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Asmaou Diallo, présidente de l'AVIPA : « Le blocage c'est au niveau du président de la République »
Amadou Sadjo Diallo Mardi, 04 Octobre 2016 20:36
Asmaou Diallo, présidente de l'Association des victimes, parents et amis du 28 Septembre (AVIPA) est de ceux qui croient que c'est le président Alpha Condé qui constitue l'obstacle au déroulement du procès. Pour elle, s'il veut, le procès se tiendra, car cela demande de gros moyens auxquels seul l'État pourrait faire face.
Le Démocrate : voilà 7 ans jour pour jour depuis que les malheureux événements du 28 Septembre 2009 se sont déroulés. Alors en tant que présidente de l'AVIPA, dites-nous où en est-on dans la procédure visant à faire la lumière sur cette affaire ?
Mme Asmaou Diallo : toute la Guinée parle de de ces événements. Parce que, c'est un cas spécial. Quelque chose qui ne devait pas arriver et qui est arrivé. C'est tous les Guinéens qui ont été massacrés ce jour-là . Que tu sois parent, ami ou frère ou bien quelqu'un que tu ne connais même pas, mais quand tu entends l'histoire, tu as mal au cœur. Alors je suis vraiment très heureuse de vous retrouver parmi nous. Et n'oubliez pas aussi les journalistes ont eu beaucoup de coups au niveau du stade ce jour. Donc sachez qu'on est tous du même bord. On est tous des défenseurs des droits de l'homme, on est tous des victimes de ces événements. De ce fait, personnellement ce que je peux dire, je suis vraiment très contente. Vous êtes là avec les autres victimes en train de commémorer ces événements douloureux.
Le ministre de la Justice avait promis l'ouverture du procès en 2016. Comment vous vous sentez aujourd'hui Mme, vu qu'il n'y aura pas de procès pour cette année ?
J'ai toujours le cœur serré, du fait qu'on continue à faire des commémorations du massacre du 28 Septembre. On aurait voulu qu'en 2016, on ouvre le procès après que les enquêtes aient été bouclées, pour que tous les Guinéens soient vraiment satisfaits. J'espère que ça va arriver. Mais on ne souhaite pas que ça dépasse 2017. Comme ça a été promis par le ministre de la Justice, nous demandons à ce que l'État s'implique sérieusement. Parce que là , je peux dire que le ministre de la Justice a de la volonté, il a prouvé qu'il a de la volonté.
Alors selon vous, où se pose le vrai problème ?
Mais le problème c'est où, c'est le Chef de l'État. Je le dis c'est lui qui est le père de la nation aujourd'hui. C'est lui qui peut dire aujourd'hui et qu'on parvienne à procéder à l'ouverture du procès. Il peut dire aussi, bon je n'en parle pas. Alors là , tout le monde va se taire. Et ça on ne le souhaite pas. Parce qu'il doit comme je l'ai toujours demandé, regarder en arrière. Il ne faudrait pas qu'il tourne le dos au passé, parce qu'il a lutté longtemps. Pour être président de la République, il a fallu ces massacres pour qu'on mette un président civil au pouvoir, et cela est arrivé, il a eu la chance d'être ce président. Donc son premier travail, il devait mettre en place ce procès immédiatement après le moment des enquêtes, et faciliter les choses pour les juges, faciliter la tâche aux avocats, faciliter la tâche à tous ceux qui parlent de ce dossier.
Croyez-vous à l'ouverture de ce procès à court terme ?
C'est notre souhait. Nous tenons à ce que la Guinée arrive à juger ce dossier.
À vous entendre, on a l'impression que des obstacles persistent ?
Vous pouvez comprendre, on a beaucoup de difficultés par rapport à tout ce qui se passe. Vous avez entendu les victimes hier lors de la commémoration. Ce sont des gens qui crient toujours. Ils veulent vraiment avoir le procès. Ils veulent avoir la vérité. Nous demandons la vérité. Moi par exemple, j'ai perdu mon garçon, je ne peux pas le retrouver, je peux jamais le retrouver. Mais je voudrais qu'on ait une vérité, qu'on sache qui a fait quoi, et qui a commandité. Lorsque cela sera clarifié, j'espère que tout le monde sera satisfait.
Quel est votre souhait aujourd'hui ?
Je voudrais demander au président de la République de nous aider pour que ce programme soit mis en place immédiatement. Pour que vraiment on puisse avoir une vérité. Il y aura des moyens suffisamment, parce que dès qu'il va donner cette autorisation, vous allez voir ça va être facile. Mais parce qu'il ne donne pas l'autorisation, vous avez vu il y a des embûches. Les gens se demandent ; mais où le bât blesse. Mais moi je dirai que c'est lui, c'est lui qui ne donne pas encore l'autorisation. S'il la donne aujourd'hui ça sera fait. Alors je pleure toujours, parce que je ne voudrais pas qu'on continue à faire des commémorations ou des conférences de presse, non. Il faut qu'on ait une vérité, il faut qu'on avance, il faut que les Guinéens arrivent à lire l'histoire de la Guinée, il faut qu'on arrive vraiment à éradiquer complètement les violences dans notre pays. Donc ça, c'est un cri de cœur d'une mère qui souffre.
Certaines personnes inculpées dans ce dossier occupent de hautes fonctions dans la sphère étatique. Quel est votre point de vue là -dessus ?
Cela on l'a toujours dénoncé. C'est pourquoi je vous dis jusqu'ici, c'est le chef de l'État qui n'est pas prêt à accompagner. Ils sont inculpés, ils ne sont pas accusés, d'accord. Mais ils sont inculpés, alors normalement on doit les mettre en congé, en attendant qu'on ait quelque chose de clair au niveau judiciaire.
Est-ce que vous gardez le contact avec les leaders politiques avec qui vous étiez au stade lors de ces événements? Est-ce que ces gens-là vous soutiennent aujourd'hui ?
Non ! Il n'y a pas ce programme entre les politiques et nous.
Avez-vous un message à l'endroit de vos compatriotes ?
Je demande à ce que tous les Guinéens se mettent ensemble pour dire non à la violence en Guinée. Il faudrait qu'on sache que, c'est la jeunesse qui doit remplacer prochainement et qui doit faire tout ce qu'il faut pour ce pays et dans les années qui arrivent. Dans ce cas, il faudrait ménager la jeunesse, il ne faut pas qu'on instrumentalise la jeunesse pour les liquider n'importe comment, non. Il faut arrêter les violences. Il faudrait que l'État accepte que notre justice soit une justice responsable, une justice claire, transparente. Parce que si on a une justice et si on arrive à juger ce dossier aussi, vous allez voir que la Guinée va sortir la tête de l'eau. C'est une eau trouble. Donc il faudrait qu'on arrive à sortir de cela.
Madame Asmaou Diallo merci !
C'est à moi de vous remercier.
Entretien réalisé par Amadou Sadjo Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
« Est-ce que vous gardez le contact avec les leaders politiques avec qui vous étiez au stade lors de ces événements? Est-ce que ces gens-là vous soutiennent aujourd'hui ? Non ! Il n'y a pas ce programme entre les politiques et nous. »
À travers cette réponse, Asmaou Diallo donne une idée du fonctionnement des organisations guinéennes de victimes qui explique leur inefficacité. Asmaou Diallo a perdu son fils au stade. C’est tout à son honneur de mener le combat pour que justice soit rendue. Mais elle a fait de ce combat une affaire exclusive. Dans son association, on n’entend qu’elle. Son staff est inexistant. Asmaou est la seule à s’exprimer. Si des invitations sont faites, elle est seule à voyager comme une femme orchestre, présente sur tous les fronts. Cette mainmise sur l’association commence à irriter beaucoup d’autres victimes et leurs familles. Si cela continue, elles risquent de se démobiliser. AVIPA a comme plan de courtiser les organisations internationales des droits de l’homme et de faire des sorties médiatiques de circonstances.
L’AVIPA et les autres associations de victimes n’arrivent pas à structurer une démarche et un plan d’action au profit des victimes. Asmaou a décliné toutes les invitations faites par des guinéens pour travailler de concert, sélectionner des victimes et déposer une plainte à la CEDEAO et à l’Union Africaine. Elle refuse toute coopération sous le prétexte que certaines organisations sont politisées. De ce fait elle sape l’efficacité de sa démarche pour rester seule maitresse à bord. Elle doit changer. Pas elle seule. Mais toutes les organisations des droits de l’homme en Guinée. Sinon elles risquent toutes de perdre l’intérêt et la mobilisation des victimes. Les organisations de la diaspora n’ont certes pas de l’argent à distribuer. Mais elles sont ouvertes à toutes les formes de collaboration avec les victimes et les autres organisations. Y compris à les aider à mieux s’organiser, à faire des actions de lobbying etc.
Les partis politiques ont invité les personnes aux manifestations de Septembre 2009. Leur responsabilité est engagée. AVIPA et les autres organisations des victimes doivent élaborer une plateforme de revendications sur l’affaire du 28 Septembre et contraindre les partis politiques à y souscrire. La démarche devra inclure le RPG (même si Koro s’était porté absent pour des raisons qu’on devine de plus en plus être proche de la complicité). Sur la base de cette plateforme, les organisations de victimes doivent nouer et maintenir des rapports constants avec les partis politiques et faire une pression continue pour qu’ils prennent position. Suivant l’avancement des dossiers (le retard plutôt) les organisations des victimes doivent amener les politiques à se prononcer. Ceux qui ne le font pas, devront être dénoncés publiquement. Cette interpellation des autorités nationales doit se faire de façon constante et non seulement à l’anniversaire de ces évènements. Beaucoup de guinéens sont prêts à accompagner de telles démarches. Aux associations de victimes d’ouvrir la porte.
Paix pour les âmes des disparus et du courage aux survivants et à leur famille. La justice triomphera.
K. Ba
Voilà qui jette un éclairage des plus nets et cohérents sur ce ténébreux dossier et sur bien d'autres qui l'ont précédé dans les profondeurs du système d'impunité institutionnalisé en Guinée.
L'incompréhensible mauvaise stratégie du principal opposant et victime des monstruosités du 28 septembre 2009 (CDD, Ndlr.) ne suffirait donc pas, loin s'en faut, à apporter un début d'explication au déni des crimes commis dans lequel le pouvoir AC a quasiment réussi à "planquer" ce dossier. Et en rapprochant les mauvaises motivations de la représente de l'association des victimes, ci-relatées, du fait que l'écrasante majorité de ces dernières étaient des "politiquement bannis de la République", force est bien de se rendre à l'évidence de ce que bien de nos intellectuels rêveurs ou naïvement égoïstes s'obstinent à taire, voire nier. Merci à vous, K.BA!
L’on se doit tous de forcer dans ses rangs et dans l’esprit de ses dirigeants, l’idée que la démocratie consiste avant tout à résister aux abus du gouvernement, à dénoncer ses refus et à débusquer ses crimes et se criminels…
Il ne faut pas compter sur l'opposition pour y parvenir, seuls quelques membres de la société civile motivés peuvent initier et réussir ce combat.
…1) Il empêche Dadis Camara (Principal inculpe dans cette affaire) de rentrer au pays et répondre a la Justice; 2) il se fait entourer des principaux suspects dont certains occupent des hautes fonctions de l'État avec arrogance et mépris pour les Victimes; 3) Comme si tout cela ne suffisait pas il envoie les Forces de l'Ordre abattre plus d'une centaine de citoyens à travers le pays lors des manifestations pacifiques et 4) s'acharne depuis qu'il est au pouvoir a braquer les Ethnies du pays les unes contre les autres et j'en passe. Voilà quel sacre amour notre Professeur Président a pour sa pauvre Guinée (Professeur de Droit en plus il parait). Est-ce que ces damnes Guinéens ne vont pas enfin se poser la question simple (Est-il vraiment un guinéen pour nous traiter de cette façon?) Pour ma part je dirai sans hésiter qu'il est Bourquinabe et fier de l'être. Pauvre Guinée!
Yette Jalloh,
Les faits que tu cites sont vrais et déplorables. Comme on parle de justice et qu’il ne s’agit pas d’une campagne électorale, l’honnêteté demande qu’on accepte que Cellou a joué à fond sa partition dans cette affaire de déni de justice. L'excuse habituelle de « il n'est pas au pouvoir et que Alpha est le principal responsable sur lequel il faut s'acharner » ne tient pas devant les faits.
• Cellou a signé un accord de partenariat politique avec Daddis, le principal responsable des massacres
• Son parti et lui-même n'ont engagé aucune démarche pour intenter un procès au gouvernement d’Alpha auprès des cours compétentes de la CEDEAO et de l’UA.
• Aucune pression n’a été faite auprès des instances judiciaires internationales (CPI, ONU, Avocats de l'Union Africaine) ainsi que des puissances comme les USA, l’Union Européenne et la France pour les procès des accusées, le soutien médical et judicaire aux victimes du 28 Septembre 2009 et celles des manifestations des 5 dernières années.
• Cellou et ses députés n’ont engagé aucune motion de censure du gouvernement à l’assemblée nationale ; aucune interpellation du ministère de la justice pour demander des comptes, un calendrier précis et des procédures claires pour les poursuites en cours.
• Ils n’ont demandé à aucune agence bilatérale ou multilatérale de développement de lier leur aide à des progrès dans le domaine de la justice notamment le départ du gouvernement des accusés de crime contre l’humanité
• Malgré ce déni permanent de justice, alors qu’on est en présence de questions de vie et de mort, Cellou entre en un autre partenariat : avec Alpha Condé avec des annonces naïves du genre : je fais entièrement confiance à Alpha, parce que je fais confiance à moi-même ; ou que les partis politiques devraient être du cousinage de plaisanterie, le Sanakouya.
Le poste de chef-de-file de l’opposition que Cellou a accepté vient avec des obligations morales d’autant plus pressantes que la responsabilité de l’opposition reste engagée dans toutes les tueries. L’opposition guinéenne ne peut pas indéfiniment, et en toute impunité, réduire le processus de démocratisation de la Guinée à la conquête du pouvoir et à l’espérance de son tour. L’on se doit tous de forcer dans ses rangs et dans l’esprit de ses dirigeants, l’idée que la démocratie consiste avant tout à résister aux abus du gouvernement, à dénoncer ses refus et à débusquer ses crimes et se criminels… et à mobiliser les citoyens pour les extirper de notre pays autant que possible. Il est désolant de constater que l’opposition guinéenne, Cellou en tête, ne comprend pas qu’un tel processus représente ses meilleures et ses seules chances d’accéder un jour au pouvoir.
Ourouro Bah
« À travers cette réponse, Asmaou Diallo donne une idée du fonctionnement des organisations guinéennes de victimes qui explique leur inefficacité. Asmaou Diallo a perdu son fils au stade. C’est tout à son honneur de mener le combat pour que justice soit rendue. Mais elle a fait de ce combat une affaire exclusive. Dans son association, on n’entend qu’elle. Son staff est inexistant. Asmaou est la seule à s’exprimer. Si des invitations sont faites, elle est seule à voyager comme une femme orchestre, présente sur tous les fronts. Cette mainmise sur l’association commence à irriter beaucoup d’autres victimes et leurs familles. Si cela continue, elles risquent de se démobiliser. AVIPA a comme plan de courtiser les organisations internationales des droits de l’homme et de faire des sorties médiatiques de circonstances.K. Ba
Sanakou (moi j'aime bien ca !) tu as parfaitement raison mais encore une fois 95% DE TOUTE organisation fonctionne comme cela en Guinée.
- Ce n'est que l'une des conséquences directes et sous-produits du système mis en place qui gère "intelligement" ce pays.
- Va pour un séjour prolongé en continue si tu peux (3-4 mois au moins) et tu comprendras pourquoi chaque responsable a tous les niveaux a 2 "qualités" indispensables pour survivre dans la jungle :
1- cacher le travail important a faire sauf a un groupe de collègues indispensables pour faire la job et a sa botte pour conserver toutes les retombées positives éventuelles. Cela se "comprend" dans le système en cours vu que chacun autour de lui ferait exactement la même chose et il serait alors a la touche aussi.
2- Cacher toute mission a ses collègues, même ceux de sa petite mafia personnelle, que ce soit a l’intérieur mais surtout a l’extérieur du pays.
La perdiemite et les voyages gratuits - tous frais payés sont les seules opportunités et compensations pour accepter de "gacher son temps" pour parler et travailler pour d'autres...
- Encore une fois tout ceci n'est qu'un cliché technicolors de la Big Picture locale.
- Je plains mon pays, Walahi, car presque aucun de ceux qui qui gèrent quoi que ce soit ne voudront jamais changer radicalement cette situation...
À travers cette réponse, Asmaou Diallo donne une idée du fonctionnement des organisations guinéennes de victimes qui explique leur inefficacité. Asmaou Diallo a perdu son fils au stade. C’est tout à son honneur de mener le combat pour que justice soit rendue. Mais elle a fait de ce combat une affaire exclusive. Dans son association, on n’entend qu’elle. Son staff est inexistant. Asmaou est la seule à s’exprimer. Si des invitations sont faites, elle est seule à voyager comme une femme orchestre, présente sur tous les fronts. Cette mainmise sur l’association commence à irriter beaucoup d’autres victimes et leurs familles. Si cela continue, elles risquent de se démobiliser. AVIPA a comme plan de courtiser les organisations internationales des droits de l’homme et de faire des sorties médiatiques de circonstances.
L’AVIPA et les autres associations de victimes n’arrivent pas à structurer une démarche et un plan d’action au profit des victimes. Asmaou a décliné toutes les invitations faites par des guinéens pour travailler de concert, sélectionner des victimes et déposer une plainte à la CEDEAO et à l’Union Africaine. Elle refuse toute coopération sous le prétexte que certaines organisations sont politisées. De ce fait elle sape l’efficacité de sa démarche pour rester seule maitresse à bord. Elle doit changer. Pas elle seule. Mais toutes les organisations des droits de l’homme en Guinée. Sinon elles risquent toutes de perdre l’intérêt et la mobilisation des victimes. Les organisations de la diaspora n’ont certes pas de l’argent à distribuer. Mais elles sont ouvertes à toutes les formes de collaboration avec les victimes et les autres organisations. Y compris à les aider à mieux s’organiser, à faire des actions de lobbying etc.
Les partis politiques ont invité les personnes aux manifestations de Septembre 2009. Leur responsabilité est engagée. AVIPA et les autres organisations des victimes doivent élaborer une plateforme de revendications sur l’affaire du 28 Septembre et contraindre les partis politiques à y souscrire. La démarche devra inclure le RPG (même si Koro s’était porté absent pour des raisons qu’on devine de plus en plus être proche de la complicité). Sur la base de cette plateforme, les organisations de victimes doivent nouer et maintenir des rapports constants avec les partis politiques et faire une pression continue pour qu’ils prennent position. Suivant l’avancement des dossiers (le retard plutôt) les organisations des victimes doivent amener les politiques à se prononcer. Ceux qui ne le font pas, devront être dénoncés publiquement. Cette interpellation des autorités nationales doit se faire de façon constante et non seulement à l’anniversaire de ces évènements. Beaucoup de guinéens sont prêts à accompagner de telles démarches. Aux associations de victimes d’ouvrir la porte.
Paix pour les âmes des disparus et du courage aux survivants et à leur famille. La justice triomphera.
K. Ba
Ceux qui se contentent d'attendre AC risquent d'attendre longtemps encore. La patience est une vertu, la passivité est une tare.
Tu as raison mais reconnaissons quand même que cette dame se bat plus que tout autre dans notre pays pour que justice soit faite sur ce dossier.
- Pas de blabla hypocrite (sauf une fois) chez elle mais elle est comme des brins d'herbe sous les pieds des éléphants politiciens de notre Système mafieux...








