Selection de vidéos
Partenaires
Pouvoir et opposition : vers un nouveau bras de fer ?
Amadou Sadjo Diallo Dimanche, 08 Janvier 2017 10:59
Le point 2 de l'accord du 12 Octobre 2016 continue de défrayer la chronique. Il fait les choux gras de la presse. Au cours d'un point de presse animé le 3 Janvier 2017, les députés du groupe parlementaire des libéraux démocrates ont dénoncé la modification de ce point de l'accord politique inter guinéen. Les opposants menacent de reprendre les manifestations de rue, si toutefois, le pouvoir en place persistait dans cette aventure. L'année 2017 débute avec un bras de fer qui s'annonce entre pouvoir et opposition. Face à la presse, les députés du groupe parlementaire des libéraux-démocrates ont accusé le parti au pouvoir d'avoir modifié le point 2 de l'accord paraphé le 12 Octobre dernier.
Selon son président, le Dr Fodé Oussou Fofana, la mouvance présidentielle veut bloquer l'examen du code électoral alors que ce nouveau code devrait être examiné le 4 Janvier 2017. « Nous constatons de la part de la mouvance un manque de volonté d'aller à l'application de cet accord. Mais ce qui est dommage, c'est au moment où on s'attend à aller demain (mercredi) en plénière pour soumettre ce code électoral. La mouvance amène une autre proposition de la façon la plus désagréable, désinvolte, en demandant à partir de maintenant, nous avons encore une autre proposition, il faut absolument que le vote soit par liste majoritaire. C'est de dire au cours de l'élection même si vous avez 10% on doit vous ajouter 40% pour que vous ayez la majorité pour gérer complètement toute la commune. Une proposition qui n'a respecté aucune procédure. La mouvance décide comme ça pour bloquer complètement et faire une proposition qui n'a pas de sens, qui ne correspond absolument à rien, qui remet en cause tout le code électoral, qui remet en cause toutes les élections en Guinée. C'est-à -dire que c'est l'argument qu'ils ont trouvé pour bloquer le code électoral » regrette Fodé Oussou Fofana.
Dans son explication, le député uninominal de Labé, a indiqué que ce mode d'élection à la liste majoritaire proposé par la mouvance vient remettre en cause tout le code électoral. Selon Cellou Baldé, dès le moment qu'on change le mode de désignation des conseillers communaux, tout change au niveau des quartiers et districts et même sur le plan régional.
De son côté, le député Amadou Diallo accuse les députés de la mouvance de faire volte-face. « La politique n'est pas l'art de tromper. Il faut qu'il y ait une certaine éthique. Les députés de la majorité se sont faits les avocats des frondeurs, ceux qui sont opposés à l'adoption du code. C'est étonnant. Ce sont eux qui devaient défendre le texte en leur qualité de membres de la famille présidentielle », a-t-il souligné.
Si ce dernier est ahuri, Fodé Oussou Fofana ne l'est point. Le vice-président de l'UFDG n'écarte pas en outre, la reprise des manifestations de rue, si la mouvance s'aventurait à faire passer ce code. « Nous ne sommes pas surpris. Nous savons tous qu'aucun accord politique n'a été respecté dans ce pays. Et c'est pour cette raison, qu'au début tellement qu'ils n'ont pas été honnêtes, ils ont envoyé un code électoral qui ne correspondait pas en réalité. Ils ont changé le code et le lendemain en disant qu'ils se sont trompés. Donc la volonté c'était de faire semblant. Puisqu'on se rend compte qu'ils ne veulent pas que le code soit examiné, ils ne veulent pas que le code soit adopté, ça ne les intéresse plus, je pense qu'à partir de maintenant, nous allons demander au gouvernement immédiatement d'organiser les élections conformément au code électoral en vigueur qui demande l'élection purement et simplement. Si le code est rejeté, les manifestations seront reprises pour exiger du gouvernement l'organisation sans délai des élections », prévient Fodé Oussou Fofana.
Il faut rappeler que pour la modification du code électoral, il faut le vote des 2/3 des députés. Cette éventuelle crise vient réconforter ceux qui ont estimé que ce dialogue ne sera qu'à l'image des précédents. Pour le moment, ce désaccord qui existe entre les deux groupes parlementaires réjouit certains acteurs de la société civile, qui estiment que la modification de ce code est une violation de la constitution.
Amadou Sadjo Diallo
L'Indépendant, partenaire de GuineeActu
![]()
Commentaires
Je pense qu'en Guinée les partis politiques doivent changer de politique.
La démonstration est faite qu'ici les partis peuvent mobiliser et fidéliser des militants voire même les endoctriner. La démonstration est faite que les partis peuvent remporter les élections, toutes les élections
Mais la preuve est faite que les partis, le parti le plus grand ne trouve pas la porte d'accès au POUVOIR EXECUTIF.
Mais en fait le parti politique de l'opposition le plus important en Guinée a déjà tous les éléments du pouvoir. Il est à l'image d'une cuisinière qui dispose de tous les ingrédients d'une sauce mais qui n'arrive pas à préparer cette sauce.
Ce que je propose à l' énergie inexploitée et débordante qu'est cette force politique est d'activer cette énergie et de la coordonner pour un développement national géré par le parti. Le parti doit faire comme s'il avait la gouvernance du pays. Il doit s'occuper et constituer au sein du parti des responsables de tous les secteurs de développement et les impulser de sorte à ce que leur application engage les militants au développement via le parti.
Si cette dynamique est engagée, le pouvoir politique suivra et entre temps le parti n'aura pas perdu du temps,aura été utile au pays et aura balisé le chemin d'un exercice serein et agréable du pouvoir.
C'est une autre alternative qui pourrait très bien fonctionnée étant donné que plusieurs promotions universitaire sont en chômage chronique.Par contre,nos politiciens guineens n'acceptent pas des solutions ou idées venant de l'extérieur de leurs structures organisationnelles.Un gros dommage pour les générations futures.
je partage votre idée comme piste de solutions politiques publiques en Guinée.
La démonstration est faite qu'ici les partis peuvent mobiliser et fidéliser des militants voire même les endoctriner. La démonstration est faite que les partis peuvent remporter les élections, toutes les élections
Mais la preuve est faite que les partis, le parti le plus grand ne trouve pas la porte d'accès au POUVOIR EXECUTIF.
Mais en fait le parti politique de l'opposition le plus important en Guinée a déjà tous les éléments du pouvoir. Il est à l'image d'une cuisinière qui dispose de tous les ingrédients d'une sauce mais qui n'arrive pas à préparer cette sauce.
Ce que je propose à l' énergie inexploitée et débordante qu'est cette force politique est d'activer cette énergie et de la coordonner pour un développement national géré par le parti. Le parti doit faire comme s'il avait la gouvernance du pays. Il doit s'occuper et constituer au sein du parti des responsables de tous les secteurs de développement et les impulser de sorte à ce que leur application engage les militants au développement via le parti.
Si cette dynamique est engagée, le pouvoir politique suivra et entre temps le parti n'aura pas perdu du temps,aura été utile au pays et aura balisé le chemin d'un exercice serein et agréable du pouvoir.
Ce Conseil doit s'appuyer sur des modèles existants dans le monde avec neutralité en application à l'article deux de notre Constitution:








