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Mme Bangoura Hadja Foulématou Diarra du PDG-RDA : « On ne peut comparer le règne de Sékou avec le régime actuel »
Alpha Amadou Diallo Lundi, 10 Avril 2017 08:37
Madame Bangoura Foulematou Diarra, secrétaire chargée des affaires administratives et juridiques du parti PDG-RDA a, dans un entretien, évoqué longuement les acquis de son parti. Notre interlocutrice s'est penchée également sur l'ethnocentrisme qui gangrène notre pays, avant de lancer un appel solennel à tous les Guinéens et Guinéennes en faveur de l'Unité nationale, pour la prospérité de la Guinée.
Le Démocrate : bonjour Hadja. En prélude à la tenue des élections communales et communautaires, comment se porte le PDG-RDA ?
Bangoura Foulematou Diarra : mon parti se porte bien. Actuellement nous vivons comme tous les autres partis politiques. Nous nous portons encore mieux, parce que nous sommes un parti qui a des acquis, un parti qui a une histoire, un parti qui a un passé exceptionnel. Je veux dire que nous sommes le parti fondateur de la république de Guinée. Nous sommes le parti qui a donné l'Indépendance à la Guinée. Nous avons c'est vrai des difficultés comme tous les autres partis, mais pour nous c'est d'ordre purement humain. Pourquoi ? Actuellement les gens que nous prenons comme amis sont en réalité ceux qui étaient contre nous. Ceci explique les difficultés rencontrées dans nos activités que nous menons sur le terrain sur l'échiquier national.
Vous parlez des acquis, pouvez-vous nous énumérer quelques-uns qui sont palpables sur le terrain ?
Notre parti a fait l'histoire de la Guinée. C'est notre parti qui a donné l'indépendance. On ne peut pas nier ça, quand même ? Vous n'êtes pas sans savoir, étant le premier parti à vivre en parti État, comme on le dit. Si nous revenons sur certains de nos acquis, il faut dire qu'ils ont été bradés, piétinés pour étouffer la vraie histoire du peuple de Guinée. Il reste encore des vestiges de ces acquis. Je vais vous dire à l'indépendance, la métropole nous a abandonnés, la France nous avait complètement abandonnés. Il a fallu les États de l'Est, c'est-à -dire les États de l'Europe de l'Est pour nous venir au secours, en plus des États de l'Est. Je vais vous citer la Chine, Cuba, la Yougoslavie, la Tchécoslovaquie, la Corée pour ne citer que ces pays. Tous ces États-là sont venus au secours de la Guinée. Toutes nos premières usines ici en Guinée ont été construites par ces États, surtout la Russie ou l'Union Soviétique et la Chine. Fouillez un peu, chaque ville de la Guinée avait son unité industrielle. Je suis de Mamou, dans ma ville, il y avait deux usines : la conserverie de Mamou, et l'usine qui fabriquait les matériels agricoles. De Yomou jusqu'à Kassa, il y avait des unités industrielles. Dès après l'école, le petit Guinéen allait directement à la fonction publique.
Notre monnaie avait une valeur. Le jeune fonctionnaire était payé à 3 000 sylis. De ces trois mille sylis sortaient et son loyer et le prix de son ravitaillement, et son argent de poche. Le parti État prenait presque la charge de la population. Le Palais du peuple est un acquis de notre parti, l'hôtel de l'Indépendance, il y avait combien de barrages. On ne souffrait pas de manque de lumière. Le goudronnage, il y avait la société Nipol qui a fait le goudron de Conakry jusqu'à Kissidougou, moi j'étais jeune, je partais à l'école mais je suivais ça. Nipon Kooé, c'est un Japonais, c'est un jeune mais il avait plus de 350 mille ouvriers à travers le monde. Vous êtes jeune mais peut être vous avez entendu parler de Ballets Africains qui ont fait honneur à la Guinée.
Peut-on comparer le règne de Sékou Touré à celui de ses successeurs ?
D'accord, ce qui reste clair, on ne peut pas comparer les deux régimes là . C'est pratiquement incomparable sur tous les plans. Avant on était fiers, on se tapait la poitrine pour dire qu'on est Guinéen, tout le monde était des frères et sœurs, mais bon Dieu, aujourd'hui, comme disent mes parents « Koroun an, bedoun an » C'est grave pour mon pays ! Il y a une division totale entre les fils du pays. Ce qui fait qu'on ne peut pas comparer les deux époques là .
Est-ce que votre parti est implanté sur toute l'étendue du territoire national ?
Oui nous sommes implantés sur toute l'étendue du terroir. Nous avons des structures dans toutes les préfectures de la Guinée, dans les 5 communes de la capitale. Des comités, des bureaux de bases, des sections et des fédérations.
Est-ce que votre parti est candidat aux élections à venir ?
Bon, d'abord nous avons été le premier parti à nous opposer au genre d'élection qu'on veut faire en Guinée. Vous savez nous sommes esclaves de notre idéologie, nous sommes esclaves de notre idéal. Le PDG c'est le Parti démocratique de Guinée. Qu'on parle de démocratie aujourd'hui ou demain, c'est que nous avons déjà un passé démocratique.
La démocratie c'est quoi, c'est le pouvoir du peuple, quand on dit que les élections à la base doivent se faire par nomination, nous avons dit non. Ce ne serait pas en ce moment la démocratie. C'est en laissant le libre choix au peuple de choisir lui-même ses représentants, ses responsables qu'on peut parler de démocratie, voilà l'idéal du PDG. Laisser le peuple choisir ses responsables, ses cadres à qui il a confiance, ça a été toujours comme ça au sein du PDG. Le comité de base, c'est toute la population du quartier qui se rassemble pour élire un chef de quartier. Avant les chefs des quartiers s'associaient pour élire un commandant d'arrondissement. C'est à la rigueur, le préfet qu'on appelait en ce moment gouverneur de la région qui peut être choisi par le chef de l'État, et ça c'était en consensus avec le comité central avec le bureau politique national. Donc cette nomination ne se faisait pas individuellement. C'était encore avec l'ensemble des autorités nationales. Dire maintenant qu'on va nommer un chef de quartier, ce serait de se mettre en porte-à -faux avec la démocratie.
Or nous, nous réclamons que tout ce que nous faisons c'est au nom de cette démocratie. Donc nous, nous sommes opposés carrément à ce genre d'élections. Nommer un chef de quartier, non. Le PDG est contre. Il faut que cela parte du peuple. Par rapport à notre candidature, je dis oui. Nous avons des candidats sur le terrain et nous attendons le moment opportun pour nous lancer en campagne. Nous sommes candidat ici comme à l'intérieur.
Votre parti ne va pas donc se rallier au RPG pour les futures élections ?
Non. Notre parti, le PDG-RDA est un parti allié à la mouvance, c'est une vérité. Mais nous, nous sommes un allié critique. Quand nous voyons des actions positives vis-à -vis du peuple de Guinée, nous accompagnons et si nous voyons le contraire, nous réagissons, nous faisons des déclarations, nous nous prononçons carrément pour ou contre ce qui nous plaît ou ne nous plaît pas. Tout ce qui est bien pour le peuple de Guinée, c'est ce que nous apprécions, nous ne pouvons pas nous mettre en porte-à -faux avec ce que nous avons choisi comme idéal.
Avec l'extradition de Toumba Diakité en Guinée, la justice s'engage à organiser un procès avant la fin de l'année et de faire toute la lumière sur le massacre du 28 Septembre. Quelles sont vos impressions, Hadja sur cette situation ?
Mes sentiments peuvent être de plusieurs plans. Mes sentiments personnels vont vers la justice guinéenne. La justice guinéenne doit s'atteler de manière correcte, propre, claire dans ce dossier Toumba. Mais Toumba n'est pas le seul dénoncé dans ce carnage du 28 Septembre. Nous le PDG-RDA, c'est une frustration pour nous ; qu'on dise que le 28 Septembre qui est une date historique, un pan de l'histoire de la Guinée soit sali par un massacre qui ne dit pas son nom. Et qui encore, des fils de ce même pays. Cela nous a traumatisés parce que c'est des Guinéens qui sont morts, qui sont violentés, qui ont été meurtris dans leurs cœurs. Ces Guinéens qui sont morts sont des Guinéens au même titre que ceux qui les ont tués. Il faut que la justice soit objective, qu'elle cherche très bien les tenants et les aboutissants de ce problème pour que justice soit faite. Le cas spécifique de Toumba a plusieurs aspects. Un premier aspect, c'est d'avoir porté une arme à un citoyen guinéen qui mieux, est un président en pleine activité de ces fonctions. Donc tentative de meurtre sur la personne du chef de l'État.
Le deuxième aspect c'est un fugitif qui a été rattrapé. Quand on fait une action, qu'elle soit néfaste ou pire, on doit reconnaître ses responsabilités, prendre ses responsabilités en main, si on fait le contraire, on devient fugitif. Donc on est condamnable.
Le troisième aspect, je vous ai dit dès le début que Toumba n'est pas le seul dans ce massacre-là . Il a des complices qui sont encore en liberté, en plus de la liberté, ils sont en activité au sein du pouvoir, au sein de l'armée, dans la société et qui vivent tranquillement.
C'est pourquoi je demande à la justice d'être objective et d'être rassurante et de donner la raison à qui de droit. Je crois que la justice fera un acquis de conscience pour une fois honorer la justice guinéenne.
Je suis sûre que cette justice sera observée au niveau national, africain et international. Donc la justice guinéenne doit savoir qu'elle a une image à défendre comme lors des procès des gangs en 95. Je demande au peuple de Guinée de cultiver l'unité. On ne gagne rien en nous divisant, qu'on n'accepte pas d'être divisés pour que d'autres personnes règnent tranquillement. En nous divisant nous ne saurons plus qui est qui ? Ce n'est pas dans la division que nos devanciers on acquit l'indépendance. C'est tout le peuple de la Guinée qui s'est donné la main pour dire oui à l'indépendance. Non à la domination étrangère. Ce n'est pas après 50 ans que nous allons penser que c'est la division qui fait la solution des Guinéens. Pour développer ce pays, il faut qu'on se donne la main parce que le bonheur de ce pays ne viendra pas par un saut d'oiseau.
Je vous remercie.
Entretien réalisé par Alpha Amadou Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
Cette interview est plutôt la « mémoire tronquée d’une nostalgique du PDG ». Les mensonges sont sidérants. Il est dommage que le journaliste ait laissé cette dame raconter du n’importe quoi et passer sous silence les crimes que son parti a commis dans notre pays. Amadou Diallo devrait retourner à l’école du journalisme. Voyons quelques-uns des mensonges et incohérences que cette milicienne veut nous faire avaler.
1. Nous sommes le parti qui a donné l'Indépendance à la Guinée ; le parti fondateur de la république de Guinée :
• Faux. C’est la coalition de tous les partis qui appela à voter pour l’indépendance. Le PDG fut le dernier à se rallier à cet appel – en début septembre 1958. Au cinéma Vox le 25 Août, Sékou avait dit qu’il ne pouvait voter pour l’indépendance dans un pays qui ne « savait pas faire des aiguilles ». Son discours n’est qu’un concours de circonstance du fait qu’il était président du conseil territorial. Il sut exploiter cela a fonds pour se faire une légende. Mais au bout du compte rien n’en sortit de bon pour la Guinée.
2. Fouillez un peu, chaque ville de la Guinée avait son unité industrielle :
• Faux. A la mort du PDG, il y avait 9 unités industrielles dont 70% étaient en basse cote et dans la région de Conakry. A l’intérieur du pays, il y avait l’usine de Mamou qui ne fonctionna que 4 ans. A la mort de Sékou, elle était déjà fermée depuis des années. L’usine textile ne marcha que 3 ans. Aucune de ces usines ne fonctionnait à plus de 15% de sa capacité du fait du manque de formation, de gestion, de compétition, de pièces de rechange, de stratégie économique etc. Il n’y avait aucun système d’encouragement de la compétence et de la productivité. Il était plus rentable de chanter les louanges de Sékou que de faire du bon boulot. Etre compétent pouvait même être dangereux. Les unités industrielles étaient uniquement pour du prestige et toutes soutenues par des subventions de l’état et des dons des pays du bloc communiste. Quand ces pays commencèrent à ne plus pouvoir cacher leur décadence– qui allait entrainer graduellement la faillite du système, leurs satellites comme la Guinée étaient réduits à faire dans le fictif. En Guinée, la faillite fut blâmée sur des « comploteurs ». En plus, les choix stratégiques ou sectoriel de ces unités industrielles ne répondaient pas à des critères économiques rationnels (besoins, ressources etc.) Ils relevaient de l’arbitraire et du bon vouloir de Sékou Touré. Par exemple une usine de jus de fruit à Kankan au lieu de la basse Guinée. Dans un pays à majorité musulmane, l’une des premières usines fut celle de tabac. L’implantation d’une usine de montage de camion Mack était une aberration dans un pays sans culture industrielle et avec un faible revenu. Pourquoi ne pas avoir commencé par une usine de montage de vélos ? Comme le firent les Coréens avec Hyundai ? En 1978, quand Sékou Touré essoufflé, se tourna vers l’occident pour privatiser ces unités industrielles, aucune ne trouva preneurs – à part l’usine de peinture. La politique industrielle (s’il faut l’appeler ainsi) est une recette de ce qu’il ne fallait pas faire.
3. Avant .. tout le monde était des frères et sœurs, mais bon Dieu, aujourd'hui, comme disent mes parents « Koroun an, bedoun an ».
• Vraiment ? Complot peul de 1976 cela vous dit-il quelque chose ?
4. Notre monnaie avait une valeur. Le jeune fonctionnaire était payé à 3 000 sylis. De ces trois mille sylis sortaient et son loyer et le prix de son ravitaillement, et son argent de poche.
• Il faut noter le mot ravitaillement dans son assertion. Ceci veut dire rationnement avec des prix subventionnés des denrées de première nécessité. En plus, ces subvenions étaient principalement faites à Conakry car Sékou avait peur des soulèvements populaires. Pour le reste du pays, les responsables du parti se livraient à un trafic sans honte en revendant sur le marché noir et en Sierra-Leone des produits subventionnés. Ces réseaux étaient protégés par la famille de Sékou Touré. Ils opéraient en toute impunité. Ceux qui en étaient exclus – la quasi-totalité de la population- vivaient dans la famine chronique... les répressions économiques de 1965 ou de 1975 sont passées sous silence par notre PDGISTE.
5. Je vais vous dire à l'indépendance, la métropole nous a abandonnés, la France nous avait complètement abandonnés
• L’incohérence des nostalgiques du PDG est difficile à comprendre. Ils se vantent d’être les rois de l’indépendance en Afrique et n’arrêtent pas de pleurnicher d’avoir été abandonnés par la FRANCE. Ils fuient toute responsabilité et sont enclins à faire porter le chapeau aux autres. D’où le gouvernement par complots pour masquer l’incapacité et le manque de rigueur.
K. Ba
Bien répondu à cette Milicienne(Mme Diara) populaire du PDG.Elle doit être inculte et nostalgique de l'époque du Satan!!!.
Regardez ses prouesses et l'appreciation collective reelle d'un parti :
- A la presidentielle de 2010 votre poulain a ete éjecte des candidats finaux pour dossier incomplet, chose que meme Mamadou Sylla et Bouna, des illetres complets ont pu remplir correctement. Plusieurs pensent en fait, vu l'argent volé disponible laisse par son paternel qu'il a surtout voulu eviter une raclee memorable.
- Pour les legislatives vous avez pris quand meme votre courage a deux mains et voici vos resultats:
# au plan national, avant dernier avec environ 0,3% (2,4% si je me souviens bien). Seul le parti Hafia (F.C.) aura fait pire.
# au plan prefectoral, bon dernier sur 7 partis partants avec encore moins de 3% (2,87 si ma memoire est bonne) des voix. Et pourtant c'etait la le coeur demagogique de votre chef.
En conclusion, chantez et dansez comme vous voulez, mais les guineens ne veulent plus jamais vous revoir a 1,000 kilometres de la moindre parcelle de pouvoir.
C'est ca la triste realite que vous vous egosillez a vouloir dementir - so sad...
1. Nous sommes le parti qui a donné l'Indépendance à la Guinée ; le parti fondateur de la république de Guinée :
• Faux. C’est la coalition de tous les partis qui appela à voter pour l’indépendance. Le PDG fut le dernier à se rallier à cet appel – en début septembre 1958. Au cinéma Vox le 25 Août, Sékou avait dit qu’il ne pouvait voter pour l’indépendance dans un pays qui ne « savait pas faire des aiguilles ». Son discours n’est qu’un concours de circonstance du fait qu’il était président du conseil territorial. Il sut exploiter cela a fonds pour se faire une légende. Mais au bout du compte rien n’en sortit de bon pour la Guinée.
2. Fouillez un peu, chaque ville de la Guinée avait son unité industrielle :
• Faux. A la mort du PDG, il y avait 9 unités industrielles dont 70% étaient en basse cote et dans la région de Conakry. A l’intérieur du pays, il y avait l’usine de Mamou qui ne fonctionna que 4 ans. A la mort de Sékou, elle était déjà fermée depuis des années. L’usine textile ne marcha que 3 ans. Aucune de ces usines ne fonctionnait à plus de 15% de sa capacité du fait du manque de formation, de gestion, de compétition, de pièces de rechange, de stratégie économique etc. Il n’y avait aucun système d’encouragement de la compétence et de la productivité. Il était plus rentable de chanter les louanges de Sékou que de faire du bon boulot. Etre compétent pouvait même être dangereux. Les unités industrielles étaient uniquement pour du prestige et toutes soutenues par des subventions de l’état et des dons des pays du bloc communiste. Quand ces pays commencèrent à ne plus pouvoir cacher leur décadence– qui allait entrainer graduellement la faillite du système, leurs satellites comme la Guinée étaient réduits à faire dans le fictif. En Guinée, la faillite fut blâmée sur des « comploteurs ». En plus, les choix stratégiques ou sectoriel de ces unités industrielles ne répondaient pas à des critères économiques rationnels (besoins, ressources etc.) Ils relevaient de l’arbitraire et du bon vouloir de Sékou Touré. Par exemple une usine de jus de fruit à Kankan au lieu de la basse Guinée. Dans un pays à majorité musulmane, l’une des premières usines fut celle de tabac. L’implantation d’une usine de montage de camion Mack était une aberration dans un pays sans culture industrielle et avec un faible revenu. Pourquoi ne pas avoir commencé par une usine de montage de vélos ? Comme le firent les Coréens avec Hyundai ? En 1978, quand Sékou Touré essoufflé, se tourna vers l’occident pour privatiser ces unités industrielles, aucune ne trouva preneurs – à part l’usine de peinture. La politique industrielle (s’il faut l’appeler ainsi) est une recette de ce qu’il ne fallait pas faire.
3. Avant .. tout le monde était des frères et sœurs, mais bon Dieu, aujourd'hui, comme disent mes parents « Koroun an, bedoun an ».
• Vraiment ? Complot peul de 1976 cela vous dit-il quelque chose ?
4. Notre monnaie avait une valeur. Le jeune fonctionnaire était payé à 3 000 sylis. De ces trois mille sylis sortaient et son loyer et le prix de son ravitaillement, et son argent de poche.
• Il faut noter le mot ravitaillement dans son assertion. Ceci veut dire rationnement avec des prix subventionnés des denrées de première nécessité. En plus, ces subvenions étaient principalement faites à Conakry car Sékou avait peur des soulèvements populaires. Pour le reste du pays, les responsables du parti se livraient à un trafic sans honte en revendant sur le marché noir et en Sierra-Leone des produits subventionnés. Ces réseaux étaient protégés par la famille de Sékou Touré. Ils opéraient en toute impunité. Ceux qui en étaient exclus – la quasi-totalité de la population- vivaient dans la famine chronique... les répressions économiques de 1965 ou de 1975 sont passées sous silence par notre PDGISTE.
5. Je vais vous dire à l'indépendance, la métropole nous a abandonnés, la France nous avait complètement abandonnés
• L’incohérence des nostalgiques du PDG est difficile à comprendre. Ils se vantent d’être les rois de l’indépendance en Afrique et n’arrêtent pas de pleurnicher d’avoir été abandonnés par la FRANCE. Ils fuient toute responsabilité et sont enclins à faire porter le chapeau aux autres. D’où le gouvernement par complots pour masquer l’incapacité et le manque de rigueur.
K. Ba
Enfin de compte,le PDG n'est bon que pour les PDGISTES.Nous ne voulons pas revenir ou revivre cette période au 21ème siècle Mme Diara.On sait ce que voulait dire Miliciens et Chefs de quartiers et de police de l'état Guinéen à cette époque sombre de notre histoire...








