Yenguissa Sylla Samedi, 22 Avril 2017 10:32
Après la publication du dernier rapport des Nations-Unies sur la corruption qui classe la Guinée au 147ème rang des pays corrompus, elle a été de nouveau examinée par des experts camerounais et mauritaniens. Ces experts, il faut préciser, sont chargés de suivre l'évolution de la pratique et de la lutte contre la corruption en Guinée.
Ils ont relevé des insuffisances parmi lesquelles on peut noter l'inexistence d'une loi anti-corruption et des statistiques alarmantes qui font état de centaines de milliards de GNF détournés chaque année.
« Si vous prenez l'enregistrement du patrimoine bâti public, le profil pays de la Guinée est au rouge » a déclaré Sékou Mohamed Sylla, secrétaire exécutif de l'agence nationale de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne gouvernance (ANLC).
Les pays examinateurs ont signalé des insuffisances qui n'allaient pas être retrouvées dans le rapport analytique qu'ils nous ont adressé si la loi anti-corruption était adoptée et promulguée, » a fait savoir le secrétaire exécutif de l'ANLC.
Les différents services chargés d'appliquer la loi notamment les Cour des Comptes, la Cour constitutionnelle, Interpol, la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), l'Office de Répression des Délits Économiques et Financiers (ORDEF), la Direction Nationale de Comptabilité Matière et du Matériel et l'ANLC sont réunis depuis mardi pour examiner ce rapport accablant pour le pays d'Alpha Condé, président en exercice de l'Union africaine.
Yenguissa Sylla (Mosaique)
L'Indépendant, partenaire de GuineeActu
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