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« Cette fois-ci, lorsque les manifestations vont commencer, on ne va plus s'arrêter »
Amadou Sadjo Diallo Dimanche, 14 Mai 2017 21:22
L'Union des forces du changement (UFC) a tenu sa traditionnelle assemblée générale hebdomadaire le samedi 6 Mai dernier à son siège situé à Taouyah, sous la présidence de son leader, Aboubacar Sylla. La crise qui a secoué la ville de Boké, les manifestations projetées par l'opposition, le dossier du 28 Septembre, l'indemnisation des victimes des manifestations politiques, ont été les différents sujets épluchés par le président de l'UFC, lors de cette rencontre.
L'Union des forces du changement a accueilli une vingtaine d'adhérents le samedi dernier, lors de son assemblée générale. Après la présentation de ces nouveaux venus, le président du parti a exprimé la position de sa formation sur les sujets brûlants de l'actualité.
D'entrée, Aboubacar Sylla n'est pas allé de main morte pour défendre les populations de Boké, une ville qui était en proie à des manifestations la semaine dernière. Selon lui, il n'y a aucune rentabilité des sociétés minières qui germent dans cette Cité.
« En une année ces sociétés ont atteint déjà la production que la CBG a mis 40 ans à atteindre. Parce que ce sont des sociétés qui n'ont rien investi. Il n'y a pas de cité d'habitation, il n'y a pas de chemin de fer là -bas. On exploite la bauxite, il n'y a pas de retombées, il n'y a pas de création d'emploi pour les jeunes. On ne crée pas de routes pour contourner la ville pour transporter cette bauxite. On traverse la ville de Boké avec tout le mal être que cela implique pour la population. La population de Boké a raison de manifester », a-t-il indiqué, avant de fustiger l'habitude, dit-il du gouvernement à violer ses engagements.
« Malheureusement on est rentré dans un cycle de négociation. Vous savez que ce gouvernement sa spécialité, c'est de prendre des engagements et les violer », déplore l'opposant.
Parlant des manifestations prévues par l'opposition, Aboubacar Sylla souligne que l'opposition ne fera plus machine arrière.
« On doit rencontrer la communauté internationale présente à Conakry parce qu'on veut prendre tout le monde à témoin pour qu'ils sachent que l'opposition républicaine a tout fait pour que le gouvernement respecte la constitution, la loi, les accords qu'il signe et que c'est en désespoir de cause que nous allons donc être obligés de faire des manifestations. Et cette fois-ci, lorsque les manifestations vont commencer, on ne va plus s'arrêter et nous n'allons pas marcher que pour des élections seulement. Nous allons marcher pour toute cette misère noire que le guinéen vit », prévient-t-il.
Face à ses militants, l'ancien ministre de la Communication a aussi déploré le retard de l'indemnisation des victimes des manifestations politiques. Par ailleurs, le président de l'UFC s'est exprimé sur le dossier du 28 septembre. Selon lui, il y a du deux poids deux mesures. « Nous sommes dans un pays où il est impossible que justice soit rendue », regrette Aboubacar Sylla.
Amadou Sadjo Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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