Le nouveau code électoral a "toutes les chances d’être bloqué" par la Cour constitutionnelle

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CAMARA_Mohamed_01Le combat n’est pas perdu pour ceux qui sont contre le point 2 de l’accord du 12 Octobre relatif à la désignation des conseils de quartier au prorata des résultats des communales. Après l’adoption du code électoral à l’assemblée nationale, ils peuvent saisir la cour constitutionnelle pour bloquer ladite loi.

"Ce n’est qu’une déception de voir notre pays dotée d’une législation électorale de complaisance", a réagi le juriste et analyste politique Mohamed Camara, interrogé par la radio Espace FM.


M. Camara précise que les citoyens peuvent attaquer le nouveau code électoral en saisissant l’Institution nationale indépendante des droits humains, qui saisira à son tour la cour constitutionnelle pour que le recours soit examiné.


"Quand elle va être saisie, obligatoirement, par le président de la République avant de promulguer la loi, les neufs sages de la cour constitutionnelle peuvent estimer qu’à tel niveau, ça ne va pas", indique l’analyste politique, qui pense que "cette loi de complaisance a été toutes les chances d’être bloquée par la cour constitutionnelle".


"Le code électoral n’est pas parfait", professe Kory Kondiano, président de l’Assemblée nationale. "Mais il nous permet d’aller aux élections communales pour tranquilliser le pays afin de rassurer les investisseurs qui désirent s’engager en Guinée", argumente le patron du parlement guinéen.


Il laisse entendre que le code, qui fait objet de polémique, pourra être amendé au moment opportun. "Nous pourrons toujours nous retrouver pour dialoguer afin d’en améliorer le contenu", dit-il à ses collègues députés.


Boussourio Doumba (Visionguinee)

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