Amadou Sadjo Diallo Jeudi, 23 Février 2017 19:11
Le président de la République a tenté d'aplanir les divergences avec les syndicats en les conviant à une séance de le 15 Février dernier. En dépit des engagements du Chef de l'État, les syndicats n'ont pas désarmés.
Pour le juriste et universitaire Mohamed Camara, les autorités doivent fournir plus d'efforts pour résoudre ce problème. « On ne doit pas blaguer du tout avec l'éducation. Le conseil des ministres du jeudi devait être consacré à l'unique point inscrit à l'ordre du jour et transformer toute l'expertise des ministres dans le cadre d'un « brain storming ». Il ne faut pas du tout reléguer ça au second plan. Les syndicalistes aussi doivent adopter une position pour la compréhension de la situation du pays. Mais tout dépendra de la manière dont les autorités qui les abordent vont négocier. Il faut parler aux syndicalistes avec le langage approprié de manière à ce qu'une solution idoine soit trouvée», a-t-il souligné.
Sur la même lancée, Mohamed Camara indique que « si on veut que notre pays se développe, il faut investir au niveau de l'éducation. Et les institutions doivent jouer leur partition à ce niveau. L'éducation doit être observée à la loupe par l'Assemblée nationale. Il faudrait que l'Assemblée nationale prenne l'habitude de mettre en place une commission d'enquête parlementaire à l'effet de faire la lumière sur des scandales qui éclaboussent ce secteur là quelques fois ».
Mohamed Camara appelle l'État à plus de responsabilité. « C'est un problème de système. Mais il faudrait que les autorités au plus haut niveau sifflent la fin de ce problème en donnant les moyens à l'expertise appropriée. On ne politise pas l'éducation. Il faut mettre des techniciens appropriés là où ils sont », conseille-t-il.
Amadou Sadjo Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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