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Il est extrêmement complexe d'organiser les élections des quartiers et districts

Richard Tamone  Dimanche, 29 Janvier 2017 11:21

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SYLLA_Aboubacar_6_01Lors de la dernière conférence de presse que l'opposition républicaine a animée le week-end dernier à Conakry, Aboubacar Sylla, porte-parole de l'opposition a reconnu « qu'il est extrêmement complexe d'organiser les élections des quartiers et districts ». Si jusque-là, les membres de l'opposition républicaine clamaient haut et fort que c'est le manque de volonté politique qui animait le gouvernement par son refus d'organiser les élections locales, elle se rend compte finalement que la tâche s'avère ardue.


Avec cette sortie médiatique faite à la Maison de la presse, le porte-parole de l'opposition républicaine, Aboubacar Sylla a reconnu les difficultés qu'il pourrait avoir dans l'éventualité de la tenue des élections locales. Visiblement, les membres l'opposition républicaine commencent à comprendre la complexité d'organiser les élections locales. C'est du moins ce qu'on peut dire dorénavant suite à cet éclairage fait par M. Sylla. « Nous avons fait le constat nous-mêmes qu'il était extrêmement complexe d'organiser les élections des quartiers et districts, selon les dispositifs prévus par notre code électoral », a reconnu Aboubacar Sylla. Ajoutant qu'une élection se passe au suffrage universel direct.


Selon le porte-parole de l'opposition républicaine, pour que les élections locales aient lieu, il faudrait constituer 3763 conseils de quartiers et de districts, auxquels il fallait ajouter 343 communes urbaines et rurales. Ce qui nous amènera à un total de 4 106 circonscriptions électorales. Il a, par la suite, précisé qu'organiser les élections locales dans 4 106 circonscriptions électorales, cela veut dire disposer 4 106 commissions administratives de centralisation de vote (CACV) qui doivent être présidées par des magistrats. « La Guinée n'en a que 300, et il en faudra 4106 magistrats », a relevé Aboubacar Sylla. Avant de poursuivre dans la foulée que l'autre difficulté qu'il faille souligner c'est celle de la logistique. « C'est que ça va faire un travail d'intendance extrêmement lourd pour la CENI », a-t-il souligné.


Il a, en revanche, fait remarquer que la CENI qui avait du mal à gérer 38 circonscriptions que constituent les 33 préfectures à l'intérieur du pays et les 5 communes de Conakry, « on va lui demander de gérer plus de 100 circonscriptions électorales. C'est un travail logistique énorme. Nous avons constaté que ça allait être extrêmement compliqué», a-t-il conclu.


Richard Tamone

L'Indépendant, partenaire de GuineeActu


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