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Affaire DG police, Alpha-Cellou, Dr Faya : un cadre de l'UFDG met les pieds dans le plat

Alpha Amadou Diallo  Dimanche, 18 Décembre 2016 11:53

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Mousliou Haidara, juriste et membre de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) donne sa lecture de l'évolution du processus électoral, avec l'accord inter guinéen qui a du mal à être appliqué convenablement. Dans cet entretien qu'il a accordé à notre reporter, Mousliou Haidara, ancien proche de Bah Oury, soutient l'argument du président de l'INIDH qui plaide pour le transfèrement du dossier du 28 Septembre par la CPI, entre autres.


L'Indépendant : récemment, le gouvernement a déposé au niveau de l'Assemblée nationale 2 projets de loi sur les collectivités locales pour adoption. Malheureusement ce n'était pas les projets contenus dans l'accord inter guinéen. Selon vous, est-ce une erreur de la part du gouvernement comme le prétend le ministre Bouréma Condé ?

Mousliou Haidara : sur la question de l'accord, j'avoue comme l'a dit le porte-parole de l'opposition, l'opposition même a été surprise de voir un texte qui est différent de celui d'abord qui était prévu par l'accord lui-même. Mais vous savez qu'après l'accord, il y a eu des commissions de travail. Ces commissions ont fait un projet qui a été remis au gouvernement, quitte à lui maintenant d'envoyer ce projet. Dans la procédure parlementaire, c'est le gouvernement qui envoie le projet. A notre fort étonnement ni le projet de l'accord, ni le projet qui a été préparé par la commission en charge justement de cette partie de l'accord envoyé au gouvernement, n'a été déposé. Donc ça a été une surprise pour tout le monde. Maintenant nous prenons les membres du gouvernement au mot, parce que s'ils disent qu'ils se sont trompés, nous estimons que l'erreur va être corrigée. En tout cas à cette phase, il n'y a pas encore péril en la demeure. Nous pouvons les prendre sur leur mot, estimer qu'il y a eu erreur ; puisque nous n'avons pas les preuves d'affirmer le contraire, nous les prenons au mot. Jusque-là, nous pensons que c'est de bonne foi et que ça va être corrigé, nous espérons vivement que cela soit fait.


Certains observateurs estiment que l'opposition s'est faite une fois encore grisée par le pouvoir, car pour eux les précédents accords n'ont pas été respectés. Comment trouvez-vous cela ?

Vous savez, il y a trois choses qui font la particularité de cet accord. Premièrement, cet accord résume tous les points non exécutés des autres accords. Pratiquement, ce n'est pas un nouvel accord. A part la partie indemnisation, il n'y a pas eu un nouvel élément, c'est les anciens éléments qui n'avaient pas été respectés, qui ont été repris dans cet accord. Donc c'était juste formaliser les points qui n'ont pas été exécutés pour les exécuter. Deuxième élément, c'est que cette fois-ci nous étions dans une dynamique d'apaisement qui est acceptée par tous les partis de la mouvance et de l'opposition. Troisième chose, pour la première fois le président de la République s'est lui-même engagé publiquement après sa rencontre avec le chef de file de l'opposition. Il s'est engagé à faire respecter à veiller à ce que les accords qui sortiront des assises soient respectés. Donc s'il renie sa parole, je pense qu'en ce moment l'opposition prendra sa responsabilité et l'opinion nationale et internationale sauront que cette opposition qu'on qualifie de va-t-en-guerre, n'est pas responsable de ce qui arrivera dans le pays. Elle a montré sa capacité à vouloir faire la paix en faisant cet accord contre vents et marrées avec toutes les hostilités que cela a valu notamment à l'UFDG. Donc nous avons voulu montrer à l'opinion que nous ne sommes pas de mauvaise foi, que nous voulons vraiment la paix dans ce pays, et si le pouvoir viole cet accord nous aviserons nos militants et nous prendrons nos responsabilités, et s'ils veulent la confrontation nous allons à la confrontation et en ce moment adviendra que pourra. Maintenant pour la question des gens qui disent que l'opposition a été grisée, vous savez peut-être que les gens ne sont pas tellement informés de la réalité des choses. Cet accord, notamment la partie élection qui est beaucoup critique, c'est le point 2 concernant les élections dans les communes, dans les districts et dans les quartiers.


Expliquez-nous un peu pourquoi vous, vous avez acceptez ce point ?

Avec cette partie nous étions en face d'un blocage, d'un vide juridique. Quand vous prenez le code électoral actuel tel que c'est libellé pour les quartiers, il est dit que pour les quartiers, c'est le système de liste, pour les districts c'est le système uninominal à un tour et le vote se fait soit par alignement, soit par main levée. Alors que quand vous prenez notre constitution en son article 2 ; il dispose que le vote est secret. Donc déjà première contradiction entre le code électoral et la constitution, donc on ne peut pas, puisque dans la hiérarchie à la norme, la constitution est une norme supérieure. On ne pouvait pas procéder par ce vote parce que ça viole la constitution. Soit il fallait corriger la constitution en disant que pour certaines circonscriptions, on peut voter par main levée en ce moment c'est conforme, soit changer le code électoral. En tout cas, à cette phase on ne peut pas élire les chefs de districts. Maintenant il est dit que pour les quartiers se sont des circonscriptions électorales à leur niveau ; c'est-à-dire chaque quartier est une circonscription électorale qui doit avoir une commission administrative de centralisation de vote et présidée par un magistrat. C'est ce que le code a prévu. Imaginez plus de 2500 quartiers et plus de 2500 commissions administratives de centralisation de vote à mettre sur place. La CENI a dit qu'elle est incapable de le faire ni humainement, ni techniquement, ni administrativement, ni financièrement et juridiquement c'est infaisable. Parce qu'il est dit, que les commissions administratives de centralisation des votes sont obligatoirement présidées par un magistrat de l'ordre judiciaire alors que toute la Guinée, on n'a pas plus de 350 magistrats. Donc est ce qu'il faut importer des magistrats. Deuxième difficulté rendant impossible l'élection au niveau des quartiers et districts, depuis dans les années 1995, il n'y a pas eu d'élection. Les gens sont nommés par le pouvoir. Chaque pouvoir qui arrive nomme ses chefs de quartiers. On a dit est-ce qu'il faut qu'on continue à avoir des chefs de quartiers nommés par le pouvoir et au solde du pouvoir même dans les fiefs de l'opposition ?

On a dit non ! Pour limiter les dégâts au moins acceptons de désigner au prorata des élections qui sortiront des élections communales. Nous pensons que ça limite les dégâts, ça rétabli non seulement la représentativité mais aussi une certaine légitimité en attendant de trouver une solution au problème électoral qui est là, qu'on ne peut pas appliquer. Il faut au moins sortir de ce vide là et permettre à chacun de gouverner là où il a la majorité. Donc c'est ce qui a prévalu à cet accord. Ce n'est pas tombé du ciel, on ne s'est pas laissé berner, non ! C'est en ayant étudié tous les paramètres et en réalpolitique, nous avons compris qu'à cette phase on ne peut pas procéder à des élections. Donc il faut utiliser le moindre mal pour rétablir le minimum de représentativité au niveau de ces circonscriptions. C'est ce qui nous amené à cette proposition. Maintenant si elle n'est pas appliquée, nous en aviserons. Parce que nous sentons aujourd'hui une fébrilité du pouvoir qui a peur d'aller dans les élections vu le résultat qu'il a et vu l'engouement qu'il y a au niveau notamment de l'UFDG dans les communes. Nous pensons que le pouvoir veut justement trouver les voies et moyens pour saboter, pour retarder les élections communales. Nous pensons que c'est surtout, cette diversion qui est en train d'être faite.


Mais ce que d'autres acteurs déplorent dans tout ça, c'est la politisation de la base ?

Je pense qu'il n'y a pas aussi péril à ce niveau. Il ne faut pas avoir peur de la politisation. Deuxièmement je pense que les gens sont allés vite en besogne. Parce qu'il est dit que dans les élections locales, les listes indépendantes sont admises. Donc et la société civile et des personnes indépendantes peuvent constituer une liste et se présenter à une élection communale et communautaire. Supposons que dans ce quartier de Kipé, si c'est une liste de la société civile qui est majoritaire, c'est elle qui va gouverner le quartier. Donc rien ne dit que c'est un parti politique. Donc c'est relatif cette histoire de politique. Troisièmement la société guinéenne est une société extrêmement politisée aujourd'hui. Quoi que vous fassiez, la politique ressurgit. Je pense qu'il ne faut surtout pas avoir peur de dire que, c'est un parti qui dirige un quartier. Ça a un avantage, celui de former l'élite politique, l'élite administrative, l'élite de commandement et ça forme les gens à mieux gérer les problèmes du citoyen à la base et ainsi de suite. Et ça peut être au niveau des quartiers et des communes et ça permettra aussi au citoyen de juger la gestion de chaque parti. Parce que si vous avez une commune vous imposez un certain mode de gouvernance dans cette commune que les gens apprécient et ils diront que demain si ceux-ci arrivent au pouvoir certainement ça va changer. Donc ça permet aussi à la population d'avoir un moyen de tester la capacité à gouverner des partis politiques. Donc il y a un certain nombre davantage que les gens ignorent peut-être que bon an mal an, ou consciencieusement ou inconsciencieusement. Mais en tout cas, il y a des avantages qu'il faut ressortir que les gens doivent savoir, que ce n'est pas tout mauvais d'avoir aussi des partis politiques au niveau des quartiers et districts.


Cet accord a créé une crise au sein de l'opposition. Cellou Dalein a été choisi comme médiateur. Pensez-vous que cette crise sera jugulée aussi facilement ?

Si les gens se battent pour des principes, il y a des voies légales qu'ils peuvent emprunter. Ce n'est pas un problème de dire puisque l'UFDG a fait ça aujourd'hui, nous ne serons plus avec l'UFDG ou tant que tel est là nous ne viendrons plus à table. Nous pensons que ça, c'est un jeu d'enfant, ce sont des expressions d'émotion. Alors qu'en politique on ne doit pas voir l'émotion, on doit voir la réalité en face. C'est pourquoi nous pensons que Faya Millimono qui se dit très lucide avec les explications et les arguments objectifs que je vous ai déployés concernant l'impossibilité d'organiser ces élections, nous pensons qu'il peut se rendre à l'évidence que le chemin qu'il a emprunté n'a pas d'issue. Donc qu'il revienne a des meilleurs sentiments et que nous continuons le combat que nous avons entamé ensemble pour l'alternance ; parce que nous pensons qu'aller aux élections communales, ça sera un bon début pour nous de préparer l'alternance en 2020.


A voir tout ça, est-ce que Cellou Dalein n'est pas en train de se faire mener en bateau par Alpha Condé, à votre avis ?

Non, loin de là. Je pense que Cellou Dalein c'est quelqu'un qui est bien averti, qui a fait la lecture de la situation, qui connaît la réalité des choses. Il sait qu'il ne sert à rien de s'agripper derrière quelque chose qui ne peut pas aboutir en disant que nous, nous voulons qu'on organise les élections au niveau des quartiers et des districts, sachant que cela est impossible. Donc ça permettra au pouvoir de maintenir la main sur nous dans les districts et les quartiers même dans les fiefs de l'UFDG. Nous, nous voulons rompre cela pour rétablir au moins la représentativité en nous permettant d'avoir des chefs de quartiers et de districts dirigés par nous, ou par la liste gagnante. Chacun dans le fief là où il a eu la majorité lors des élections communales. Donc je pense que c'est loin de ce que les gens pensent. Il est bien averti. Il connait la ruse de l'autre camp d'en face. Je pense que nous sommes bien préparés, bien outillés pour ne pas tomber dans ce genre de piège.


Le président de l'INIDH réclame la destitution du DG de la police suite à des propos tenus à N'Zérékoré. Quel est votre point de vue là-dessus ?

Il faut condamner ces genres de propos. En Guinée, il ne faut pas avoir la mémoire courte. Dans un passé récent des gens nous ont précipités dans ces genres de situation. Souvenez-vous qu'en 2000 on a dit que des femmes de Kankan demandaient à ce que la constitution soit modifiée et que Conté soit président à vie, le « Koudaisme ». On a vu ce que cela nous a donné. Aujourd'hui les temps ont changé. Nous avons une opinion publique qui a besoin de changement revendicatif et qui est exigeant en ce qui concerne la gouvernance. Donc je pense rêver à ce genre de truc, c'est utopique, parce que ça ne pourra pas aboutir. Toutefois le président doit donner des signaux clairs ; soit s'il n'est pas dans cette dynamique ou s'il n'est pas d'accord la seule chose à faire pour montrer aux gens qu'il n'est pas dans cette dynamique, c'est de limoger le Directeur. Donc nous, nous demandons que cela soit fait. Si cela n'est pas fait, nous considérons que, qui ne dit rien consent. Alpha Condé est consentant et qu'il a en ligne de mur un troisième mandat. Dans ce cas, il nous trouvera sur son chemin, il trouvera le peuple de Guinée dans son chemin. De toute évidence, le Directeur général de la police est sorti de ses prérogatives, il n'est plus digne d'occuper cette fonction. C'est une fonction dont celui qui l'occupe doit être obligatoirement astreint, soumis à une obligation de réserve. Donc il a violé cette obligation de réserve. Non seulement il doit être limogé mais aussi il doit être traduit devant les tribunaux parce que ce qu'il dit d'abord risque de créer des troubles à l'ordre publique et ça viole les dispositions même de la norme fondamentale qui est la constitution guinéenne. Donc je suis d'accord avec le président de l'INIDH. Il faudra expressément et incessamment que le président de la République prenne une décision pour se désolidariser en le limogeant. A défaut nous en tirerons les conséquences, c'est lui qui est en train de manipuler tout, et ça, ça nous mettra dans une autre situation que nous ne souhaitons pas pour la Guinée.


Cependant certains caciques du pouvoir comme Bantama Sow soutiennent le DG de la police ?

En Guinée malheureusement, les gens n'ont pas cette conscience citoyenne qui leur permet de faire la part des choses entre l'homme et l'État, entre le devenir du pays et la situation de leur intérêt personnel. Tout cela est l'expression pour moi d'un certain égoïsme, d'un certain besoin de se refaire une place politique devant le président de la République. Quand vous prenez lui Bantama Sow, tout le monde sait son passage dans les différents ministères, ce que ça a donné. Tout le monde connaît sa carence en matière professionnelle et intellectuelle. Donc si ça vient des gens comme lui, pour moi ce n'est pas une surprise. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Ils sont en train de faire ce qu'ils savent faire ; vanter un homme, créer l'homme providentiel pour avoir une place au-devant de la scène, avoir certains postes et profiter des privilèges des postes. Moi je pense que ça n'exprime que cela. Mais je pense qu'aujourd'hui le peuple de Guinée de 2016, 2017 jusqu'à 2020 est nettement différent du peuple de Guinée de l'année 2000. Donc ceux qui tenteront, trouveront que ce n'est pas possible.


Quel est votre point de vue sur le transfert du dossier du 28 Septembre à la CPI invoqué par le président de l'INIDH ?

Je vous donne mon avis personnel en tant que juriste, en tant que aussi quelqu'un qui a travaillé un peu avec certaines ONG sur ce dossier, ce n'est pas l'avis de l'UFDG parce que je n'ai pas consulté le bureau politique à ce sujet. Je pense que l'état actuel de notre justice compte tenu de la situation matérielle et même professionnelle de notre justice et de nos magistrats, je suis plus favorable à un transfert de ce dossier à la CPI que de son jugement par la justice guinéenne.


Pourquoi cette préférence ?

Pour beaucoup de raisons. Premièrement, il y a plus de neutralité parce que nous savons qu'ici n'importe quel magistrat que vous prendrez, vous pourrez avoir un lien avec une personne qui pourrait être intéressée soit du côté des victimes, soit du côté des bourreaux. Donc ça peut fausser déjà des données de l'objectivité recherchée dans la recherche de la justice et de l'impunité. Deuxième élément, je pense qu'il y a le côté matériel, la gestion de la capacité technique et professionnelle de nos magistrats n'est pas comparable à celle qui est à la disposition de la CPI aujourd'hui sur tous les plans. Donc c'est pour ces deux raisons que moi je préfère qu'il vaut mieux envoyer ce dossier à la CPI.


La chaîne France 24 s'est procurée d'enregistrements audio de conversation dans un scandale de corruption dans le secteur minier guinéen qui a éclaté récemment, et dans lequel le président de la République est cité. Que vous inspire cette révélation ?

Cela aussi je pense que nous sommes habitués depuis un certain nombre d'années. Depuis l'arrivée du pouvoir Alpha Condé en Guinée, nous avons observé un certain nombre de dossiers malheureusement qui ressemblent à ce dernier, où le pouvoir est impliqué dans des histoires de corruption et de pots de vin, en donnant en contrepartie nos mines. Malheureusement c'est devenu récurent. Nous avons des cas comme celui de Paladino où on avait pris des dettes, des millions de dollars en promesse, en contrepartie de nos mines. Après il y a eu le cas de Sable Mining, où le fils du président et des proches comme Bouba Sampil ont été cités. Ensuite il y a eu le cas aujourd'hui de Rio Tinto.

Aujourd'hui tout le monde dit que la société SMD qui opère dans Boké sans aucun respect des normes environnementales et sociales beaucoup de rumeurs disent que le fils du président est derrière. Il y a certains conseillers du président comme les Kassory qui sont dans des coups. Donc tout ça fait qu'aujourd'hui que nos mines sont devenues la chasse gardée des gouvernants, et que la corruption bat son plein dans le secteur.

Malheureusement le peuple n'en profite pas. Donc c'est condamnable.

Donc la première des choses que l'UFDG mettra sur place quand il va arriver au pouvoir, c'est d'abord une commission de répression de délit économique et financier, et notamment pour les cas d'enrichissement illicite et des cas de corruption dans nos mines. Il faudra que ça soit éclairé à l'image de ce que le Sénégal a fait à l'arrivée de Macky Sall. Ça sera indispensable pour que le peuple sache jusqu'à quel niveau il a été extorqué de ses ressources, jusqu'à quel niveau les gens se sont enrichis sur son dos. Malheureusement le peuple aujourd'hui continue de croupir dans la pauvreté. Vous avez vu ce qui se passe aujourd'hui à Boké. Il y a tout le temps des échauffourées, parce que les gens ne font qu'inhaler la poussière et voir leurs ressources partir sans aucune contrepartie ni école, ni routes, même arroser sur les routes où passent ces camions, les gens sont incapables, il n'y a pas d'hôpitaux, il n'y a même pas de courant. Même dans Kamsar où CBG évolue depuis plus de 40 ans aujourd'hui, vous avez toute une partie de la ville qui n'a même pas d'électricité. Donc c'est dommage qu'on continue de parler de corruption.

Malheureusement je pense que tant qu'Alpha est là ça ne va pas changer. On risque encore d'avoir d'autres cas qui vont se révéler bientôt dans d'autres secteurs et l'UFDG prendra sa responsabilité une fois au pouvoir pour sanctionner cela.


Votre message de la fin…

Je demande à nos militants de prendre beaucoup de courage et de savoir que la lutte continue, et que nous avons montré par cet accord que nous sommes capables de faire la paix, et si l'autre camp arrive à violer cet accord, nous reviendrons à la confrontation, parce que nous avons montré aussi que nous sommes capables de faire la résistance et la confrontation. Mais ce serait dommage et pour le pouvoir lui-même parce qu'on a gâché un premier mandat de 5 ans qu'on a passé dans la confrontation. Ils auraient pu nous faire l'économie d'une telle confrontation pour le reste de ce mandat. Malheureusement s'il ne veut pas avoir de résultat et qu'il ne veut pas travailler pour le peuple, il préfère ça, nous allons l'aider. Mais pour le moment nous estimons qu'il reviendra à de meilleurs sentiments et l'accord va être appliqué dans toute sa plénitude, et que le peuple s'en sortira mieux.


Entretien réalisé par Alpha Amadou et Sadjo Diallo

L’Indépendant, partenaire de GuineeActu


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