Afrique subsaharienne et un ajustement structurel sévère. Le chef de cabinet du ministère de l'Économie & Finances, le Dr Condé a déploré pour sa part, la réduction des investissements privés et la baisse des prix des principales denrées d'exportation à savoir l'or, le diamant et le fer au niveau du marché international.
À la clôture de la cérémonie de présentation, le gouverneur de la BCRG a indiqué, au regard de tous les obstacles auxquels l'Afrique subsaharienne est confrontée, qu'il faut trouver un « équilibre entre l'accumulation de la dette et les investissements ». Il faut aussi, explique-t-il, investir dans l'éducation et la formation.
En conclusion, le Dr Louceny Nabé appelle à veiller à l'endettement, à améliorer la croissance et à choisir les domaines d'investissements pour avoir plus d'impacts.
Lejourguinee
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
Moi je me demande comment les intellectuels Africains de Guinée sont faits. Ils s’évertuent à montrer d'autres facteurs qui retardent et même empêchent la croissance économique de leur pays en omettant sciemment les véritables verrous qui ont clochardisé la majorité du peuple. Cette majorité qui dans les conditions normales devrait produire la richesse et booster la croissance.
Nul n'a besoin d'être économiste pour comprendre que c'est en mettant le peuple au travail qu'on parvient à la croissance. C'est une question d'organisation et de méthode. Il suffit d'accepter de mettre les meilleurs devant et de contrôler la gestion à tous les niveaux, tout irait comme sur des roulettes. Mais, en Guinée où il n'y a pas de sécheresse et de conflit, on refuse pour le moment d'appliquer les principes dans leur simplicité.
S'il faut investir dans l'éducation et la formation, qu'attend-il pour le faire, ce perroquet ?








