Heinan Goba Jeudi, 03 Novembre 2011 22:44
Le gouvernement sénégalais a annoncé le mercredi 2 novembre la réouverture de son espace aérien à tout trafic aérien en provenance ou à destination de Conakry, après l'avoir fermé vingt-quatre heures plus tôt, pour protester contre l'immobilisation d'un appareil de la compagnie Sénégal Airlines par les autorités guinéennes.
Par la même occasion, les autorités sénégalaises préoccupées par la souffrance des dizaines de passagers bloquées aux différents aéroports (Dakar et Conakry) ont annoncé aussi la reprise du vol régulier de sa compagnie Sénégal Airlines qui dessert la capitale guinéenne. Mais il a fallu que Conakry se ravise. En termes clairs, libère l'avion.
Nonobstant, Conakry qui pensait qu'il pouvait faire payer par Sénégal Airlines des arriérés de redevances dues par la défunte Air Sénégal International en retenant l'appareil de la première parce qu'elles sont toutes sénégalaises, bien que convaincu qu'elle était en violation des lois en la matière, a cherché à se défendre.
Selon le ministre d'Etat guinéen aux Travaux publics et aux Transports, Bah Ousmane, la décision d'immobiliser l'avion de Sénégal Airlines a été prise par une société privée qui gère l'espace aérien de la zone Mano (Guinée, Liberia et Sierra Leone) qui réclame à la défunte Air Sénégal International des arriérés de redevances s'élevant à 140.000 dollars américains. Les autorités guinéennes ne seraient donc pas mêlées à cette affaire, à en croire le ministre.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com