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Affaire 500 millions de GNF : Kouyaté se défoule sur Dalein
Moussa Thiam Jeudi, 25 Mai 2017 11:06
Lansana Kouyaté est le président du PEDN, et ancien Premier ministre de Lansana Conté. Il s'est prêté récemment aux questions d'Espace FM dans l'émission les Grandes Gueules, où l'essentiel des préoccupations de nos confrères portait sur la fameuse subvention accordée au chef de file de l'opposition. Comment avez-vous appris ces drames de la route qui ont occasionné en 72 heures plus de 40 morts ?
C'est très choquant, et c'est très regrettable parce que cela c'est la conjonction de plusieurs faiblesses liées à l'état de nos routes, à la vétusté de nos moyens de transport, liées au laxisme de contrôle de la part de la sécurité routière, liées à l'indiscipline des chauffeurs, en un mot par l'absence d'État quant il faut ordonner la circulation dans le pays. Ainsi mes condoléances aux familles éplorées.
Que pensez-vous du budget du chef de file de l'opposition ?
Je connais le cas malien, béninois, ivoirien et canadien, ça veut dire que comparaison n'est pas raison et je peux dire par exemple à titre indicatif y a bien sûr le chef de file de l'opposition dans ces pays mais leurs salaires minimums dépassent de loin celui de la Guinée d'où au Bénin cela équivaut à 600.000 GNF, plus de 11 millions de GNF au Canada… Il faut prendre la situation du pays, ce qu'on a comme difficulté, comme misère, de la vie quotidienne des Guinéens, la difficulté de payer des salaires à certaines catégories telles que les enseignants, les bourses qui sont en retard. Tout cela devrait emmener à dicter un comportement de défense et ne pas dire simplement parce qu'on est ceci ou cela.
Est-ce qu'on ne saurait pas en train de donner raison à tous ceux qui pensent que la démocratie est en difficulté dans les pays francophones qui ont cette institution-là ?
C'est plus que le déficit de démocratie, c'est la corruption installée en système. L'opposant doit souffrir. Pendant le premier et le deuxième régime, est-ce qu'il y avait un chef de file de l'opposition ou est-ce que l'opposant touchait quelque chose, pourtant les assemblées nationales existaient, et le Pr Alpha Condé lui-même était député qui n'a pas siégé (je ne lui reproche pas).
Si je vous comprends bien ce n'est pas la loi en tant que telle qui vous fâche mais le montant de la subvention accordée au chef de file de l'opposition qui vous contrarie. Est-ce vrai ?
Je porterais une nuance plutôt qu'étant donné la loi des finances 2017 n'a pas prévu le paiement d'un quelconque montant au chef de file de l'opposition, on ne devrait pas laisser le chef de file de l'opposition et le président discuter comme cela pour fixer un montant. Deuxièmement la loi sur le chef de file de l'opposition qui a été adoptée n'a pas indiqué un montant. Cette loi dit qu'une résolution devra être votée par l'assemblée pour déterminer les privilèges qu'il doit bénéficier. Donc ce dispositif n'a pas été respecté, donc l'acte est illégal en cela, ajouter à cela maintenant le montant qui fait à peu près 400 et quelque millions de GNF. On lui reconnaît le statut du chef de file de l'opposition parce qu'il a plus de députés à l'Assemblée parmi les opposants mais il y a des honneurs… cet honneur-là vaut mieux que les 46 000€ qu'il va toucher par mois.
Il se dit que si le PEDN a de telles réactions, c'est parce que Cellou a été dans vos fiefs, il a été triomphalement accueilli et vous a arraché certains de vos militants politiques, du coût vous êtes très mécontent du côté du PEDN ?
Pas du tout, alors là laissez moi rire, vous savez foule ne veut pas dire militants. Vous savez ça trompe beaucoup d'hommes politiques, quand ils viennent que les gens sortent massivement, ils pensent que tout est acquis, cela n'est pas seulement valable pour les pays d'Afrique, c'est le même cas en Europe telle que la dernière élection en France, de Macron à Mélenchon, Marine le Pen ou Hamon, tous ceux-ci avaient un bain de foule, à chaque fois qu'ils sortaient. Ça ne signifie absolument rien.
Vous semblez avoir une grande confiance par rapport à la vitalité de votre parti. Alors comment se porte-t-il le PEDN ?
La question c'est d'être en symbiose avec ses militants, les missions qui sont à mener à l'intérieur du pays par le bureau exécutif national, la mobilisation et l'installation des fédérations, des sections et sous sections me donnent entièrement la certitude qu'on reçoit beaucoup plus de militants.
Concernant les accords du 12 Octobre, il y a un ensemble d'éléments sur l'application de cet accord, l'opposition menace de redescendre dans la rue si rien n'est fait par rapport à cela. Quelle est vous votre position ?
Le PEDN a indiqué dès l'entame que nous participons à ces négociations à condition qu'on amène plus de sujets nouveaux, nous avons demandé que tous les accords qui ont été signés et qui n'ont pas été appliqués, qu'on nous dise quand et comment on va les appliquer. Malheureusement cela a été biaisé, c'est qui a fait que nous n'avons pas signé tout comme l'UFR. La CENI est en total dénuement, y a aucun calendrier sur les communales à venir.
Quelle lecture faites-vous de la difficile cohabitation entre l'UFDG et l'UFR ? Le contraste qu'il y a entre nos richesses minières et le niveau de vie de nos populations ?
Premièrement concernant ce litige, je crois que celui qui peut procéder au rapprochement c'est le président de la République, puisque tous les 2 sont de la galaxie présidentielle. L'un est haut représentant et l'autre est un opposant coopérant ou collaborateur.
Deuxième question, je dirai que c'est une mauvaise politique minière qui est menée dans notre pays. La bauxite par exemple, c'est des ressources épuisables car la France, les USA ont épuisé les leur pourquoi pas la Guinée, et les autres pays qui exploitent la bauxite. Prendre la matière première au lieu de la travailler, la transformer en place, c'est d'abord la première faute qui n'appartient pas qu'à ce régime, c'est depuis le premier régime, je dis que la politique minière doit être revue entièrement, qu'on mette des usines de transformation en place parce que cette bauxite a des produits dérivés qui coûtent autant chers dans le monde plus que la matière brute.
NB : il faut rappeler que Lansana Kouyaté était un allié de Alpha Condé pendant le deuxième tour de l'élection présidentielle de 2010, mais depuis il a pris ses distances, et vit hors de la Guinée.
Une synthèse de Moussa Thiam
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
-5
#1
25-05-2017 21:35
''Pas du tout, alors là laissez moi rire, vous savez foule ne veut pas dire militants"
C'est que comparaison n'est pas raison, mais soit honnetes avec soit. Cellou est de loin le leader politique le plus populaire en Guinee. Apres Alpha Conde, il ya pas comparaison. Le PEDN n'est que l'ombre de lui meme. Kouyate le sait tres bien, car en Haute Guinee par exemple le RPG regne en maître pres qu'absolu, au Fouta l'UFDG est le la formation politieu qui pese. Le reste de la Guinee chacun prend un peu, apres le RPG qui est pouvoir. Donc cessons de raconteur du n'importe quoi Mr Kouyate.
C'est que comparaison n'est pas raison, mais soit honnetes avec soit. Cellou est de loin le leader politique le plus populaire en Guinee. Apres Alpha Conde, il ya pas comparaison. Le PEDN n'est que l'ombre de lui meme. Kouyate le sait tres bien, car en Haute Guinee par exemple le RPG regne en maître pres qu'absolu, au Fouta l'UFDG est le la formation politieu qui pese. Le reste de la Guinee chacun prend un peu, apres le RPG qui est pouvoir. Donc cessons de raconteur du n'importe quoi Mr Kouyate.








