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« Il ne faut pas rentrer dans le jeu de ceux qui essayent d'effrayer »
Richard Tamone Lundi, 12 Juin 2017 10:04
Dans cette interview accordée à notre reporter, le député uninominal de Gaoual, Ousmane Diallo, minimise les menaces proférées par l'un des terroristes les plus recherchés par les grandes puissances, contre la Guinée. Car pour ce prédicateur de l'islam Iyad Ag Ghali, la Guinée figure parmi les 11 pays qui seraient les ennemis de l'islam.
L'indépendant : vous êtes de la commission défense et sécurité de l'Assemblée nationale. Peut-on savoir si vous êtes au courant que la République de Guinée fait partie des 11 pays menacés d'être frappé par le prédicateur Iyad Ag Ghali ?
Ousmane Gaoual Diallo : non, il ne faut pas rentrer dans le jeu de ceux qui essayent d'effrayer pour justifier des sales besognes qu'ils peuvent entreprendre dans notre pays. L'insécurité des Guinéens, c'est ce que nous vivons quotidiennement. C'est la déplorable tragédie de la petite fille qui a été décapitée à Lambanyi. C'est ce nouveau phénomène de brûler vives les personnes accusées de petits vols le plus souvent de motos et violences sur les personnes. Ou encore la violence que subissent les populations guinéennes de l'intérieur. Voilà les préoccupations les Guinéens.
Pour vous le fait que la Guinée ait été citée par l'un des terroristes le plus recherché par les grandes puissances n'a aucun sens ?
Pour moi, la menace-là , ça n'a aucune importance. Je ne pense pas qu'il faille transposer des problèmes d'ailleurs dans notre territoire. La Guinée est un pays comme il est, singulier. On ne peut pas dire qu'il faut fermer les yeux mais je pense que la préoccupation majeure de la population, c'est l'insécurité qui est créée à l'intérieur par rapport aux personnes et leurs biens.
Pourtant, certains pays de la sous-région se dotent déjà des unités d'élites spéciales contre le terrorisme ?
Encore une fois, je ne pense pas que c'est notre préoccupation de parler comme les États-Unis, la France, l'Angleterre. Même dans une certaine mesure comme la Côte d'Ivoire, le terrorisme, ce n'est pas notre vocation. Notre vocation, c'est d'abord avoir une sécurité propre aux Guinéens, qui tient compte de nos préoccupations intérieures et qui sécurise les Guinéens. Si l'État Guinéen n'est même pas capable à travers ses institutions sécuritaire et judiciaire de rassurer la population guinéenne pour des petits problèmes, qui sont à l'intérieur de notre pays, est-ce qu'il faut se préoccuper des problèmes plus importants qui touchent la sous-région ?
Nous insistons parce qu'il y a certains pays qui ont été déjà frappés. Est-ce que vous en tant qu'élu du peuple, vous ne devriez pas attirer l'attention des décideurs. Afin de parer à ce genre de velléités ?
Oui le Burkina et le Mali ont leurs problèmes qui leur sont propres. La préoccupation des Guinéens à l'heure-là , c'est l'insécurité quotidienne que nous vivons et c'est cela que moi je traduis en tant qu'élu du peuple.
Iyad Ag Ghali a cité la Guinée parce que le pays contribue à la stabilité de la République du Mali ?
Moi, je ne suis pas au courant de cette situation, et cela ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse encore une fois, c'est d'être la voix des populations qui m'ont amené dans cette assemblée. Cette population-là , l'insécurité qui est créé autour d'elle, c'est la famine, le chômage, l'insécurité quotidienne des personnes et leurs biens. C'est cela qui est important.
Vous parlez de la sécurité intérieure. En tant qu'élu du peuple qu'est-ce que vous faites pour que la sécurité soit palpable au sein de la population ?
Nous dotons le pays de lois. Notre mission, c'est ça. Or, les lois sont-là . Elles ne font pas défaut.
Vous n'interpellez pas les autorités de la place ?
Vous êtes aussi de la société civile. Vous êtes journaliste. Chaque individu est une sentinelle de la démocratie. Il faut donc que vous puissiez agir en interpellant. Nous nous agissons en interpellant mais en faisant aussi des lois. Nous dotons le pays de lois mais nous déplorons son manque d'application.
Dans d'autres pays en pareille situation, on interpelle les gouvernants ?
Mais on interpelle. Tout le monde les interpelle. Vous les médias, nous en tant que députés, nous les interpellons quotidiennement. Mais est-ce que cela a changé quelque chose ? Je pense qu'aujourd'hui, les Guinéens ont suffisamment interpellé. Il faut changer les dirigeants. Le mieux est que cela se passe de façon la plus démocratique possible. Mais ils ont montré qu'ils ne sont pas à la hauteur de garantir la sécurité des biens et des personnes, de garantir une certaine qualité de vie aux Guinéens : de la prospérité, de l'emploi, de travail, de l'éducation et ça c'est quelque chose de déplorable. Il faut donc changer les dirigeants.
L'année dernière la commission défense et sécurité a entrepris une tournée au niveau de certaines garnissons du pays. Des recommandations ont été faites par la commission. Peut-on savoir si elles ont été suivies ?
Une mission va repartir au mois de Juillet pour vérifier d'abord le niveau de suivi de ces recommandations et de voir aussi sur le terrain l'adéquation entre les budgets qu'on a donné à l'Assemblée nationale pour la défense et l'utilisation sur le terrain de ces budgets-là . Donc il y a une mission qui va partir pour la réévaluation après le premier passage. Et aussi, c'est une mission qui va créer le dialogue avec les militaires.
Il ne faut pas qu'il y ait une méfiance entre l'institution militaire et les députés, même si ce sont les députés de l'opposition. Nous ne sommes pas antirépublicains. Nous ne partons pas pour incriminer. Nous allons pour faire des enquêtes pour aider à mieux améliorer leur secteur.
Le parlementaire n'est pas le juge, ce n'est pas l'avocat, ce n'est pas lui qui conduit à la prison, ce n'est pas lui qui fait des enquêtes. Maintenant, s'il y a des malversations et si ces malversations doivent conduire à la prison, ça, cela appartient à l'appareil judiciaire. C'est une autre institution qui gère ça.
Nous notre rôle, c'est d'aller sur le terrain, recueillir les informations de façon à ce qu'on soit le mieux outillé par rapport à l'utilisation du budget, par rapport aux perspectives. Et lorsqu'on va constater des écarts dans l'utilisation de cela, nous allons faire des recommandations pour aider à améliorer le système. Voilà , la mission qui va être celle de l’assemblée guinéenne.
Entretien réalisé par Richard Tamone
L'Indépendant, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
Medium, Voyant, Ésotérisme et prêtre vaudou (Trouvez la solution à tous vos Problèmes)
Webmaster, pardon joue ton rôle ici et filtre ce genre de garbage - pas les commentaires parfois contradictoires et fermes...
Koto, tu l'as bien dit "il y a un laisser faire par respect pour son age".
Donc La seule autre action possible est de l'insulter aussi de la même manière surtout a l’étranger, afin que ceux qui entendent cela cherchent ensuite pourquoi un peuple peut ainsi insulter son Président.
Bref, il récolte ce que son comportement dans son pays a semé et ça tout le monde doit le savoir afin qu'il le cesse.
- On devrait aussi rajouter quelques pas de "saut de cabri" pour faire encore plus fort...
Pour les pas de danse:Saut de Cabri.Les Rappeurs Guinéens vont s'en inspirer d'ici la fin de l'année pour accroître leur Pub et Revenu Financier à coeur joie.
Alpha Condé est un habitué des insultes envers les Guinéens.Il y a un laissé faire par respect à cause de son âge avancé.
Koto, tu l'as bien dit "il y a un laisser faire par respect pour son age".
Donc La seule autre action possible est de l'insulter aussi de la même manière surtout a l’étranger, afin que ceux qui entendent cela cherchent ensuite pourquoi un peuple peut ainsi insulter son Président.
Bref, il récolte ce que son comportement dans son pays a semé et ça tout le monde doit le savoir afin qu'il le cesse.
- On devrait aussi rajouter quelques pas de "saut de cabri" pour faire encore plus fort...








