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Alpha Condé fait un de moins dans les rangs de l'opposition

Heinan Goba  Jeudi, 03 Novembre 2011 22:59

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SOROPOGUI_Etienne_2_01La condamnation sans surprise du vice-président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), Etienne Soropogui, à un an de prison avec sursis et 500 000 francs guinéens, environs 50 euros, d'amende, par un tribunal de Conakry, si elle a permis à l'opposant de quitter l'enfer de la maison centrale de Conakry et de rentrer chez lui, aura cependant de lourdes conséquences sur la carrière de l'homme politique qu'est le numéro 2 des NFD.

En plus du fait son casier judiciaire est sali, le vice-président des Nouvelles Forces Démocratiques est privé de ses droits civiques. Même si cela n'a pas été prononcé par le juge, il faudra pour Etienne Soropogui bénéficier d'une amnistie pour pouvoir se présenter à un poste électif. Ce qui est suicidaire pour cette jeune pousse de la classe politique guinéenne.

Etienne Soropogui, vice-président des Nouvelles Forces Démocratiques, parti de l'ancien ministre de l'Elevage du gouvernement de la Transition, Mouctar Diallo, a été reconnu coupable des faits d'attroupement interdit sur la voie publique, violences et blessures volontaires, outrage aux agents dépositaires de la force publique, etc., au terme d'un procès qui a duré presqu'un mois.

Sans trop chercher, il faut dire que c'est ce que recherchait le régime dictatorial d'Alpha Condé. La déstabilisation de l'opposition réunie autour de son leader, Mamadou Cellou Dalein, comme nous le disions dans l'une de nos précédentes éditions, est apparu comme l'unique but visé par cette parodie de justice qui s'est soldée mercredi par la condamnation d'Etienne Soropogui. Ce qui ne surprend personne. Sachant très bien qu'Alpha Condé a dit: "Dans deux ans, beaucoup de leaders politiques vont disparaître sur la scène publique".

Ceux qui ont assisté aux différentes audiences de ce procès taillé sur mesure vous le diront. Dans les réquisitions des représentants du ministère public et les plaidoiries des avocats de l'Etat guinéen qui s'était constitué partie civile, il apparaissait clairement que l'objectif de ce procès était de démobiliser les jeunes et les femmes qui soutiennent l'opposition. Les leaders de l'opposition ont été présentés comme des irresponsables, des méchants qui ne pensent qu'au pouvoir, qui envoient les enfants des pauvres mourir dans la rue. Mais Dieu seul sait si tout ce qui a été dit ressemble à cette opposition.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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