Chérif Bah remplace Bah Oury : une décision qui fait des vagues

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altL'Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a investi son nouveau vice-président chargé de la communication et des relations extérieures le mercredi 20 Mars dernier. La cérémonie a eu lieu au domicile privé d'Elhadj Ibrahima Chérif Bah, le nouveau promu à ce poste, qui remplace ainsi Amadou Oury Bah. La décision fait des vagues chez des proches de Bah Oury qui voient dans ce geste une volonté de braver la justice, qui a tranché récemment en faveur du premier secrétaire général de l'UFDG, dans son bras de fer avec la direction du parti, suite à son exclusion.


Ibrahima Chérif Bah, ancien gouverneur de la Banque Centrale et membre du Bureau politique national a été désigné la semaine dernière comme vice-président chargé de la communication et des relations extérieures de l'UFDG. La cérémonie de prise de fonction s'est déroulée le 20 Mars dernier à la résidence de M. Bah, située au quartier Nongo. Les militants et les responsables du parti étaient massivement mobilisés pour donner un éclat particulier à l'événement.


Dans son discours de circonstance, le Dr Oussou Fofana a expliqué les raisons de ce choix. Selon lui, cette décision résulte de la compétence de l'homme et non de son origine.

« Il y a certains qui disent Pita est remplacé par Pita. Pita ne remplace pas Pita. On ne choisit pas les gens par rapport à Pita. Ibrahima Chérif Bah a été choisi par le président Cellou Dalein à cause de sa compétence, de sa loyauté, de son expérience et de son engagement », a-t-il indiqué.


Poursuivant son allocution, Fodé Oussou Fofana déclare qu'Elhadj Ibrahima Chérif Bah dans son nouveau rôle va apporter à Cellou Dalein de la compétence.

« Il va se mettre à son service. Et nous autres vice-présidents, nous allons en profiter, nous allons travailler main dans la main. Les vice-présidents sont logés à la même enseigne », a précisé Dr Fodé Oussou Fofana.


Par ailleurs, Alpha Boubacar Bah de la cellule de Communication du parti a tenu à dire que la désignation d'Ibrahima Chérif Bah à ce poste de vice-président ne viole aucun statut et règlement de l'UFDG.

« J'ai été étonné qu'on parle de statut de notre parti. Personne ne nous a montré un seul article ou de son règlement intérieur qui a été violé pour nommer notre vice-président chargé des relations extérieures et de la communication », a-t-il déclaré.


Pour sa part, Ibrahima Cherif Bah s'est réjoui de sa nomination. Le nouveau vice-président de l'UFDG s'est engagé à ne ménager aucun effort pour accomplir sa mission.

« Ma réaction, c'est un sentiment de satisfaction et d'honneur parce que c'est un travail important. Et c'est une charge qui pèsera sur moi en tant que travail à faire. J'aime le travail bien fait et je vais le démontrer à ce poste au président. Je vais l'assister pour qu'il soit tranquille de ce côté-là », promet-il.


Il faut rappeler que cette décision a fait des vagues dans l'entourage de Bah Oury. Ils y voient une manière de passer outre la décision de justice qui a tranché en faveur de l'ex vice-président de l'UFDG, en disgrâce depuis son retour d'exil, il y a plus d'un an.


Bah Oury se dit toutefois serein, et promet de reprendre en main le parti. Même si Cellou Dalein Diallo et ses lieutenants ne cachent plus leur volonté de rompre définitivement avec Bah Oury.


Amadou Sadjo Diallo

L'Indépendant, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+3 #7 Cisko 05-04-2017 15:49

Citation en provenance du commentaire précédent de AS Wann:
Il faudra aussi compter avec l'entêtement de Bah Oury que les observateurs début des années 1990 connaissent bien. Il ne s’avouera pas aussi facilement vaincu. Il a été le seul leader à continuer à exiger une conférence nationale souveraine quand les grands leaders avaient abdiqué sur ce point devant Conte. Attendons de voir[/quote
Cisko pas du tout, a l'interne, c'est plutot feu professeur Alfa Sow qui tenait a la conference nationale et non Bah Oury qui a un moment donne a cesse de defendre cette position de l'UFD. Il a refuse de publier des tribunes importantes des responsables du parti dont le prof Alfa Sow qui presentaient les arguments en faveur de la conference nationale. Lorsque le general Conte a invite l'opposition au dialogue, il a omis d'exposer notre revendication majeure qui etait effectivement la tenue de la conference nationale (c'etait une occasion unique devant le general Conte et toute la classe politique), cela fait partie des raisons qui ont conduit les caciques du parti a demander au prof Alfa Sow de reprendre la tete du parti pour mieux defendre son projet politique. Ca ete un combat fratricide qui a conduit a son depart de l'UFD en 1997 et le retour a son ancien parti UFDG qui avait fusionne en 1991 avec 4 autres organisations pour creer l'UFD.

Merci pour ce détail que seuls les gens à l'interne pouvaient savoir. Jeune universitaire au milieu des années 1990, je ne pouvais m'en tenir qu'aux positions reflétées par la presse.
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+3 #6 AS Wann 01-04-2017 07:57

Il faudra aussi compter avec l'entêtement de Bah Oury que les observateurs début des années 1990 connaissent bien. Il ne s’avouera pas aussi facilement vaincu. Il a été le seul leader à continuer à exiger une conférence nationale souveraine quand les grands leaders avaient abdiqué sur ce point devant Conte. Attendons de voir[/quote
Cisko pas du tout, a l'interne, c'est plutot feu professeur Alfa Sow qui tenait a la conference nationale et non Bah Oury qui a un moment donne a cesse de defendre cette position de l'UFD. Il a refuse de publier des tribunes importantes des responsables du parti dont le prof Alfa Sow qui presentaient les arguments en faveur de la conference nationale. Lorsque le general Conte a invite l'opposition au dialogue, il a omis d'exposer notre revendication majeure qui etait effectivement la tenue de la conference nationale (c'etait une occasion unique devant le general Conte et toute la classe politique), cela fait partie des raisons qui ont conduit les caciques du parti a demander au prof Alfa Sow de reprendre la tete du parti pour mieux defendre son projet politique. Ca ete un combat fratricide qui a conduit a son depart de l'UFD en 1997 et le retour a son ancien parti UFDG qui avait fusionne en 1991 avec 4 autres organisations pour creer l'UFD.
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+5 #5 Oury Diallo 29-03-2017 15:47

l'UFDG et Bah Oury en font d'une petite brise une grosse tempête. Il n y'a que dans la petite tête de Bah Oury que les choses sont encore confuses,mais Il est très clair pour tout observateur honnête, qu'il n'a plus sa place à l'UFDG, comme l'a bien signalé Gandhi. L'UFDG doit se plier à la décision de la justice pour une fois qu'elle s'est montré juste et organisé un nouveau congrès pour rendre l'affaire nickel à Bah Oury. Mais c'est vrai que les vestiges des méthodes du PUP et du PDG subsistent encore dans ce qu'on a comme partis politiques dans ce pays et l'UFDG n'échappe à la règles.
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+5 #4 amadudialamba 27-03-2017 16:36

En suivant chronologiquement et attentivement les décisions rendues par les ‘’champions de la loi’’, surtout concernant les dossiers a caractère politique, il est très difficile de se fier a elles, même a 10 %. Je sais que nos hommes ‘’dits de loi’’ sont capables, mais ils ne sont pas si libres que certains le croient. Donc parler de ‘’braver une décision judiciaire’’ n’est qu’une sorte d’évasion. ‘’Je préfère parler d’injonction ou d’interférence d’une marionnette d’un autre parti’’.
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+5 #3 Gandhi 26-03-2017 18:23

Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
Qu’est ce qui empêche l’UFDG de respecter la décision de justice et d’organiser un nouveau congrès électif pour évincer Bah Oury puisque ce dernier n’a plus assez de partisans?

Il est clair que si l'UFDG veut clore définitivement la polémique, il vaut mieux procéder ainsi plutôt que de faire appel d'une décision qui ne pourra être autre, et refaire du buzz lors de la prochaine décision. Mais lorsqu'on ne veut pas utiliser des techniques du 21ème siècle, on se résout à ne persister à n'être qu'un parti du 20ème siècle.
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+5 #2 Cisko 26-03-2017 13:37

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Cette décision de justice ne fait que montrer que TOUS les partis guinéens se moquent complètement du formalisme pourtant obligatoire du droit, et à ce titre c'est bien d'avoir condamné l'UFDG.
Ceci étant Bah Oury ne peut rien espérer, pas de réintégration dans un parti qui ne veut plus de lui, pas de dommages intérêts (ce n'est pas une entreprise), donc le mieux c'est qu'il se persuade que l'UFDG appartient à ses militants et à aucun autre individu.

Qu’est ce qui empêche l’UFDG de respecter la décision de justice et d’organiser un nouveau congrès électif pour évincer Bah Oury puisque ce dernier n’a plus assez de partisans? L’Ufdg s’est mise dans la posture de défier la justice et, pour un parti, qui veut gouverner, c’est un mauvais signal. Il faut aussi s'attendre à ce que d’autres partis qui seraient dans l'opposition face à l’ufdg au pouvoir lui rendent la monnaie le moment venu. C’est le pays qui fera du sur place.
Il faudra aussi compter avec l'entêtement de Bah Oury que les observateurs début des années 1990 connaissent bien. Il ne s’avouera pas aussi facilement vaincu. Il a été le seul leader à continuer à exiger une conférence nationale souveraine quand les grands leaders avaient abdiqué sur ce point devant Conte. Attendons de voir
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+5 #1 Gandhi 26-03-2017 10:48

Cette décision de justice ne fait que montrer que TOUS les partis guinéens se moquent complètement du formalisme pourtant obligatoire du droit, et à ce titre c'est bien d'avoir condamné l'UFDG.
Ceci étant Bah Oury ne peut rien espérer, pas de réintégration dans un parti qui ne veut plus de lui, pas de dommages intérêts (ce n'est pas une entreprise), donc le mieux c'est qu'il se persuade que l'UFDG appartient à ses militants et à aucun autre individu.
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