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Parlement : Ousmane Gaoual tacle Kory Kondiano

Alpha Amadou Diallo  Mercredi, 23 Novembre 2016 15:06

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ousmane gaoual1Ousmane Gaoual Diallo, député uninominal de l'UFDG a confié ses impressions sur la session budgétaire qui se déroule en ce moment à l'hémicycle. Dans cet entretien accordé à la radio Lynx fm, le député ne va pas de main morte, quand il parle du président de l'assemblée nationale Claude Kory Kondiano.


Des travaux dans les commissions de la session budgétaire

« Bien, le parlement s'était donné un calendrier qui faisait que dans cette première phase, on étudiait avec le département ministériel la partie recette du budget et puis on vote cette partie comme vous le savez et après on s'attaque aux dépenses pour… et clôturer le vote sur le budget national pour l'année 2017 ; sauf que cette première partie ne se passe pas très bien du tout, d'abord parce que l'assemblée nationale ne fonctionne pas normalement ; c'est-à-dire le secrétariat général qui est chargé de faire le lien avec le ministère pour prendre le rendez-vous n'est pas opérationnel. Ce qui fait que les ministres quand on les convoque, ils ne sont pas dans le pays, souvent on ne connaît pas ce qu'ils sont. Il y a eu des dispositions prises, ils ne sont pas informés et puis on se retrouve tout seul à travailler sur un budget qu'on ne connaît pas avec des recettes qu'on ne connaît pas du tout, et le plus souvent le temps passe, le parlement reste rigide sur son calendrier et puis on ne fait rien. Je vais vous donner un exemple à la commission défense et sécurité, on devait avoir le ministre de la Sécurité puis le ministre de la Défense pour parler des recettes fiscales. On n'a pas eu le ministère de la défense qui s'est bien prêté au jeu, qui est arrivé avec lequel on a eu une séance de travail et puis le ministère de la Sécurité. On nous a informés qu'il n'était pas au courant qu'on devait travailler avec eux, d'abord je suis surpris que le ministre ne soit pas informé qu'on travaille sur le budget. Et que parce que c'est eux qui nous envoient le budget endetté pour qu'on puisse l'examiner. Et puis il se trouve que le secrétariat général n'a pas fait le nécessaire pour prendre le rendez-vous avec le secrétariat général du gouvernement avec le ministre concerné. Donc c'est du n'importe quoi. Du coup on n'a pas pu faire ça. Hier on n'a commencé l'inter commission sans avoir fait le travail de commission, on travaille en inter commission. Probablement samedi, on va voter sur cette partie-là sans avoir pu examiner le contenu, la recette fiscale telle que présentée dans le budget ».


Quid du budget pour 2017 en termes de recettes et de dépenses

« Bon ! Disons globalement, c'est un budget en retrait un tout petit peu de 0,5% de baisse par rapport à ce qu'il était en 2016. Et aussi c'est un budget d'investissement. Il n'y a aucun investissement prévu pour 2017, donc c'est un budget de fonctionnement à peine de 1,5 milliards de $ de dépenses annuelles. Ce qui est complètement en dessous par rapport au Sénégal qui est autour de 9 milliards. La Cote d'Ivoire 11 milliards, ce qui montre tout le travail que les Guinéens doivent faire pour avoir le budget de développement. Les fonds qui ont été pris dans le BND : le budget national développement pour financer les infrastructures routières et surtout financer la campagne du coup d'Alpha Condé sont toujours en ligne ; mais ils ne sont ni augmentés ni ajoutés. Donc il y a des lois qui sont en souffrance. La loi de programmation militaire qui devait concerner 1 milliard de francs supplémentaire pour l'armée n'a pas été débloquée, n'a pas été budgétée, ne figure pas dans le budget national. Le budget du président de la république est toujours en hausse à peu près 1.3 milliards francs guinéen par an ; le budget de chef de file de l'opposition n'est pas mentionné dans le budget national, ça veut dire qu'on n'a pas tenu compte de son institution pour le fonctionnement. L'assemblée lui-même connaît un accroissement de son budget ; on passe de 120 à 132 milliards de francs guinéens, sans qu'on ne puisse savoir pourquoi cette augmentation comme vous le savez l'opacité la plus absolue règne sur le budget de fonctionnement de l'assemblée nationale, c'est gérer par un tout petit clan autour de Kori Kondiano, on ne comprend pas ce qu'il contient et comment il est utilisé, une année à l'autre. Alors même que l'assemblée contrôle toutes les autres institutions. Elle peine à faire la transparence sur le budget que lui-même a à disposition. Donc les inquiétudes demeurent, le budget n'est pas bon ; la Guinée continuera à être un pays qui consomme simplement et qui n'investit dit tout c'est ce qui relève ce budget. Ça veut dire que la route de l'émergence ; on ne l'a pas encore trouvé, la route de développement encore n'est pas dans notre programme, les guinéens vont se contenter de payer les salaires un point, un tiret. Et puis il y a rien pour l'avenir pour nos enfants et nos petits-enfants ».


Qu'en est-il du budget du haut représentant du chef de l'État

« Au fait le haut représentant de chef de l'État n'a pas un budget proprement parlé, parce que ce n'est pas une institution, il est payé sur le budget de la présidence de la république et sur d'autres institutions, et donc du coup… »


Du nouveau règlement intérieur de l'assemblée nationale

« Il est prévu qu'une série de lois soit adoptée à partir du 12 décembre, le règlement intérieur, le code de collectivités, le code électoral. Je ne pense pas que les trois grandes lois majeures qui peuvent être examinées entre le 12 et 31 décembre à venir ».


Du projet de révision du code électoral

« C'est bien sur la route, maintenant rien à signaler du côté de la mise en place de la Haute cour de justice et des autres institutions qui manquent par exemple la loi organique portant sur le fonctionnement de l'organisation de la cour des compte n'est toujours pas sur la table des députés ».


De la discipline imposée par Claude Kory Kondiano aux députés

« Mais Claude Kory se prend trop au sérieux, je pense qu'il ne faut pas accorder de l'importance à cela. Le président de l'assemblée n'est pas le président des députés ; c'est le président protocolaire pour aller représenter l'assemblée nationale, lorsque les besoins se font sentir, il n'a aucun pouvoir de sanction sur un député, c'est le bureau de l'assemblée qui peut prononcer des mesures disciplinaires. Il faut savoir qu'un député n'est pas payé pour être présent. Un député est payé parce qu'il est élu, et donc il ne répond que sur les injonctions du peuple et pas d'un député, le président de l'assemblée n'est pas supérieur aux autres députés, c'est un député avant tout. C'est pour ça je dis qu'il ne faut pas trop le prendre au sérieux sur ces déclarations-là. Il ne sait pas un peu comment marche l'assemblée nationale ».


Une synthèse d'Alpha Amadou Diallo

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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