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Adoption du code électoral : quelques réactions des acteurs politiques
Amadou Sadjo Diallo Samedi, 04 Mars 2017 16:50
Le code électoral a été enfin adopté le jeudi 23 Février 2017 à l'Assemblée nationale. Une loi qui divise la classe politique.
Sidiki Touré, membre du RPG/AEC « nous nous réjouissons de l'adoption de cette loi ».
« C'est un accord qui est tout à fait légitime parce qu'il est le résultat d'abord d'un consensus. Parce que le dialogue politique qui a duré plusieurs jours, visait effectivement à obtenir un consensus autour de différentes questions soulevées lors de ces discussions. À partir du moment où, le point 2 de l'accord concernant la désignation des chefs de quartiers au prorata des résultats obtenus par chaque parti politique dans les quartiers ou communes, a été l'objet d'une discussion entre les partis et entre les différents acteurs du dialogue politique, un consensus s'est dégagé autour de ça, moi j'estime que ces partis qui se sont engagés à respecter ce langage ne sont pas les moindres, d'autant plus qu'ils sont majoritaires.
Pour un besoin de paix, d'équilibre politique et surtout de stabilité nationale, il est souhaitable que quand ce consensus a été trouvé par les grands partis de la nation, que ce consensus soit adopté par tout le monde. Bien vrai qu'aucune loi ne fait l'unanimité, ça c'est dans l'histoire même du monde, mais l'essentiel est que la majorité est en faveur de cette loi.
Donc, nous, nous réjouissons de l'adoption de cette loi qui vient d'être votée par l'Assemblée nationale et qui fait vraiment élément de consensus et de paix dans notre pays ».
Alhousseini Makanera, président du FND « nous avons pu en respectant la constitution, permettre aux citoyens de choisir leurs chefs »
« C'est une réaction de satisfaction en ce sens que l'adoption de cette loi électorale permet aux citoyens à la base de pouvoir choisir ceux qui sont chargés de les gérer, contrairement à ce que les opposants du point 2 du dialogue estiment. Pour la simple raison, nous avons pu non seulement en respectant la constitution, permettre aux citoyens de choisir leurs chefs. La nomination dont il s'agit c'est une compétence liée au maire, qui ne choisit que celui qui a eu plus de voix dans le quartier, c'est-à -dire quand une liste est candidate, cette liste choisit déjà avant les élections, qui sera son président du conseil de quartier si toutefois sa liste venait à remporter au suffrage du chef de quartier.
C'est pourquoi vous allez voir, dans une même commune, quelqu'un qui est maire, mais qui n'a pas le président du conseil de quartier. Donc, cette nomination contrairement à ce que les gens disent est une compétence liée. C'est comme la proclamation des résultats de l'examen, c'est lui qui proclame définitivement admis les élèves, mais c'est celui qui a la moyenne seulement qu'il peut déclarer admis ».
Dr Faya Millimouno, président du BL « nous attaquerons la loi en justice »
« Nous avons été quelque part déçus que la lutte que nous avons menée jusque-là , n'est pu prospérer. Mais ce fait moyen, l'adoption des deux codes qui justifie notre déception, mais la procédure qui a amené à cela. On est dans ce combat, ce n'est ni pour nécessairement être dans un fauteuil, mais pour améliorer notre société au niveau des valeurs, des principes. Si nous voulons construire un Etat de droit, nous devons reconnaître que seule la loi compte.
Nous avons été particulièrement déçus du comportement de M. le président de l'Assemblée nationale qui n'a pas été capable de respecter et faire respecter la loi organique portant règlement intérieur de l'Assemblée nationale. L'article 83 de ce texte dit simplement qu'en toute matière que sur demande d'au moins 15 députés dont la préséance est effectivement constatée dans la salle de la plénière sur la base d'un appel nominatif, le vote peut se faire à bulletin secret ou à main levée.
En matière de procédure, la forme commande le fond. Donc, pour nous ça a été un recul très dangereux. Ça a été aussi un mépris pour tous ceux qui dans ce pays ont payé de leurs vies et de leurs sangs pour construire un Etat de droit. Pour ce qui concerne le vote en soi, nous avons eu une note de satisfaction parce qu'il y a au sein de l'Assemblée, des personnes qui ont choisi de se battre du côté du peuple.
Il s'agit du groupement parlementaire des républicains, des députés non-inscrits que sont les honorables Ousmane Kaba, Sila Bah, Holomou Kony Kourouma et Mamady Diawara qui ont quitté la salle sans participer au vote pour protester contre cette violation. Il y a aussi un député qu'il faut féliciter et encourager, c'est le député Aboubacar Soumah de l'UFDG qui a été dans la salle et avoir voté contre, ça c'est une note de satisfaction.
Nous pensons que le combat n'est pas terminé. Le débat se transportera dans un palais de justice, parce que nous attaquerons la loi, nous ferons en sorte qu'elle soit renvoyée pour une seconde lecture à l'Assemblée nationale. »
Propos recueillis par Amadou Sadjo Diallo
L'Indépendant, partenaire de GuineeActu
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