Alpha Amadou Diallo Mardi, 17 Janvier 2017 09:15
Le ministre d'État chargé de la Justice et garde des sceaux, Cheick Sako a salué la décision de la Chambre d'accusation de Dakar qui a ordonné l'extradition du commandant Aboubacar Toumba Diakité, ex aide de camp de Moussa Dadis Camara, vers la Guinée, après son interpellation survenue à Dakara le 15 Décembre dernier. Le garde des sceaux qui s'exprimait sur les antennes de la radio espace FM, a botté en touche face aux défenseurs des droits humains qui craignent que la sécurité de Toumba soit menacée, une fois de retour au bercail.
Pour commencer, le ministre de la Justice et garde des sceaux a dit sa joie suite à cette décision émanant des autorités de la justice sénégalaise. Tout en souhaitant que la procédure se passe en bonne et due forme à la fois dans le délai, en respectant les normes en la matière.
Quant au fait qu'il faudra tout de même une autorisation du chef de l'État sénégalais Macky Sall pour faire appliquer cette décision de justice, Cheick Sako ne trouve pas à redire, étant donné selon lui que c'est la procédure sénégalaise, qui le voudrait ainsi.
« Le président de la république du Sénégal doit prendre un décret pour valider l'extradition. Ce décret peut faire l'objet d'une contestation, a reconnu le ministre, qui invite les gens à être patients ».
Il a promis dans la même lancée que la procédure sera « respectée de façon stricte ». « On aime amuser la galerie en disant des choses. Mais sachez que Nouhou Thiam et ses comparses ont passé 6 ans en prison », a dit e substance le ministre Sako. Qui en conclusion a déclaré ne pas avoir de qui que ce soit dans ce pays…
Le fait que Nouhou Thiam et ses comparses aient survécu à leur incarcération constitue donc aux yeux du ministre une garantie sur les « bonnes » conditions de détention dans nos prison.
Le garde des sceaux trouve aussi tout à fait normal que Toumba fasse une demande de mise en liberté. Cela, étant selon lui son droit.
A noter que l'ancien aide de camp de Dadis avait quitté la Guinée, après une tentative d'assassinat perpétrée sur la personne de l'ex chef de la junte, le 3 Décembre 2009. Les 2 hommes s'étaient brouillés au lendemain du massacre du 28 Septembre qui a fait 157 morts et une centaine de femmes violées selon les Nations Unies.
Alpha Amadou Diallo
L'Indépendant, partenaire de GuineeActu
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