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Accord du 12 Octobre : Cellou Dalein persiste et signe

Amadou Sadjo Diallo  Mardi, 29 Novembre 2016 20:22

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DIALLO_Cellou_Dalein_18_01Cellou Dalein Diallo vient de réitérer une nouvelle fois sa position par rapport à l'accord du 12 Octobre dernier, dont un groupe de frondeurs est en train de contester le point concernant la désignation des chefs de quartiers et de districts. Pour lui, c'est pour contrecarrer la décision du pouvoir de nommer les chefs de quartiers et de districts que l'opposition a dû accepter que ces gens soient désignés au prorata des résultats obtenus lors des élections communales. Dans cet entretien accordé à la radio Lynx Fm, il en appelle à la sagesse des membres de l'opposition républicaine, à se départir des attitudes bellicistes.


Donald Trump et Sarkozy

« Par rapport aux États-Unis je pense que M. Trump a tenu un discours de campagne qui a inquiété le monde entier, pas seulement l'Afrique ou la Guinée. Mais depuis qu'il est élu, je pense qu'il est en train de revoir son discours. Et je ne pense pas qu'il mènerait des politiques qui sont conformes à ses discours là. D'ailleurs sur beaucoup de points par rapport au réchauffement climatique, par rapport à la poursuite de son adversaire Mme Hilary, il a renoncé à pas mal de choses. Je suis sûr que lorsqu'il s'installera à la Maison Blanche, naturellement, la raison prévaudra, et il mènera des politiques qui sont conformes à l'intérêt des États-Unis et du monde. Sarkozy est battu, mais c'est la démocratie, ils ont choisi de faire des primaires à droite et pour le centre, Nicolas Sarkozy n'a pas pu passer au deuxième tour. C'est Alain Juppé et François Fillon qui vont en découdre. Tous les 2 sont des libéraux, donc je n'ai pas de problème ».


COP 22

« Il faut d'abord dire qu'il y a eu des accords à Paris. Un accord important pour l'ensemble des pays du monde qui se sont engagés à mener des politiques susceptibles de réduire le réchauffement climatique. Maintenant il fallait définir les conditions de mise en œuvre de ces engagements qui ont été pris à Paris, et je pense qu'à cet égard aussi beaucoup de pays se sont engagés à mettre en œuvre l'accord. Beaucoup d'efforts vont être faits pour l'Afrique. Je crois 100 milliards vont être mobilisés pour faire face aux défis du réchauffement climatique. J'étais venu là-bas, parce qu'il y a l'International libérale qui organisait son comité exécutif à Marrakech en marge des travaux de la COP 22 ».


La Guinée et le réchauffement climatique

«Je pense qu'il y a beaucoup d'efforts à faire en Guinée pour la protection de l'environnement. Jusqu'à présent il n'y a pas une gestion rigoureuse de ce volet. La Guinée de 1950 n'est pas la Guinée de 2015, il y a beaucoup de cours d'eaux qui disparaissent, beaucoup d'espèces qui ont disparus, il y a beaucoup de choses à faire pour la protection de l'environnement. La participation de la Guinée pour la protection de l'environnement et contre le réchauffement climatique. Heureusement nous avons de l'énergie propre, l'énergie hydroélectrique. Nous sommes en train de développer cette énergie là en construisant les barrages sur le Konkouré, le Sénégal et sur le Koukoutamba. Nous avons beaucoup de sites où nous pouvons faire de l'énergie propre et l'exporter même vers les pays voisins ».


Meeting de l'UFDG à Kaloum

« Aujourd'hui l'UFDG est devenue très forte à Kaloum. Nous avons procédé à l'implantation du parti à la faveur des défections dans d'autres partis. Il y a beaucoup de militants et de responsables des partis appartenant à la mouvance ou à l'UFR qui ont quitté le parti pour rejoindre l'UFDG. Ce qui nous a permis d'installer dans chaque quartier de Kaloum une section, un bureau de jeunes et un bureau des femmes. Ces sections nouvellement implantées ont voulu que le président du parti leur rende visite, c'est ce que j'ai fait le dimanche passé et j'étais vraiment très fier de constater qu'il y avait une forte mobilisation à Kaloum pour accueillir le président de l'UFDG ».


De la crise au sein de l'opposition

« Il y a eu un malentendu. Il y a eu beaucoup de divergence générée par ce dialogue. Notamment l'accord politique qui a été signé au terme du dialogue. Le point d'achoppement, c'est le mode de désignation des chefs de quartiers. L'opposition a noté que tous les chefs de quartiers aujourd'hui sont nommés par le pouvoir. Le pouvoir avait l'intention d'institutionnaliser cette nomination par les autorités administratives des chefs de quartiers. L'opposition a estimé que ce n'est pas juste, ce n'est pas démocratique, on ne peut pas laisser à la discrétion des autorités administratives la désignation des chefs de quartiers. Nous avions demandé que ces chefs de quartiers soient élus et nous souhaiterions qu'ils soient élus conformément au code électoral qui stipule aujourd'hui que c'est un scrutin uninominal à un tour pour la désignation des membres du bureau des quartiers et des districts.

Autour de la table de négociation, nous étions sur cette position, la mouvance voulait qu'ils soient nommés en nous disant qu'ils sont nommés dans tous les pays de la sous-région, et que ça ne fait pas l'objet d'élection. Donc le débat était là. Dans la pratique, depuis 1991-1992 il n'y a pas eu d'élection, ils sont pratiquement nommés par les autorités administratives, les préfets, les sous-préfets, les gouverneurs. Donc le pouvoir avait déjà pris des dispositions pour modifier le Code des collectivités dont le projet est en train d'être fait avec l'appui du PNUD. Mais au niveau du Code électoral aussi, ils voulaient introduire un projet de lois pour changer justement les dispositions du Code électoral actuel pour faire en sorte que les chefs de quartiers et de districts soient nommés. Donc à l'issue des débats, on a trouvé un consensus ; ils ne vont pas nommer à la discrétion arbitrairement. On va faire en sorte que l'élection communale serve de base à la désignation des bureaux de quartiers.

Lors de l'élection communale les listes y compris les listes indépendantes, chacun va obtenir un certain nombre de résultats au niveau du quartier et puis on va constituer le bureau du quartier à la proportionnelle à la lumière des résultats obtenus sur chaque liste y compris les listes indépendantes. On a dit que la liste arrivée en tête dans le quartier pourrait alors dans ce cas désigner le chef de quartier, mais ce n'est plus à la décision d'une autorité administrative ou communale de nommer. C'est sur la base de résultat, sur la base du scrutin pour l'élection du conseil communal qu'on va constituer le bureau du quartier. Donc ce n'est plus arbitraire, c'est en tenant compte de la volonté et de la sensibilité des habitants du quartier qu'on va constituer le bureau du quartier. Ça n'a pas été accepté par l'ensemble de la délégation de l'opposition. Sur neuf, il y a M. Faya Millimono et M. Nestor de l'UGDD qui ont dit qu'ils ne sont pas d'accord ; que le mandat reçu par la délégation c'était de défendre l'élection au scrutin uninominal à un tour des chefs de quartiers et des autres membres du bureau du quartier. Les autres délégués ont estimé que l'objectif ultime pour nous, c'est de faire en sorte que ça ne soit pas une nomination arbitraire. Voilà la source de ce conflit, je pense que la raison finira par prévaloir. Mais pour le moment on doit déplorer les invectives contre le personnel qui ont été engendrées par ce conflit qui n'est qu'un malentendu. Effectivement il faut dire qu'il y a un problème ».


De l'UFDG et ses alliés

«Je n'ai lâché personne. Il y a eu une mauvaise interprétation ou peut être des écarts de langage. Ce qu'on a dit, c'est qu'on souhaiterait que dans la première phase que chacun fasse sa liste pour essayer d'attirer le maximum d'électeurs, et qu'après qu'on mette nos conseillers ensemble pour aller à la conquête des exécutifs des communes. Si vous prenez dans une circonscription donnée, si chacun peut aller faire sa propre campagne, vous avez disons 3 ou 4 listes des membres de l'opposition qui sont présents dans le quartier et chacun peut avoir un certain nombre de conseillers, vous mettez vos conseillers ensemble pour aller à la conquête parce qu'on veut tous que chaque commune soit dirigée par l'opposition. Il n'est pas dit que ça sera toujours l'UFDG, ou NFD ou BL ou GRUP ».


Du cas Mouctar Diallo et la mairie de Ratoma

«Mouctar le comprend parfaitement. Il veut être le maire de Ratoma, c'est naturel, il a un parti. Ceci dit ce que je n'ai pas aimé, c'est la campagne de discrédit sur le président ou sur l'UFDG ; qu'il a toujours soutenu et qui n'a rien fait pour lui. Si on reste ancré dans l'opposition, on a un seul adversaire, c'est la mouvance, le RPG et ses partis alliés. On essaie de s'associer dans la deuxième phase des élections communales, dans la première phase, chacun est libre d'aller chercher, ça n'exclut pas aussi qu'on ait une liste commune avec un parti. Si on est d'accord on peut faire une liste commune avec un parti sur la base des choses. Par exemple j'avais voulu à Guékédou et à Kissidougou que Faya, Jean-Marc et moi nous puissions faire une liste commune dans les sous-préfectures et une liste par parti au niveau des communes rurales, mais finalement on est en train d'examiner, est-ce qu'il y a lieu de faire une liste commune dans les communes rurales. Nos fédérations sont en train de travailler ensemble pour voir qu'est-ce qu'il y a lieu de faire.


Du « choix » entre Aboubacar Sylla et Faya

«Je pense que leur appartenance à l'opposition républicaine commandait que le débat ait lieu à l'intérieur et non dans les médias. Je déplore aussi les invectives personnelles. Nous allons consulter les uns et les autres pour prendre une décision. Vous savez que ce n'est pas facile. Je souhaite que l'unité de l'opposition soit maintenue. Mais il faut aussi qu'un certain nombre de règles soit respecté. On ne peut pas attaquer systématiquement ses partenaires dans les médias en les accusant de trahison lorsque dans le cadre d'un dialogue comme ça, la délégation de l'opposition a estimé qu'on pouvait trouver un compromis à ce niveau-là. Bon on peut avoir son point de vue là-dessus, mais ça ne devrait pas être à l'origine de l'implosion de notre opposition. Je souhaite vivement que chacun revienne à la raison ».


Une synthèse de Amadou Sadjo Diallo

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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