Amadou Sadjo Diallo Dimanche, 01 Janvier 2017 11:07
Depuis le 19 Décembre 2016, l'environnementaliste et président de l'ONG Agemaf-Environnement est libre de ces mouvements. Après cette libération, Richard Guilavogui exige le dédommagement à l'État ainsi qu'à sa personne.
Condamné à 10 mois de prison ferme à la suite d'un procès intenté par la Sobragui en 2015 pour escroquerie, dénonciation calomnieuse et injure publique, Richard Guilavogui a écopé de 9 mois à la maison centrale. Les raisons de cet emprisonnement résultent d'une dénonciation qu'a fait le président d'Agemaf-Environnement par rapport à la pollution de l'environnement par cette usine.
« J'ai été en prison à cause de la protection de l'environnement guinéen. Sobragui ayant des hommes forts, ils ont dit que l'ONG n'existe pas. Parce que, le secrétaire général du ministère de l'Environnement qui est dans un clan contre moi a eu à faire une demande au ministre de l'Administration pour dissoudre l'ONG. Mais, il n'a jamais eu la réponse. La société s'est basée sur cette demande pour dire qu'elle ne reconnaît pas l'ONG qui fonctionne avec l'État. Alors, ils m'ont poursuivi avec trois thèmes de délit ; tentative d'escroquerie, dénonciation calomnieuse et injure publique » indique Richard Guilavogui.
Sur ce, le président de l'ONG sera condamné à 10 mois de prison ferme. Mais suite à une interjection d'appel, l'environnementaliste sera libéré 9 mois après. « Arrivé au niveau du tribunal de première instance de Conakry 2, le dossier était à la disposition d'un certain Mohamed Lamine Diawara substitut du procureur que j'ai pris en flagrant délit avec l'avocate de la Sobragui en train de compter des millions d'argent. Le Monsieur n'a pas manqué de dire M. Guilavogui votre ONG n'a pas d'argent. Automatiquement, il a rendu la cédule de citation pour m'arrêter et ils m'ont enfermé. On m'a condamné à 10 mois de prison et j'ai fait appel et dans les 10 mois, je ne fais que 9 mois et durant cette période, j'ai fait appel. Ils ne sont pas venus et grâce au concours des autorités judiciaires, à leur analyse. Ils ont pu distinguer la situation. J'ai été libéré le 19 Décembre 2016. Parce que le jugement a été fait et ils ont compris que j'ai raison. Si je n'avais pas raison, on n'allait pas me libérer. Parce que le parquet ne peut que confirmer ou infirmer donc si ça été infirmé ce que j'ai eu raison », nous a confié Richard Guilavogui.
Après sa libération, l'environnementaliste exige toujours le dédommagement de l'État ainsi qu'à sa personne. « Maintenant que cela est fait, je demanderai toujours à ce que la Sobragui paye 10% des revenus mensuels au compte de l'État. C'est-à-dire, elle gagne 15 milliards par mois 10% de ces 15 milliards. C'est 1 milliards 500 millions. C'est ce que j'ai demandé par rapport au délit commis par rapport à la pollution de l'environnement. Je n'ai pas dit de payer l'argent en mon compte. Même si la société ne paye pas aujourd'hui, il paiera même si je ne suis pas sur terre. Le délit est déjà ordonné. Des deux, ils ont menti sur moi donc ils doivent me dédommager » a-t-il souligné.
Richard Guilavogui ne compte pas baisser les bras pour la protection de l'environnement en Guinée, même si le département de l'Environnement lui doit une somme de 308 millions qu'il réclame. « Je continuerai de faire mon travail celui de protéger toujours l'environnement. Et je vais toujours aider le peuple de Guinée et le gouvernement guinéen en la matière malgré que je ne suis pas remercié, je ne suis pas payé. Aujourd'hui, le département de l'environnement me doit une somme de 308 millions que je réclame » a-t-il renchérit.
Amadou Sadjo Diallo
L'Indépendant, partenaire de GuineeActu
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