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Grogne dans les casernes : des suspects activement recherchés
Yamba Yamba Dimanche, 29 Janvier 2017 11:03
La semaine dernière, un groupe dit-on incontrôlé de militaires, ont procédé à des tirs de sommation au Camp Alpha Yaya Diallo, la plus grande garnison militaire du pays. D'après les informations parvenues à notre rédaction, ces militaires réclamaient un meilleur cadre de vie et un meilleur traitement salarial. Ils accusent certains de leurs responsables qui, d'après eux, sont rédhibitoires à la réalisation de leur rêve. Ils ont aussi demandé le départ de ceux-ci. Mais le hic serait que ceux qui se sont livrés à cette aventure risquée au camp, bien qu'étant identifiés, restent toujours introuvables, apprend-on. D'après une source militaire, un des meneurs serait en service détaché à Tombo pour la sécurité des groupes. Pas plus de détails !
A ce jour, d'après d'autres sources proches de la hiérarchie, aucune arrestation n'est faite. A la veille de ce tumulte au camp, des tracts avaient circulé. Des personnalités haut perchées sont soupçonnées être aux manettes. Il y en a dont l'identité suscite l'émoi, qui sont accusés de faire des entourloupettes. Pour quelle fin ? La question déchaîne des craintes.
Par ailleurs, les responsables cités dans les tracts, à force de sédentarisation à leurs postes, se sont construits une vie de pacha insolente. Cette situation, à juste raison, doit faire l'objet d'une attention particulière du Président de la République. Pourtant, la loi de programmation militaire règle ce problème. Dans cette loi, il est prévu qu'aucun militaire ne doit rester à son poste au-delà de trois ans. La réalité à tous les niveaux de gestion dans l'armée est tout autre.
Des soldats se plaignent de magouilles et de combines à leur dépend. Ils disent manquer de tout, et sont révoltés davantage à cause du nouveau traitement salarial de leurs amis en Côte d'ivoire. Des vendeurs d'illusions profitent aussi de cette situation pour distiller des informations tout azimut parfois.
Ça grogne au sein de la grande muette : à quoi joue la haute hiérarchie ?
Alors que diverses versions ont circulé toute la journée de vendredi, à propos des détonations qui ont été entendues la nuit de la veille, depuis le Camp Alpha Yaya Diallo, le plus grand de la Guinée, l'état-major des forces armées guinéennes, s'est fendu d'un communiqué le soir, pour minimiser ce qui venait de se produire, et subséquemment rassurer les populations. Dans ce communiqué lu à la télévision nationale, le commandement de l'armée guinéenne, a notifié que les tirs qui ont été entendus dans la nuit de jeudi à vendredi, étaient le fait d''éléments incontrôlés, qui ont été mis hors d'état de nuire''. Sans dire comment ? Ces "éléments égarés", quelle est leur proportion ? Quelles sont leurs revendications ? Comment ont-ils été mis hors d'état de nuire ? Ont-ils été tués ou arrêtés ? Mystère et boule de neige ! Des questions auxquelles la hiérarchie militaire devrait fournir absolument des réponses, sans délai. Mais de l'avis de moult observateurs, cette parade trouvée par la hiérarchie militaire, cache mal un malaise diffus au sein des troupes, qui se plaignent de leurs conditions de vie dans des garnisons, pour la plupart dégarnies, ainsi que leur traitement. Ajouter à cela, les ressentiments provoqués par les récents avancements en grade. On accuse les Chefs d'Etats-majors des différentes unités (armée de terre, de l'air, de la marine, gendarmerie), de favoritisme, dans le choix des personnes ayant bénéficié d'avancements en grade.
Dans la plupart des cas, plusieurs officiers supérieurs ayant le niveau d'instruction requis, sans parler de leurs expériences, auraient été tout simplement ignorés. On cite par exemple le cas des Colonels Balla Samoura et Gabriel Tamba Diawara, de la gendarmerie, qui n'ont pas bénéficié d'avancement en grade.
Yamba Yamba
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
Connaissant nos miliciens je suis sur qu'il s'agissait d'un sergent a la guineenne qui jouait avec son fusil et qui a tiré une balle en l'air.
Du coup tous ses voisins ont jeté leurs chaussures et vidé leurs armes en l'air pour pouvoir courrir se planquer plus vite.
C'est ça une mutinerie dans une caserne guineenne...
C' est plutôt un Tirailleur Guinéen à la Caserne qui a entendu parler de la Guerre d' Indochine.LOL!!!
Pan Pan...Hop et tout le monde fui pour sauver sa peau sous le lit.
Du coup tous ses voisins ont jeté leurs chaussures et vidé leurs armes en l'air pour pouvoir courrir se planquer plus vite.
C'est ça une mutinerie dans une caserne guineenne...








