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Accès à l'information publique : des acteurs se penchent sur la question

Amadou Sadjo Diallo  Lundi, 21 Novembre 2016 22:51

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Le comité de suivi du droit d'accès à l'information publique a lancé ses activités le jeudi dernier. Composé d'associations de médias, de juristes et d'ONG de lutte contre la corruption, accompagné aussi par la fondation Osiwa-Guinée, ce comité compte vulgariser cette loi sur toute l'étendue du territoire nationale, afin de faciliter l'accès à l'information publique aux citoyens.


La loi organique L 004 CNT du 24 Novembre 2010 portant droit à l'accès à l'information publique comprend 7 articles et 28 chapitres. Tous ces articles concourent à la promotion de la transparence, et à la participation du citoyen au processus de prise de décisions et d'évaluation des politiques publiques de développement, selon Moussa Iboun Conté, coordinateur du comité et président de l'Agepi.


« L'adoption de cette loi organique par le CNT et sa publication dans le journal officiel, du 24 Novembre 2010, constituent une avancée majeure quant à l'émergence d'une citoyenneté active compétente, sur les questions de transparence et de bonne gouvernance. Garantissant également la liberté de la presse à travers une garantie juridique d'accès à l'information publique. C'est une loi qui prend en compte le journaliste et le citoyen lambda sur les questions de gouvernance de transparence et de redevabilité. Ça veut dire quand un dépositaire de la puissance publique, un élu local est interpellé sous sa gestion, cet élu local et ce représentant de l'État sont tenus de donner de l'information aux citoyens, sont tenus de donner l'information aux journalistes. Ça garantit aussi la liberté de la presse », a-t-il indiqué.


Pour sa part le secrétaire général du ministère de la Communication à quant à lui regretté le comportement de certains responsables de l'administration guinéenne. « Il est inconcevable que l'administration n'observe pas le principe de la loi vis-à-vis du public. Il est impensable que les populations dans le cadre de gérer leurs biens, et que vous refusez de leur rendre compte.


Ce principe de réhabiliter commence par l'accès à l'information, et au système de gestion que vous avez utilisé. Nous pensons que ce principe est universel certes mais il a été énoncé dans les textes guinéens et dans la constitution guinéenne. Les journalistes sont les premières victimes de l'inapplication de ce texte. Parce qu'ils sont chargés de collecter de l'information, de les traiter et de les diffuser pour le public. Aujourd'hui nous comprenons la difficulté que les journalistes rencontrent pour l'accès à l'information publique. Ce qui est à la base de nombreux dérapages qu'on observe dans la presse », a déploré Mohamed Condé.


De son côté, la fondation Osiwa-Guinée compte accompagner ce projet qui consiste à faciliter l'accès aux citoyens à l'information publique. « Nous soutenons cette initiative similaire, dans plusieurs pays de la sous-région, alors que la Guinée amorce une phase importante de sa consolidation démocratique. Et puisque l'assemblée prépare la prochaine session des lois, nous pensons que la question sur l'accès à l'information doit être inscrite comme priorité dans les agendas, tout en souhaitant l'application de cette loi, sera bientôt effective sur sa meilleure forme en Guinée », a sollicité Ibrahima Amadou Niang, Représentant pays d'Osiwa-Guinée. Plusieurs activités sont prévues par ce comité. Notamment dans les prochains jours, une synergie des radios et télévisions, des conférences-débats seront organisés dans tout le pays pour la sensibilisation des citoyens.


Amadou Sadjo Diallo

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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