Dialogue politique inter guinéen : cette fois-ci sera-t-elle la bonne ?

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CONDE_Boureima_01Le dialogue qui a débuté le jeudi dernier est le cinquième du genre depuis qu’Alpha Condé est au pouvoir. Après celui de Décembre 2011, puis celui de Juillet 2013, ainsi que celui de Juillet 2014 et d'Août 2015. Maints observateurs de la scène politique guinéenne se demandent si cette fois sera la bonne pour l'applicabilité des conclusions qui sortiront des travaux de ce dialogue.


« Nous sommes-là, parce que tout simplement le chef de l'État s'est engagé à faire appliquer les accords issus de ce dialogue », a précisé Aboubacar Sylla. Il a par la suite ajouté que l'alliance politique à laquelle il appartient, s'était dit qu'il n'est pas question d'aller à un dialogue de plus pour aboutir à un dialogue de plus. « Il fallait au préalable que le président de la République s'engage personnellement afin que toutes les autres institutions mettent en application le consensus sorti du dialogue », a-t-il ajouté. Le porte-parole de l'opposition républicaine de préciser que c'est lorsque ce préalable a été satisfait par le président de la République, que l'opposition républicaine s'est dit qu'elle est fin prête à aller à un dialogue ouvert et sincère.


Aboubacar Sylla a souligné que le dialogue-ci est très détendu comparativement aux précédents. « Il se tient dans un climat serein et détendu », a reconnu le porte-parole de l'opposition républicaine.

Dans son discours d'ouverture, Bouréma Condé a souligné que pendant 2 mois, ils sont en train de préparer ensemble la reprise des travaux et avec la participation active des représentants de la communauté internationale en Guinée. Puis de rappeler qu'auparavant les autorités de la place ont organisé plusieurs sessions de dialogue politique, notamment le dialogue de Décembre 2011, celui de Juillet 2013, puis le dialogue de Juillet 2014 et mais également du 20 Août 2015.


Le général Bouréma Condé a ensuite dit qu'en faisant l'état factuel des recommandations issues de ces différentes sessions qui découlent de l'initiative présidentielle, prise le 15 Novembre 2011, toutes n'ont pas été appliquées à ce jour. Lorsque le président de la République a reçu la classe politique pour la reprise du dialogue qui était bloqué : « l'objectivité recommande de reconnaître que leur mise en œuvre a souffert de quelques ratés et insuffisances », a reconnu le ministre l'Administration du Territoire et de la décentralisation. La résultante de ce constat, a-t-il poursuivi, se traduit aujourd'hui par la méfiance, le déficit de confiance et la propension a répugné toute tentative de relance du dialogue.


Dans la même lancée, Bouréma Condé a précisé qu'au lendemain du dialogue initié par le Premier ministre avec certains partis politiques, la société civile et la communauté internationale le 14 Juillet 2016, le relais a été passé au ministère de l'Administration du territoire et de la décentralisation. Dont le rôle régalien, dit-il est de servir d'interlocuteur aux partis politiques. « C'est dans la mise en œuvre de cette dévolution légale que mon département a organisé des rencontres séparées avec toutes les parties prenantes du dialogue politique du 22 Juillet au 24 Août 2016 », a indiqué Bouréma Condé. Ainsi son département a rencontré successivement l'opposition républicaine, le RPG Arc-en-ciel, l'UFR, le PEDN, la société civile et la communauté internationale. À en croire le ministre, lors de ces rencontres, des points de convergence ont été soulevés par les différentes parties prenantes. Notamment « la non application des différents accords de 2012, 2013, 2014, et de 2015 en particulier; l'aggravation du déficit de confiance entre le pouvoir et l'opposition, la problématique de la Ceni et des élections locales, l'incohérence des textes législatifs et réglementaires relatifs au processus électoral, la non opérationnalité du comité du suivi des accords politiques du 20 Août 2015. « Suite à ce diagnostic, vous avez prescrit les ordonnances, lesquelles se présentent comme suit : privilégier le dialogue comme moyen de décrispation politique et de préservation de la paix et de l'unité nationale, faire un inventaire des points exhaustifs non appliqués des accords politiques, en situant les responsabilités par secteur, définir les modalités pratiques de mise en œuvre des dispositions contenues dans l'accord du 20 Août 2015 à court terme, revoir le mécanisme de fonctionnement du comité de suivi pour le rendre plus performant, faire le toilettage du cadre légal et institutionnel du processus électoral », a souligné le général Bouréma Condé. Qui a tenu à rassurer l'opinion et les acteurs politiques que les recommandations issues de ces pourparlers seront appliquées.


Richard Tamone

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+1 #1 Celloumbah 27-09-2016 19:28

C'est un monologue et non un dialogue, d'ailleurs je me demande pourquoi un 5eme..........il faut être naïf (un vrai pigeon) pour croire aux promesses du dictateur AC, c'est du blabla,
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