Imprimer

Affaire 500 millions, tournée et rupture avec le pouvoir : Cellou Dalein se défend du drame de Dubréka

Alpha Amadou Diallo  Vendredi, 19 Mai 2017 21:37

Facebook

 

cellou ddD'abord, il faut savoir que la circulation sur la voie publique provoque évidemment des accidents ; les causes peuvent être de trois ordres, l'état de la chaussée, la qualité du matériel et la capacité de conducteur. Alors, c'est sous l'effet conjugué des faiblesses dans les trois secteurs. Il y a une prolifération des accidents de circulation. Vous connaissez aujourd'hui l'état des réseaux routiers. Il y a l'indiscipline, le non-respect de règles des codes de conduite, mais il y a aussi l'état du matériel, il n'y a pas de contrôle technique.


Vous savez le pauvre citoyen, ne sait pas lorsqu'il monte dans un avion, dans une voiture ou dans un train si le matériel de transport répond à toutes les normes de sécurité, ça c'est le rôle de l'État. L'État doit s'assurer que ceux qui sont habilités à offrir le service de transport : qu'il soit aérien, ferroviaire ou routier que toutes les conditions de sécurité sont remplies. Il n'y a pas de risque zéro, on ne peut pas éviter l'accident mais on peut minimiser ces risques.


Lorsque l'État joue bien son rôle en s'assurant que le matériel est en état de faire le transport public des voyageurs, en s'assurant que les conducteurs ont la capacité technique de conduire ce matériel et en veillant à ce que la voie publique soit dans un état de nature à supporter le trafic sans beaucoup de risques. Or aujourd'hui, Vous savez, il y a des permis de complaisance qui sont délivrés. Il y a la corruption sur la voie publique, les policiers, les gendarmes qui sont chargés d'assurer la discipline dans ce secteur-là ne le font pas. Ils sont là, ils cherchent la dépense et il n'y a pas de contrôle technique des véhicules non plus.


Qu'auriez-vous fait M. Dalein Diallo si c'est vous qui teniez le levier du commandement dans ce pays. Après 30 morts est-ce que vous auriez comme pensent certains l'ont pensé, certains observateurs décréter ne serait-ce qu'un jour de deuil national, histoire de marquer les esprits ?

C'est un accident tragique, lorsque 30 ou plus de trente personnes sont arrachées à l'affection de leurs familles, c'est une calamité pour le pays, je pense que ç'aurait été tout à fait normal que le gouvernement décrète une journée de deuil nationale pour marquer sa solidarité avec les proches de ces victimes. Mais aussi avec le peuple de Guinée. C'est une grande perte pour notre pays.


Du point de vue de mesure urgent à prendre, qu'est ce qui peut être fait parce que dès après ce drame de Yorokoguiya, il y a eu encore cinq morts à Dubréka ? Qu'est-ce qu'il faut faire parce que quand même la route continue de tuer ?

Cet accident interpelle le gouvernement. Un gouvernement doit agir, prévenir. Aujourd'hui, je vous ai dit, il y a 4 causes essentielles de ces accidents : l'état de la chaussée, la capacité du conducteur, l'état du matériel et la discipline. Ceux qui sont chargés de respecter la discipline c'est-à-dire que : la police routière, la gendarmerie qui devraient veiller à ce que les charges soient dans les normes, éviter les surcharges, à ce que les passagers soient dans les véhicules et non sur le toit.

Il y a toute une série de mesures qui peut limiter les accidents ou en tout cas limiter les dégâts en cas d'accident. Mais il n'y a aucune discipline ; le réseau routier dans l'état que vous connaissez, le matériel ne fait l'objet d'aucun contrôle. Les gens sont sur la route justement pour arnaquer et s'enrichir. Il faut que ce déficit d'État parce que tout ça c'est le rôle de l'État de veiller à la qualité du matériel et de discipliner les conducteurs. Mais il y a rien de tout ça qui est fait.


Sur l'accident lui-même on était autour de 16 à 18 morts, au cours des 24 heures on est arrivé à 30 morts. Ce qui dénote à mon avis d'un problème au niveau des urgences, au niveau des services de traumatologie du CHU d'Ignace Deen. Le président qui s'est déplacé du côté d'Ignace Deen a demandé la liste de ce dont on aurait besoin, vous à la place d'Alpha Condé qu'auriez-vous fait ?

Écoutez, lorsque le principal hôpital du pays en cas d'accident il faut s'adresser à l'OMS pour les premiers soins, mais c'est grave, c'est qu'il y a un déficit quelque part et qui relève de la responsabilité de l'État. Il ne faut pas attendre qu'il y ait un accident pour dire qu'il faut aller quémander les matériels nécessaires au traitement des urgences. On doit prévenir ça, ça doit être à disposition pour que les accidentés lorsqu'ils arrivent, ils soient tout de suite prises en charge.

Qu'est-ce que j'aurais fait ? J'aurais pris des dispositions pour qu'il y ait ces matériels, qu'il y ait les personnels qui soient motivés, organisés pour qu'il y ait de la rigueur dans la gestion des matériels. Mais les matériels doivent être là pour répondre au besoin de la population en cas d'accident.


On n'a entendu récemment le porte-parole du PEDN qui affirmait sur les antennes d'Hadafo médias que vous, le chef de file de l'opposition prendrait par mois 500 millions de GNF, qu'est-ce que vous répondez à cette question ?

Vous savez il faut situer les choses dans leur contexte. Je viens de la Haute Guinée et de la Forêt où mon voyage a été un succès. J'ai pu montrer que l'UFDG était suffisamment présent dans ces régions, ça gène beaucoup de leaders parce que certains considèrent que c'est dans leurs fiefs que je suis allé faire la fête. Bon cette histoire de 500 millions, on veut l'utiliser pour faire une compagne de calomnie contre le président de l'UFDG.

En décembre 2014, le gouvernement a introduit un projet de loi visant à créer un statut de chef de file de l'opposition. Cette loi a été adopté à l'unanimité, tous les députés non-inscrits : UFR, UFDG, RPG, tout le monde a voté.


Est-ce que vous avez été consulté avant l'introduction du projet ?

Non je n'ai pas été consulté, ça ne vise pas une personne, ça vise le parti qui a le grand nombre de sièges à l'assemblée. Je dis que ça existait déjà au Bénin, au Niger, au Burkina et dans d'autres pays y compris au Canada, vous comprenez ?

Donc M. Alpha Condé a décidé de créer un statut de chef de file de l'opposition. Je ne sais pas quelles sont ses motivations, disons c'est pour l'image du pays. La loi est venue, tout le monde a dit oui, c'est très bien. 

Je crois que la loi s'est inspirée des lois qui existent dans les pays africains, donc la loi a été adoptée. Et il est prévu que le chef de file bénéficie au rang protocolaire, il prendra place immédiatement après les présidents des institutions, et que les avantages lui seront accordés pour qu'il puisse s'installer dignement et exercer cette fonction au sein de la république. Cette loi a été adoptée et tout récemment après ça été bloquée pour les avantages. Sinon on devait les octroyer depuis 2015 puisque la loi a été adoptée depuis 2014.

2015 est passée, 2016, en 2017 au moment de l'élaboration de la loi des finances. Ils ont prévu de concéder enfin ces avantages. J'ai écouté M. Damaro, il a dit « pourquoi vous n'avez pas fait depuis 2015 ? » Parce que Cellou Dalein ne reconnaissait pas le président, on applique la loi, lorsqu'on reconnaît le président. Bon ! Ça ce n'est pas grave, mais c'est une loi qui existe ailleurs. Alors au début de l'année au mois de Février, j'ai reçu une lettre du ministre du Budget me disant qu'un montant de 5 milliards de GNF a été inscrit dans la loi des finances en faveur du chef de file de l'opposition. Plus tard je reçois un arrêté qui met en place la subvention. Et qui dit qu'un compte est créé, un compte public dans la série des comptes trésor où l'argent doit être versé.

On m'a demandé de fournir la liste de ceux qui seraient habilités de manipuler le compte. Je n'ai pas encore répondu, j'ai le carton avec moi mais j'ai reçu l'arrêté qui dit que le compte est ouvert. Je n'ai pas encore rendu les cartons qui doivent désigner les personnes qui devaient mouvementer le compte.


Vous allez le faire ?

Oui, écoutez, c'est devenu la loi. Je prends mes primes de député, c'est l'argent public, c'est adopté par l'assemblée nationale que chaque député doit avoir une prime et avoir des primes de sessions, tous les députés les prennent. Au Mali, on le prend, au Burkina-Faso, je suis en contact avec mes amis de chef de file de l'opposition. Je vous dis qu'au Mali, Ismaila Cissé depuis que ça a commencé, il reçoit chaque année 7 milliards 500 millions de GNF par an, équivalent à 500 millions de FCFA.


Il n'y a pas eu de courriers qui disent que vous avez demandez la mise à disposition ?

Non, j'ai accepté, j'ai accusé réception et j'ai remercié. Et j'ai indiqué mes comptes et le compte du parti.


La demande de mise à disposition, l'avez-vous faite ou pas ?

Non, je n'ai pas fait une demande spécifique. Parlons de problèmes de fond, ne rentrons pas dans des détails. Ce n'est pas parce que j'ai peur des détails. Il y a une chose, l'assemblée a pris une résolution pour définir les avantages du chef de file. On m'a dit que c'est disponible, moi j'accepte le principe, je n'ai pas dit non que je ne veux pas, il faut être clair. C'est tous les chefs de file de l'opposition en Afrique. On a à peu près les mêmes avantages, j'en ai moins que les autres, je n'ai pas rejeté, j'ai reçu la lettre, j'ai accepté et je suis dans la logique d'accepter cet argent comme on l'a mis en place.


Les soucis, ce sont ceux qui ont parlé avant vous sur ce sujet-là, qui ont dit justement que vous avez renoncé à ce montant ou que vous ne l'avez jamais demandé. Alors il y a un souci là.

Attendez, je clarifie, je n'ai jamais dit que je renonce à ce montant, j'ai des soucis sur l'application de l'accord par exemple : il y a des indemnisations mais ça c'est personnel, le débat est à l'intérieur de l'UFDG, parce qu'il y a eu deux conseils politiques qui ont discuté. Quelle attitude adopter ? Mais jusque-là, je n'ai pas rejeté pour dire que je ne suis pas d'accord d'être chef de file ou que je ne suis pas d'accord avec les avantages attachés à cette fonction ; je n'ai pas dit ça !

Maintenant comment utilisez cet argent ? Est-ce qu'il faut l'utiliser tout de suite ? Ou est-ce qu'il faut attendre qu'une partie au moins de décisions de l'accord politique soit adopté, notamment l'indemnisation des victimes, mais ça c'est le débat interne. Est-ce que c'est décent actuellement que j'utilise cet argent lorsque les victimes qui se sont battues pour qu'on ait 35 députés ne sont pas indemnisées. Il y a aucun sou qui est dépensé. J'ai dit d'accord amener l'argent, je n'ai encore même pas déposé les cartons permettant de désigner les personnes qui doivent signer sur le compte. Vous comprenez, il y a un débat interne que je ne devais pas exposer ici, au niveau du conseillé politique, est-ce c'est décent d'utiliser pour les besoins du parti ou de l'opposition ce montant avant que les victimes de violences qui ont perdu des proches ne soient indemnisées conformément à l'accord, ça c'est interne.


Parlons de votre tournée à l'intérieur du pays, je pense qu'on n'est pas en période de campagne, qu'est-ce qui a motivé cette tournée notamment vous étiez allé en Guinée Forestière et en Haute Guinée ?

Oui, j'avais un triple objectif dans cette tournée ; la première, c'est de remercier les Guinéens qui avaient voté pour moi en 2015. Ils étaient nombreux, notamment en Forêt même si leurs votes avaient été détournés ou annulés. Il était de mon devoir de passer là pour les remercier ; ça c'était le premier objectif ; le second, c'était de prendre contact avec la population à la base pour savoir quelle était leur frustration, quelles étaient leurs attentes, quels étaient leurs espoirs, pour que je puisse intégrer ça dans l'actualisation de mon projet de société mais aussi pour peut-être pour mieux communiquer, parce qu'on ne connaît jamais assez les réalités du pays. Il y a des échanges comme ce que j'ai eu avec beaucoup de catégories socioprofessionnelles ; des menuisiers, des bouchers, des éleveurs, des tapissiers, des gargotières, des commerçantes, des transporteurs, des imams, des autorités traditionnelles ou religieuses, partout dans les régions mêmes les préfets et gouverneurs. Et on a échangé et j'ai eu vraiment beaucoup d'informations, que je n'aurais pas sur la base d'une logique que j'aurais développée ici.


Ça a suscité des problèmes par endroit parce que nous apprenons qu'il y a eu des chefs de quartiers qui ont été limogés ?

Oui, je peux vous donner les arrêtés, les décisions des préfets qui ont révoqué les chefs de quartiers qui m'ont accueilli dans leurs quartiers. A Macenta, deux chefs de quartiers et districts ont été révoqués et remplacés. Cette tournée fut vraiment intéressante pour moi, d'abord d'échanger avec des gens et puis ça m'a permis de constater le dénouement, les frustrations l'absence des perspectives et parfois même d'espoir. J'ai rencontré des étudiants, des jeunes non diplômés, jeunes diplômés. J'ai rencontré tout le monde. J'ai vu dans quel point les gens sont frustrés par manque de perspectives, ça c'est dangereux.


Même dans le fief du président ?

Surtout là ! Surtout là ! J'ai été dans des sous-préfectures éloignées. A mandiana, j'ai été à Baladougouba, à Dialakoro, à Tignérant, à Koundian, j'ai été accueilli partout, j'ai discuté avec tout le monde mais c'est la grande déception. On m'a posé la question, pourquoi vous n'avez pas fait plutôt? Je leur ai dit que c'est maintenant qu'il y a plus de lucidité, parce qu'il vous souviendrait qu'après le premier tour. La campagne qui a été menée contre celui qui était encore le challenger d'Alpha Condé en 2010, on n'a intoxiqué cette population ; on leur a dit non Cellou n'aime pas la Haute Guinée, si c'est lui au pouvoir la Haute Guinée n'aura rien dans le partage. Qu'il n'aime pas le malinké, cette campagne a été menée, parfois ça avait marché, certains avaient cru.

Mais aujourd'hui c'est le désenchantement, les gens sont plus lucides. J'ai eu beaucoup de discussions avec des personnalités, elles sont déçues, elles sont frustrées, et le débat a été vraiment franc et j'ai compris que ce n'était plus la réalité. J'étais fier parce que c'est alors que j'étais ministre des Travaux Publics, qu'on a réalisé la route Kouroussa Kankan et le pont sur le Niger, un pont de 370 mètres, ensuite j'ai fait la promotion des projets : Kankan-kourémalé 217 km avec les plus grands ouvrages, au niveau du pont sur le Djélibakoro, sur le Bafing à Siguiri.


Vous avez annoncé une manifestation de rue si rien n'est obtenu des négociations et des consultations qui ont été entreprises jusque-là. On va reprendre les propos de Sidya Touré « manifester contre qui ? ». Il parlait notamment d'un code électoral qui a été voté à la fois par la mouvance et l'UFDG en grande partie. Ce code électoral est aujourd'hui entre les mains de la Cour constitutionnelle et il est en train d'être évalué. Alors on a envie de reprendre cette question. Qu'espère t-on au bout d'une manifestation dans ce contexte où le code électoral qui va organiser le processus électoral lui-même est encore sujet de discussion ?

Très bien, d'abord nous avons un accord politique qui comporte plusieurs décisions qui ne sont pas appliquées à ce jour, il est important de le rappeler, ledit fichier électoral, le dossier d'appel d'offres devrait être lancé au mois de novembre, c'est ce que l'accord dit. L'organisation des élections locales au mois de février, l'adoption du code électoral amandé intégrant les décisions qui devait avoir lieu à la session budgétaire, n'a pas eu lieu à cette session. Il y avait l'indemnisation des victimes de violences lors de nos manifestations pacifiques.

Les enquêtes pour identifier ces auteurs de ces crimes parce qu'il faut qu'on arrête quand même l'impunité dans ce pays. Vous savez, il n'y a même pas une sanction administrative à l'endroit des policiers, gendarmes chargés d'assurer la sécurité, alors qu'on a enregistré plus de 80 morts, ça ce n'est pas normal. Dans un pays comme le Niger, un étudiant est mort, mais tout le monde a bougé pour qu'il y ait des enquêtes, ici on a enterré 15 personnes, jamais aucune sanction administrative n'a été adressé à un policier, aucune enquête n'a été menée. Il faut que ça cesse, depuis 2013 nous sommes en train d'adopter la même décision. Enquête, indemnisation jamais il n'y a eu quelque chose.

Nous avons un accès équitable des partis politiques aux médias publics, la neutralité de l'administration. L'administration de Macenta vient de prouver qu'elle n'est pas là parce que j'ai été reçu dans un quartier, le chef de quartier était démis de ses fonctions, un comité de salut public a été mis en place. Ce n'est pas normal, toutes ces décisions, la Haute Cour de Justice est où ? Aujourd'hui, on ne peut pas sanctionner un ministre. Avec tous les détournements et corruption qui prévalent dans le pays qu'on a dénoncé ici aujourd'hui, que vous contribuez à dénoncer, il n'y a aucune sanction, est-ce qu'on va continuer comme ça.

Écoutez qu'est-ce qu'on fait lorsqu'on a le malheur d'avoir un État qui n'a aucun sens du respect de la parole donnée, lorsqu'on ne respecte pas la loi, on ne respecte pas la constitution parce que c'est la constitution qui dit qu'on doit organiser des élections à bonne date, les élections locales qui devaient être organisées depuis 2012 tout au moyen 2011, jusqu'à présent, tous les pays à Coté y compris le Mali dont une partie du territoire échappe au contrôle de l'administration centrale ont organisé les élections. La Côte d'Ivoire et le Sénégal s'apprêtent à organiser pour la deuxième fois les élections locales. Écoutez, on cherche des solutions.

La rue c'est vraiment le dernier recours. Mais il faut qu'on manifeste, qu'on n'est pas content parce que le gouvernement ne respecte pas ses engagements. L'accord politique est un instrument de sortie de crise mais c'est dans la mesure où vous les respectez. La manifestation du 16 août a amené le gouvernement à ouvrir le dialogue, on n'avait réclamé le dialogue on n'a pas obtenu, a amené le président à s'engager, à veiller personnellement sur l'application des décisions de dialogue ; c'est resté lettre morte. Est-ce qu'on va laisser M. Alpha Condé et son gouvernement gérer le pays en violation flagrante des dispositions du code électoral ? Qu'est-ce qu'on fait ? Quelle est la solution ?

La manifestation est prévue, l'autorisation de la manifestation est un droit prévu par la constitution. Maintenant on a tout fait, on a fait appel aux sages, à la communauté internationale, on a signé un accord, aucun point de l'accord n'est respecté. Qu'est-ce qu'on fait ?


Une synthèse d'Alpha Amadou Diallo

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu 


AAA_logo_guineeactu_article

Facebook