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Dialogue inter guinéen : l'opposition à la peine
Amadou Sadjo Diallo Mardi, 04 Octobre 2016 21:21
Le dialogue politique doit en principe reprendre ce mardi au palais du peuple, après la suspension des travaux le vendredi dernier, faute d'entente autour des points portant sur la nature du scrutin du 18 Décembre prochain, et la refonte de la CENI. L'opposition voulant la tenue des élections communales couplées avec celles des quartiers et des districts. Contrairement à la mouvance présidentielle qui ne veut pas entendre parler de cette option. Une mouvance qui ne voit aucune raison aussi à ce que la CENI soit recomposée.
Lors du 7ème round des discussions entre les acteurs de la mouvance présidentielle et ceux de l'opposition, dans le cadre du dialogue politique, le vendredi dernier, l'examen des accords du 20 Août 2015, était à l'ordre du jour, notamment pour ce qui concerne la recomposition de la CENI. En plus, le découplage des élections communales et locales annoncé récemment par la CENI, qui avait annoncé la tenue du vote des communales pour le 18 Décembre prochain.
Pour le porte-parole de l'opposition, aucun consensus n'a été trouvé sur ces questions.
« Malheureusement, je suis au regret de vous dire que sur la question des élections communales et locales, il n'y a pas eu de consensus. Nous avons cependant décidé de reporter plus tard l'examen de cette question. Nous espérons, qu'à cette occasion, les lignes auront un peu évolué, et qu'il sera possible d'arriver à un accord. Vendredi, nous avons donc examiné la question de la CENI. Là aussi j'ai le regret de vous dire qu'il n'y a pas eu d'accord. Pour le moment il n'y a pas eu de consensus », a expliqué Aboubacar Sylla, au terme de ces travaux. Si l'opposition veut établir le dialogue comme un pouvoir législatif, il n'en sera pas question a menacé Amadou Damaro Camara, de la majorité présidentielle.
« Nous sommes allés jusqu'à proposer pour que l'on désigne les chefs de quartier, proportionnellement au score de chaque parti pendant les élections. Le dialogue est un cadre de concertation, pour voir comment on peut régler certaines choses. Mais il ne revient pas au dialogue d'établir des normes pour dire voilà Assemblée nationale, ce que vous devez faire. Ça c'est un principe sacro-saint consacré par la constitution. On soumet les textes aux députés, on débat et on passe au vote. Ce n'est pas ici où il y a 6 députés qu'on va déterminer ce que les 113 députés doivent faire », a estimé le porte-parole de la mouvance présidentielle.
Durant donc 2 jours, les acteurs politiques ont débattu sur les 2 sujets, mais aucun accord n'a été trouvé. Le président du cadre du dialogue a quant à lui, reconnu que ce sont là des sujets dont le rapprochement n'est pas facile. Pour Bourema Condé, chaque bloc défend l'intérêt général de la nation. « Ce n'est pas toujours facile quand on est sur le champ politique ; parce que chaque camp défend la position qu'il estime le meilleur pour le peuple de Guinée », a déclaré le ministre de l'Administration du territoire.
Ce dialogue inter guinéen entre dans sa phase difficile. Si les premières journées des accords ont été obtenues facilement, notamment pour ce qui portait sur le choix du président du cadre de dialogue, la mise en place de la Haute Cour de Justice, la libération des détenus politiques et le fichier électoral, il n'en sera pas pour autant pour le découplage des élections et la recomposition de la CENI.
Car cette fois-ci chaque bloc campe sur sa position. Et c'est l'opposition qui risque de lâcher de nouveau du lest, dans ces discussions qui achoppent sur des points pourtant qu'elle tient à défendre avec bec et ongle.
A suivre !
Amadou Sadjo Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
Il existe certes de rares pays du continent où de tels dialogues pourraient aboutir à renforcer la cohésion nationale tout en consolidant les institutions du pays. Mais surtout pas en Guinée d'AC et de sa gouvernance pourrie qui restera à tous points de vue la plus catastrophique depuis la tragédie des 26 ans de tyrannie d'AST.
Dans ce pays, la seule manière de faire évoluer l'actuelle donne sociopolitique, ce sera de rebattre toutes les cartes à partir ne serait-ce que des fameuses "vérités" du bon "neveu" Général Facinet Touré. Sinon, on ne le répétera jamais suffisamment: ce sera toujours utopique de s'attendre à voir un AC se muer réellement en anti-AC. Qui est fou de changer un système qui a permis entre autres depuis 1958, d'enfermer la forte communauté peule dans le statut d'exclusion politique, et dont les élites notamment vivent de façon consciente ou inconsciente les méfaits au quotidien, où qu'ils se trouvent?
En revanche le fichier on reporte à la Saint Glinglin, le couplage des élections (on ressort des contraintes techniques qui disparaitront comme par enchantement si AC le décide). Quant à la CENI c'est l'AN qui décide, autrement dit AC (règle de la majorité oblige).
Bref un monologue qui ne dit pas son nom...








