Selection de vidéos
Partenaires
Copam, l'argent du président, Ousmane « Gaoual » : les confidences du leader du PRP
Alpha Amadou Diallo Jeudi, 18 Août 2016 11:33
Dans un entretien, Rafiou Sow, le président du Parti du Renouveau et du Progrès (PRP) lève un coin du voile sur les objectifs de la COPAM dont son parti est membre. Notre interlocuteur donne également son point de vue sur des questions d'actualité dont le dossier Ousmane « Gaoual » Diallo, qui vient d'être condamné avec sursis à deux ans de prison.
Le Démocrate : Monsieur Rafiou Sow bonjour. Ousmane « Gaoual », député de l'UFDG, vient d'être condamné à 2 ans de prison avec sursis. Quel est votre point de vue sur ce verdict ?
Rafiou Sow : écoutez ! Nous au PRP, on a toujours appelé au respect de nos lois, de la liberté. Nous avons toujours demandé à ce que les hommes politiques et les autres modèrent leur langage, et c'est ce que nous prônons. Nous avons demandé à ce que la justice soit rendue le plus rapidement possible dans le respect de nos lois et de nos libertés. Nous ne commentons pas la décision de justice. Nous appelons toujours les autorités au respect du droit et de la liberté. Nous voulons tout simplement dire aux hommes politiques, et aux autres qui s'expriment dans les médias, de modérer leur langage et de véhiculer le message de paix et de démocratie voilà . Moi je pense qu'un leader politique ou un parti politique a le devoir de véhiculer des messages qui mettent en avant la démocratie, l'unité nationale et la paix. On n'a pas à commenter la décision de justice, voilà tout ce que j'avais à dire à ce propos.
Certains observateurs parlent d'une victoire du député sur la justice. Qu'en pensez-vous ?
Mais pas du tout. Écoutez, moi je suis très désolé, je vous ai dit, je condamne fermement les propos que j'ai entendus avancer le député Ousmane « Gaoual », je pense que ce n'est pas à l'honneur de son parti même. On ne peut se féliciter de ce verdict, à mon avis.
Quel lien faites-vous entre votre formation politique le PRP et la Copam ?
La COPAM est une coordination, ce sont les partis alliés du président de la république, ceux-là qui ont conduit à sa réélection en 2015, qui se sont unis autour d'une structure pour pouvoir soutenir le pouvoir avec le président de la république. La réélection du professeur Alpha Condé c'est aussi grâce à nous, nous nous sommes battus, nous alliés, pour vous dire que nous devons gérer le pouvoir ensemble, mais pour gérer le pouvoir, il faut qu'on s'organise, qu'on soit structurés, et c'est cette structure qu'on a mise en place pour pouvoir gérer le pouvoir avec le président de la république par plusieurs manières, soit en le conseillant, soit en faisant des propositions de projets, soit en allant vers la population en étant à leur écoute, et de venir rendre compte à qui de droit, c'est-à -dire le président de la république et son gouvernement, s'enquérir des problèmes du pays non seulement en Guinée et hors de la Guinée, les problèmes de tous les Guinéens et rendre compte et surtout essayer de trouver une solution idoine avec le président de la république. Donc cette coordination doit être en synergie avec lui pour que son mandat soit un succès à la fin de son mandat en 2020.
Cela voudrait dire que vous êtes de la mouvance ?
Oui, vous savez, il y a quelques semaines, je me réclamais de l'opposition, c'est vrai, c'est une évidence aujourd'hui je me réclame clairement de la mouvance, parce que je me suis compris avec le président de la république. J'ai rejoint la coordination COPAM, c'est-à -dire ses alliés. Donc je suis retourné au sein de la mouvance, en un mot, je suis de la mouvance, c'est clair et net. Mais je voudrais vous rappeler que la COPAM n'est pas une structure qui est créée pour aller à des élections. La COPAM est créée pour pouvoir gérer le pouvoir avec le président de la république, puisque nous pensons que le président est sur la bonne voie. Ensemble donc, nous devons apporter notre pierre à l'édifice pour pouvoir atteindre des objectifs que le président s'est fixé, à savoir poursuivre le processus de démocratisation effective de la Guinée. Développer le pays en matière d'économie, en matière d'éducation, de santé et sur tous les plans, que ça soit un succès au cours de ce mandat.
Certains observateurs trouvent que soutenir un pouvoir qui demeure sourd aux préoccupations de la majorité est aberrant. Que répondez-vous ?
Oui, c'est normal, dans tous les pays du monde on ne peut pas être à 100% pour quelqu'un. Si vous prenez l'exemple sur Obama, il est très populaire chez lui, mais il n'a pas les 70% de popularité. C'est comme ça partout, ceux qui trouvent que l'actuel régime est en deçà des résultats, c'est normal d'aller vers ces gens-là , de leur expliquer ce que le président de la république est en train de faire. Ce que le gouvernement est en train de faire dans leur intérêt et ça, nous pensons que jusqu'au aujourd'hui, il y avait une incompréhension mais depuis qu'on a commencé à aller dans les médias, pour expliquer aux gens l'objectif de la COPAM, le rôle que joue le président de la république, comment il se bat pour essayer d'électrifier la Guinée, de donner de l'eau et d'essayer de rendre notre économie plus attrayante, on sent que ça fait bouger les lignes.
Nous devons aller vers ceux qui crient, je pense que dans quelques mois la majorité comprendra. Nous irons vers eux, nous irons sur le terrain leur expliquer. Ce n'est pas mauvais en soit, c'est normal qu'ils critiquent, c'est normal ce que l'opposition fait, elle est dans son rôle. Ça nous le comprenons. Car il faut qu'on ait une opposition capable, une opposition forte, et nous saluons cela. Nous demandons à l'opposition de continuer, mais nous leur demandons d'être réalistes, c'est à dire de critiquer quand il le faut et d'essayer d'apporter des propositions, pour appuyer le gouvernement. Selon votre question, est-ce qu'on n'est pas en déphasage avec la population non ! C'est le peuple de Guinée qui a élu le président Alpha Condé. Dans ce cas, nous sommes tenus obligés, si nous voulons aider le peuple, d'aider Alpha Condé à ce que son mandat soit un succès voilà l'objectif de la Copam. Voilà ce que j'aimerai pouvoir dire à ceux qui disent que nous ne devrions pas aller dans la mouvance. Je suis là pour aider. Si je peux aider, j'aide si je trouve que je ne peux pas mais je quitterai.
Nous avons appris que le président de la république a donné des millions de francs guinéens aux membres de la COPAM. Dites-nous concrètement ce qui en découle de tout ça ?
Mais ça, je m'inscris en faux contre ces allégations. En aucun moment, le président de la république n'a donné de l'argent à la COPAM. Je vous ai dit que la COPAM est constituée de partis politiques légalement constitués, et ces partis politiques ont leurs moyens, ont leurs structures. C'est ce que nous comptons mettre en synergie pour pouvoir travailler dans l'intérêt du peuple. Je pense que le président de la république n'est pas là pour nous filer de l'argent mais vous savez en Guinée, si on veut jeter du discrédit sur quelqu'un, c'est plus facile chez nous. C'est de dire que vous avez reçu des fonds. Je vous dis que c'est faux. Je défie quiconque, et demande que des preuves soient données de cela. En tant que président d'un parti politique, je n'ai pas reçu un franc du président de la république. C'est mes propres moyens que je suis en train d'utiliser, pour le soutenir. Je pense que vous journalistes, vous me connaissez mieux que ça. Je ne suis pas un homme corrompu et je ne suis pas corruptible. C'est un débat très bas, ce qui est important pour nous, est que nous ne sommes pas là pour ça. Je vous assure que si on avait ces moyens-là , nos adversaires-là n'allaient pas être aussi efficaces, que vous le pensez. C'est parce nous nous battons par nos propres moyens, et comme eux ils le font. Écoutez, nous pensons, et on le dit aussi qu'il y a de grands commerçants et d'autres qui réunissent assez d'argent pour donner à l'opposition, pour pouvoir déstabiliser le président de la république. Mais nous on ne prend pas ça pour argent comptant. Nous pensons que c'est des on-dit, comme ce qu'ils racontent sur nous aussi. Ce qui est important vous savez quand un bébé est né, il faut l'entretenir, il y a d'autres qui veulent le tuer dans l'œuf. Et ça la COPAM vivra, c'est la preuve que c'est une structure forte parce que dès qu'on commence à vous critiquer, ça veut dire que vous êtes intéressants et vous êtes importants sinon personne n'allait prêter attention à vous.
Je vous remercie.
Entretien réalisé par Alpha Amadou Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
![]()
Commentaires
Qui se ressemble s'assemble, le PPAC est un criminel et le type (Rafiou Sow) est un criminel,
(SHERBROOKE) Les proches de Rachelle Wrathmall trouvée morte en juin 2007 dans sa résidence de Lennoxville croient avoir retracé un témoin important de cette affaire. Au cours des derniers jours, des amis d'enfance de la victime affirment avoir retrouvé sur des sites des médias de la République de Guinée la trace de Rafiou Sow, l'ex-mari de la Sherbrookoise assassinée il y a bientôt sept ans.
Il me semble que ce Leader est poursuivi au Canada pour viol
Qui se ressemble s'assemble, le PPAC est un criminel et le type (Rafiou Sow) est un criminel,
Il me semble que ce Leader est poursuivi au Canada pour viol où est la procédure ? A-t-il été répondre de l'accusation ?
Il est poursuivi non pas pour viol mais pour le meurtre de son ex.
Pas besoin de preuve, il suffit de lire les justifications que personne n'avait demandées.[/
Eh bien en voilà une nouvelle espèce de démagogue.Je veux un rendez vous au siège de ton parti si ça existe.
Je croyais que cette espèce était en voie de disparition !
Rêvons-pas. Cette espèce ne disparait jamais. Ce qui est spécifique à la Guinée, c'est que il n'y a qu'elle qui "réussi".
K. Ba
Pas besoin de preuve, il suffit de lire les justifications que personne n'avait demandées.
Je crois que tout est dit dans ces 2 phrases - un résumé complet de l'interview !








