Le financement des projets agricoles compromis : les paysans refusant de s'acquitter des prêts

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jacqueline sultanDans certains pays l'agriculture reste le moteur du développement. En Guinée malgré les conditions géographiques et pluviométriques agréables, le secteur de l'agricole reste le parent pauvre. N'eut été l'apport des partenaires au développement, le secteur serait quasiment à l'état encore embryonnaire.


Le mardi dernier, le centre urbain de la préfecture de Coyah, une localité non loin de la capitale, a abrité la troisième session du comité de pilotage du programme national d'appui aux acteurs des filières agricoles. Lors des travaux, les débats se sont beaucoup plus focalisés sur le non remboursement des crédits contractés par les producteurs dans l'acquisition des intrants agricoles. Toute chose qui a amené le coordinateur PPNAFA, Djibril Tamsir Bangoura d'être sceptique pour la prochaine campagne agricole. Selon les experts du Fida, l'une des organisations qui soutiennent les paysans guinéens, les fonds sortis sont d'abord à justifier sinon, il sera difficile de trouver de nouveaux financements. Ce qui du coup pourrait compromettre des opportunités agricoles pour le pays.


A en croire le représentant du Fida en Guinée, Ibrahima Tanoun Diallo l'argent que les paysans ont pris doit être remboursé. « Les gens du Fida ont les yeux sur ça, si vous avez compris que l'argent n'est pas venu, c'est ça la raison », a déclaré le représentant du Fida, Ibrahima Tanoun Diallo.


Il a aussi fait savoir qu'ils ne devraient pas tenir ladite convention pour les gens qui doivent de l'argent. « Toutes les semaines, on est en vidéo conférence. Je suis franchement fatigué, d'être interpellé pour expliquer des choses de ce genre. Cela joue sur la capacité d'absorption de la Guinée et la capacité de la gouvernance des projets », a-t-il souligné. Puis d'indiquer qu'il voudrait surtout attirer l'attention des autorités du secteur de l'agriculture sur ce fait. « Je dirai à Mme le ministre qu'il y a de l'argent pour accompagner le secteur agricole. Mais ça tient compte de tout ce qu'on vient de dire, afin que l'argent vienne au niveau de la Guinée. Il faut faire très attention à cela », a conclu le représentant du Fida en Guinée, Ibrahima Tanoun Diallo.


Richard Tamone

L’Indépendant, partenaire de GuineeActu


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