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INIDH, 3ème mandat et El Hadj Sékhouna Soumah : les vérités d’Aliou Barry
Alpha Amadou Diallo Lundi, 01 Mai 2017 08:59
Mamadou Aliou Barry est un activiste des droits de l'homme. Dans un entretien accordé la semaine dernière à la radio Lynx FM, il revient sur la nécessité de la réforme de l'institution indépendante des droits humains (INIDH), la sortie médiatique de Elhadj Sékhouna Soumah, à l'occasion de sa visite à la coordination mandingue. Le président de l'Observatoire de la Démocratie et des Droits de l'Homme (ONDH), géopolitologue et spécialiste des questions de défense et de sécurité en Afrique, a également évoqué la question de l'extradition de Toumba Diakité et l'affaire d'un éventuel 3ème mandat.
Comment analysez-vous cette sortie d'Elhadj Sékhouna, le Kountigui de la Basse Côte ?
« Cette sortie ne m'étonne pas connaissant un peu le pays. Il faut se promener pendant des années en Guinée pour trouver une personne sage. C'est quand même extraordinaire, une personne qui se réclame d'une telle sagesse qui est d'un tel âge, qui fait une telle sortie, moi ce qui me surprend, c'est le silence des organisations des droits de l'homme. Je crois que ce monsieur a des problèmes, soit des problèmes mentaux ou encore je ne sais pas en tout cas. Il a des soucis de santé. Je crois qu'il doit consulter un médecin. Parce que quelqu'un qui se réclame d'une telle sagesse de représenter une région toute entière, faire une sortie de telle sorte, je pense que vraiment, c'est quand même extraordinaire. C'est en Guinée seulement qu'on peut voir ça ».
Est-ce qu'aussi, ce n'est la faute aux autorités ?
« Mais dans un pays où le citoyen ne croit pas à la justice où vous avez beaucoup des faits divers ou les citoyens eux-mêmes se rendent justice, quand un tel Monsieur sort et dit il faut que les gens se rendent justice, je présume un parti politique, c'est écrit dans la constitution, la liberté de manifester. Donc, s'il y a une manifestation, d'abord, il joue sur 2 tableaux. D'abord, il pousse les citoyens guinéens à se rendre justice. Il nage et baigne dans l'ethnocentrisme, c'est à dire, il considère que Conakry, c'est une ville de la Basse Guinée. Je pense que, jusqu'à preuve du contraire, et on m'a toujours appris à l'école que Conakry, c'est la capitale de la Guinée et la Guinée, c'est un pays, ce n'est pas la Basse Guinée. Donc Elhadj Sékhouna, à mon avis, doit être, je ne sais pas. Je ne peux pas expliquer autrement cette sortie ».
Quelle doit être la réaction des autorités par rapport à cette sortie, à votre avis ?
« Alors, le ministre de la Justice doit monter au créneau pour rappeler à l'ordre. C'est un citoyen avant tout, qu'il soit Kountigui ou je ne sais pas quoi ? Parce que dans ce pays, chacun est roi dans son fief. Le problème de la Guinée, c'est que tout est politique. C'est-à -dire chacun se lève le matin et se considère un acteur ou un leader politique. On a mélangé la sagesse, la tradition, la représentation régionale à la politique.Depuis que suis en Guinée, Elhadj Sékhouna navigue vers le courant politique au gré du vent, c'est-à -dire, il y a quelqu'un tant, il était pro Conté, il était un des fervents défenseurs du PUP. Il est parti à l'UFDG, il est venu au RPG. À mon avis, j'ai pitié même pour ses enfants ou ses petits enfants qui vont regarder ce Monsieur dans ses agissements. Je vois mal quel est le message de sagesse ou de l'éducation qu'il transmet à ses enfants. Ce Monsieur devait rester au niveau ou l'aîné de la coordination de son village, s'occuper des problèmes de son village au lieu de surgir comme ça dans l'arène politique avec une sortie catastrophique dans un pays fragile. Il devait participer à la cohésion sociale au lieu de s'embarquer dans des sorties qui vont plutôt fragiliser encore plus le tissu social ».
Certains pensent qu'il est temps de voir comment ces coordinations fonctionnent, comment elles s'organisent pour éviter le malheur à la Guinée. Est-ce c'est votre avis ?
« Là , vous soulevez un problème, celui de l'organisation de l'administration guinéenne et celui de l'organisation de l'État. Exemple, c'est comme exactement la Ligue Islamique, normalement on devait la supprimer. Dans la constitution guinéenne, c'est marqué, c'est un État laïc. Donc, ces coordinations devaient être dans un rôle social, dans un rôle uniquement de préservation de tradition, de préservation de la cohésion sociale dans leurs zones respectives. Mais aujourd'hui, les coordinations jouent un rôle politique imminent plus que même les partis politiques. Donc, il y a un mélange de genre mais tout ça là , c'est la faute de l'État qui n'a pas fixé les règles de création. Aujourd'hui si vous allez au ministère de l'Administration et du Territoire, le nombre de coordinations, le nombre d'associations régionales, le nombre d'associations villageoises. Et toutes ces associations font de la politique. On n'a pas balisé réellement le rôle de ces coordinations. Une coordination n'a pas à vocation à parler de politique. Elle est là pour promouvoir de la culture, la tradition, les coutumes de la région respective, mais aujourd'hui malheureusement, elle est dans un contexte d'ethnocentrisme, de fragilisation du pays. Je pense que le président de la République a aussi joué sur ce terrain-là . Quand il a dit il faut nommer un Premier ministre soussou. Quand il faut nommer des cadres, il faut aller demander où il y a l'appui. Tout le monde sait aujourd'hui en Guinée, certains font du forcing, quand il y a un remaniement et tout. Depuis Sékou Touré jusqu'à maintenant, on a donné un rôle à ces coordinations là qu'elles ne devaient pas avoir ».
Un mot sur cette recrudescence d'insécurité surtout le grand banditisme à l'intérieur du pays, on n'a vu à Télémélé ces grands bandits qui ont attaqué une boutique avec des armes que certains qualifient de très, très lourdes ?
« Quand j'entends ça, j'ai vraiment froid dans le dos, et puis j'ai mal au cœur, parce que c'est l'exemple même de l'échec de la réforme du secteur de sécurité. En Guinée, les gens ont peur de le dire aujourd'hui, après 6 ans de cette réforme, on s'aperçoit que c'est un échec total. Et là , je suis tout à fait en accord avec le président de la République quand il pose le problème à Paris sur les accords de coopération. Il faut laisser aux Africains ça. Je l'ai écrit dans mon livre en 1997 sur la prévention des conflits en Afrique de l'Ouest. Malheureusement, il n'est pas en adéquation entre sa parole et ses actes. Aujourd'hui cette réforme du secteur de sécurité a été portée par les États. Aujourd'hui, c'est un Canadien qui est à la présidence qui parle de réforme du secteur de sécurité. Qui ne connaît pas grand-chose sur les problèmes sécuritaires de la Guinée. On a aujourd'hui des gens comme le général Facinet Touré qui sont à l'origine de la création de l'armée guinéenne. On pouvait mettre une équipe autour du général Facinet Touré qui connaît bien le secteur avec des officiers guinéens qui sont bien formés et réfléchir sur le problème de la sécurité en Guinée. Mais qu'est-ce qu'on a fait ? On a pris l'argent des Nations Unies, la RSS, elle n'a fonctionné nulle part en Afrique. Ça je mets n'importe qui au défi, de me dire dans quel pays d'Afrique une réforme du secteur de sécurité a fonctionné ».
Et pourquoi ça ne marche pas ?
Parce que c'est des schémas inventés à New-York ou à Washington et puis on vient les calquer dans ce pays avec des experts étrangers qui ne connaissent rien. Le problème de la Guinée, c'est quoi ? C'est simple la réforme doit poser une question très simple. Une armée pour quel format ? Pour quelle finalité ? On a besoin de quel format de l'armée guinéenne et pour quelle finalité ? Ce qui se passe aujourd'hui à Télémélé, c'est l'exemple même de l'échec du système de sécurité en Guinée. Et on parle de politique de défense nationale. On envoie des experts pour réfléchir à la politique de défense nationale, mais le président dit non, il faut que l'Afrique coupe le cordon ombilical.
Deuxième exemple, Tony Blair qui était impliqué dans l'intervention en Libye, qui est venu s'expliquer devant le parlement anglais, ce Monsieur si la justice internationale fonctionnait il devait aller en prison. Mais qu'est-ce que ce Monsieur fait ? Il quitte le bureau du Premier ministre, il crée une ONG fantôme qu'on appelle : African Gouvernance Initiative (AGI). Il vient proposer à la Guinée avec l'accord du président des conseils sur la Gouvernance, mais quelle gouvernance il peut conseiller en Guinée ? Il y a des cadres valables dans ce pays. Donc si on dit, il faut couper le cordon ombilical, il faut commencer par les actes qu'on pose ici, je suis tout à fait d'accord avec le président je l'ai écrit depuis longtemps qu'il faut réviser les accords de coopération, qu'il faut supprimer les accords de défense avec l'ancienne puissance coloniale. Mais quand on regarde autour de la présidence, sur le plan de la santé tout le monde voit l'arrivée de Bernard Kouchner à Conakry. Kouchner n'est pas Guinéen. C'est facile de dire, on coupe le cordon, mais encore faut-il que lui-même, il mette en adéquation sa parole avec ses actes.
Les élections communales ?
Actuellement, je suis trop absent de la Guinée comme vous le constatez. Là , d'ailleurs je suis en mission en Guinée sur l'environnement et l'exploitation de la bauxite en même temps j'ai finalisé un ouvrage qui va sortir en cours d'année sur mon parcours personnel. C'est un livre qui sera dédié à la Jeunesse Africaine. De l'extérieur, quand on voit le jeu politique en Guinée, les gens se marrent. Depuis 2010, on essaye d'organiser des élections en Guinée, alors un coup chez WayMark, on n'est pas d'accord, un autre coup c'est le code électoral qui a disparu, c'est un jeu d'enfant où on ne se croirait pas franchement si ce n'était pas dans un pays comme la Guinée. On se dirait, c'est un film de science-fiction. Pour être plus sérieux, je pense que tous les acteurs politiques c'est-à -dire mouvance et opposition confondues, c'est ma lecture personnelle. Je pense qu'ils ne sont pas prêts pour les élections communales. Et je ne pense pas qu'il y aura des élections communales cette année en Guinée, pour des raisons très simples. Je m'explique : depuis en 2010, on part d'élection en élection. 2017, normalement les élections communales, si vous regardez le calendrier 2018, les élections législatives. Il y a une des élections où des candidatures indépendantes sont autorisées ; c'est les élections communales. Imaginez aujourd'hui, la Guinée est traversée par des courants, exactement comme ce qui se passe en France ou dans les autres pays. C'est le désenchantement, c'est-à -dire le citoyen n'a plus confiance, c'est la perte de vitesse des partis classiques. Aujourd'hui, en Guinée, quand vous discutez avec le citoyen, nombreux sont ceux qui disent qu'ils en ont marre de l'UFDG, du RPG. Alors dans cette élection, il est autorisé des candidatures indépendantes. Imaginez un citoyen indépendant qui a de l'envergure, qui a de la poigne, et qui se présente à Ratoma qu'il gagne la Commune de Ratoma. Ça c'est ma lecture hein ! Ni le RPG ni l'UFDG ne sont favorables à des candidatures indépendantes quand vous les interrogez. Je ne dis pas publiquement qu'ils vont vous le dire, mais ils n'ont aucun intérêt d'ailleurs.
Pourquoi ?
Mais imaginez si les indépendants propulsent à Ratoma ou à Matoto et que l'année prochaine, ils se présentent aux législatives et surtout en 2020. Et puis, c'est quelque chose de nouveau. Les gens disent il est indépendant, c'est quelqu'un de cohérent ainsi de suite. On assiste aujourd'hui comme tout ce qui se passe dans les autres pays à la mort des partis classiques, là les gens sont fatigués.
Le deuxième point : c'est des problèmes de ressources financières. Est-ce que la Guinée va passer son temps à organiser des communales. Donc cette année on ne fera rien. On va passer jusqu'en 2018, vous êtes à 2 ans de la présidentielle et si vous rajoutez à cela le président de la République qui est un politicien très fin, il a mis sur la table quelque chose qui préoccupe toute la population guinéenne et personne ne s'intéresse sur l'histoire du troisième mandat. Moi, je dis chapeau à Monsieur le président de la République parce que c'est vraiment un fin politique.
Selon vous à quoi peut-on s'attendre ?
Je comprends qu'en Guinée, les gens sont préoccupés par le quotidien. Les gens n'ont pas le temps pour la réflexion. Quand le président de la République dit à Singapour, en Malaisie, ailleurs il n'y a pas de limitation, mais est-ce qu'il a lu ces constitutions ? A Singapour, le président est élu pour 6 ans.
Deuxièmement, il a prêté serment sur une constitution. Je suis étonné du silence de la Cour constitutionnelle. C'est-à -dire que le président de la Cour constitutionnelle était là devant le président de la République où le président de la République a juré sur cette constitution de respecter l'esprit et la lettre. On n'entend pas la Cour constitutionnelle.
Récemment, M. Sall est sorti pour dire qu'il ne sera pas question qu'on tripatouille la constitution pendant son magistère.
Et c'est le troisième match sur lequel où tout en étant d'accord avec le président de la République pour dire coupons le cordon ombilical avec la métropole, tout étant d'accord sur ça, il y a un désaccord que j'ai avec lui où il n'y a pas d'adéquation entre sa parole et ses actes, c'est sur la constitution. Toutes les constitutions des pays d'Afrique francophone, c'est la copie conforme de la constitution française. Je pense ici me souvenir que vous aviez invité ici le sociologue Barry Bano qui avait dit que c'est une réunion des copains et des coquins qui ont rédigé une constitution.
Qu'est-ce que les gens ont fait au temps du CNT. Ils sont partis voir au Bénin, au Sénégal, en France mais tout ça, c'est une copie conforme pratiquement avec quelques petits aménagements de la constitution Française.
Dans un pays où on a le culte de la personnalité, le culte du chef où on sort de 26 ans de dictature de Sékou Touré, on fait une constitution où on donne tout le pouvoir au président de la République, et on s'étonne que le président de la République ne s'accroche pas. Même moi, si on me met à la tête de ce pays dans cette constitution, je vais demander 4 à 5 à 6 mandats parce que j'ai le pouvoir absolu.
Là , la contradiction du président, il fallait qu'il refuse cette constitution avant de prêter serment pour revenir dire, je préfère un troisième mandat. Mais à mon avis, c'est aussi ma lecture personnelle, il a fait ces sorties pour occuper les Guinéens, c'est-à -dire en ce temps les gens ne l'emmerdent pas. La deuxième chose que je veux dire, si le président souhaite s'engage dans cette voie, vous savez d'abord que le pays est fragile. Je peux vous dire que c'est fini pour la cohésion sociale, c'est une crise totale qui va s'installer en Guinée. Je pense qu'il doit s'inspirer même de ce qui s'est passé chez son ami Blaise Compaoré.
D'abord, il a le problème de l'âge. Ça c'est complètement physiologique. Si vous regardez aujourd'hui le président de la République, c'est normal moi-même à 73 ans à 80 ans, je ne serai pas comme je suis.
Le pouvoir use parce que les gens ne dorment pas. Regardez Obama depuis qu'il est sorti de la maison blanche, il est redevenu jeune, regardez Hollande depuis qu'il n'est plus candidat, il a bonne mine. Regardez le président aujourd'hui surtout depuis comme la Guinée où toute petite dispute lui remonte, même le divorce ou une petite dispute matrimoniale lui remonte, les problèmes du quartier lui sont remontés. Il ne dort pas, il voyage. Il a 82 ans. Il dit qu'en 2020, il aura peut-être 87 ans. Comment il peut imaginer physiquement ou physiologiquement de faire un troisième mandat ?
Parlons du dossier 28 Septembre, le président Alpha Condé a déclaré que certains sont accusés à tort dans le dossier du massacre du 28 Septembre. Qu'en dites-vous ?
Moi, c'est la déclaration que m'a beaucoup plus inquiété. Le dossier du 28 Septembre comme vous venez de le rappeler, l'Observatoire venait d'être créé. Le jour ou Benn Jawi allait au Camp Alpha Yaya pour auditionner Dadis, moi j'étais dans la voiture, d'ailleurs. C'est à son retour qu'il m'a dit, il faut quitter le pays. Moi quand on a tiré sur Dadis, j'étais à Ouaga. J'ai quitté la Guinée sur les conseils de Benn. Le dossier du 28 Septembre est un dossier complexe à mon avis et ça, ça n'engage que moi. Je pense que le ministre de la justice a une volonté réelle pour organiser ce procès.
Je ne pense pas que la Guinée peut organiser ce procès. D'abord pour des raisons de matériels. On ne peut organiser ce procès, c'est un procès lourd. C'est un procès de crimes contre l'humanité. Vous avez vu le procès sur Hissein Habré (ancien président tchadien), il a fallu des mois, des années pour préparer le Sénégal. Et on a fait des cours africaines extraordinaires. Moi, j'ai toujours plaidé depuis l'époque de la commission internationale, j'ai toujours plaidé pour un tribunal spécial pour ce procès. Donc avec un mélange des juges guinéens et des juges africains, à la limite, c'est délocaliser de Conakry.
Je pense que ce procès ne doit pas se tenir à Conakry. Ça doit être à l'intérieur du pays mais avec les aménagements qu'il faut construire. Ce qui est inquiétant, c'est pour la stabilité du pays. Ça, c'est le géopolitologue qui parle, on est dans un régime fragile. La preuve, aujourd'hui, vous avez Toumba qui est en prison. Les gens qui sont nommément mis en examen, c'est-à -dire ce n'est même pas quelque chose de secret, leurs noms figurent sur le rapport de la commission. Ils ont été inculpés par le juge. Donc on ne peut pas en même temps mettre Toumba en prison et laisser les autres dans leurs postes de responsabilité.
Je prends un exemple très simple. On ne peut pas laisser par exemple Thiégboro, ministre, alors qu'il est cité, il a été inculpé. Le ministre de la Justice doit demander à ce que ces gens-là soient mis en congé de leurs fonctions. Deuxième point, il y a d'autres qui sont cités. Je donne un exemple ici M. Isto kéira est nommément cité dans le rapport de la commission internationale pour avoir nettoyé le stade. Comment voulez-vous faire une justice cohérente quand il y a des acteurs qui occupent les postes. C'est quand même difficile de travailler avec des gens qui ont des responsabilités. Ce que les victimes demandent, ce que les activistes des droits de l'homme demandent, c'est quand même que ces gens-là soient mis en congé de leur fonction jusqu'à ce qu'il y ait le procès.
Maintenant, quand le président de la République dit que des gens qui sont nommés ne sont pas coupables sur quoi il se base ? Le Ministre de la Justice doit monter au créneau pour rééquilibrer les choses parce qu'il faut toujours axer dans le bon sens ses interventions. Il a le souci d'organiser ce procès, mais les déclarations du président n'arrangent rien. Là aussi la Cour constitutionnelle doit monter au créneau pour rappeler au président de la République, la séparation de pouvoirs.
Une synthèse d'Alpha Amadou Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
Le parti-etat ne tolérait aucune association exceptees celles sous son contrôle.








