Procès de Ousmane « Gaoual » : le monde de la presse indigné par les violences subies par des journalistes

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DIALLO_Ousmane_UFDG_01Le deuxième jour d'audience dans le procès de l'opposant Ousmane « Gaoual » Diallo qui s'est déroulé le jeudi dernier au TPI de Dixinn, a été un calvaire pour les journalistes de la presse indépendante, chargés de couvrir l'événement, ayant fait l'objet de bastonnade par des agents des forces de sécurité trop « zélés ». Un comportement qui a provoqué une vague d'indignation au sein de la corporation.


Il faut dire qu'après une journée d'audience marquée le mercredi 10 Août par des débats houleux entre la partie civile et la défense, avec un accusé qui n'a pas sa langue dans la poche, le second jour du procès s'est déroulé sur fond de tension. Le TPI de Dixinn avait ainsi été entièrement sécurisé, et la presse interdite d'accès. Ce, contrairement au premier jour où la couverture médiatique s'était déroulée de façon instantanée par la magie du web. Le prévenu, le député Ousmane « Gaoual » Diallo, avait mis sa présence devant la Cour à profit pour tancé vertement le régime d'Alpha Condé. Ce qui n'aurait pas été du goût des pouvoirs publics, qui auraient alors décidé d'interdire l'accès aux médias pour la suite du procès, afin de ne pas relayer le déroulement du procès, dit-on.


C'est ce qui expliquerait « la barbarie » employée par des agents des forces de sécurité contre des journalistes, qui avaient eu le malheur de se retrouver sur les lieux. Comme ce reporter du groupe de médias « Espace TV », Mohamed Valek Touré, qui a subi des violences corporelles, jusqu'à ce que ses vêtements soient déchirés. La caméra du reporter fut également endommagée ainsi que ses téléphones portables, d'après son témoignage. Cette violence à l'égard des hommes de médias n'est pas un fait nouveau en Guinée, où les journalistes subissent fréquemment des agressions physiques dans l'exercice de leur profession.


Cet acte qui vient de se passer lors de ce procès, a provoqué la colère des milieux de la presse. Ainsi le Bureau exécutif de l'Urtelgui a déploré et condamné « fermement ce comportement qui est à la fois de nature à compromettre le libre exercice de ce noble métier et à ternir l'image des institutions des forces de défense et de sécurité du pays », dans une déclaration publiée à cet effet. Certains observateurs déplorent cependant que les médias s'en tiennent simplement à des déclarations, à chaque fois que des journalistes sont victimes d'agression de la part des hommes en uniforme. Ce qui ne ferait que conforter les « prédateurs de la presse » dans leur rôle, selon eux.


Aliou Sow

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+3 #1 Gandhi 18-08-2016 19:20

C'est vrai que les journalistes ne font que dénoncer... sauf dans l'affaire Mohamed Koula Diallo où certains se sont portés partie civile... bizarrement !!!
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