Crise à la CENI : vers la mise en place d'un comité de trésorerie

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altLes 18 commissaires de la CENI signataires de la pétition contre Bakary Fofana sont en train de mettre un comité de trésorerie en place pour contrôler la gestion de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Au moment où nous nous mettions sous presse, ces commissaires étaient en réunion pour finaliser les textes sur ce comité.


Selon Jacques Gbonimy, commissaire à la CENI que nous avions eu au téléphone, Bakary Fofana serait contraint d'accepter ce comité sinon dit-il, ils demanderont son départ. « Je suis pour la mise en place de ce comité de trésorerie. Mais s'il continue à s'opposer, on demande son départ parce qu'il ne peut pas désobéir la majorité », nous a-t-il confié.


Il faut rappeler que ces commissaires frondeurs accusent Bakary Fofana d'entretenir une gestion opaque des ressources financières de l'institution. «Depuis qu'on est à la CENI, il gère comme il veut. C'est lui qui sait s'il y a l'argent ou pas. Mais ces derniers temps, on voit que la CENI est en train d'aller à la dérive. Nous sommes au 5ème mois, les démembrements ne sont pas payés. On voit que l'État ne veut plus envoyer de l'argent. On nous dit que tant que Bakary est là, tant qu'il n'y a pas  de clarté dans la gestion, on ne peut pas financer la CENI. Donc nous pensons que maintenant, nous devons être informés sur la trésorerie de la CENI. C'est pourquoi on a tenu à mettre en place un comité de gestion parce qu'on n'est pas informés », déclare Jacques Gbonimy.


Pour ce commissaire, « le comité aura pour attribution, de nous informer régulièrement sur la gestion des fonds mis à la disposition de la CENI ». Par ailleurs, il faut signaler que Bakary Fofana a, dans une sortie médiatique, réfuté ces accusations. Selon lui, il n'est pas question de quitter sa fonction sans avoir violé une loi. « Ça c'est un dit. Ce qui est retenu par la majorité doit être appliqué parce que ce n'est pas lui la loi. Ce ne sont pas nous qui sommes les frondeurs, mais c'est plutôt lui. C'est lui qui s'oppose à la loi, qui s'oppose au principe, c'est celui-là qui est le frondeur » répond Jacques Gbonimy.


Amadou Sadjo Diallo

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+2 #3 Oury Diallo 28-06-2017 11:48

Quand en Guinée,ceux qui s'occupent de nos affaires se cassent la gueule entre eux,sous prétexte qu'ils le font pour la transparence et nos intérêts, je ne sais pas si je dois en rire ou éclater de colère.
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+2 #2 Gandhi 26-06-2017 08:33

Eh oui, comme le dit AOT son crime n'est ni de voler les élections, ni de voler l'argent, mais de ne pas le partager avec ses camarades.
Il faudrait tous les enfermer... car ils sont complices du désastre guinéen.
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0 #1 AOT Diallo 24-06-2017 19:47

Son crime n'est pas de voler l'argent des contribuables : c'est de ne pas ensuite le partager équitablement avec les 19 autres commissaires.
Mon Dieu que ça doit être dur de subir tous les jours autant de foutaises droit dans la tronche - je pense que je n'y survivrais pas plus de 6 mois...
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