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Après le retrait de Rio Tinto du Simandou, la Guinée sur le qui-vive
Aliou Sow Jeudi, 07 Juillet 2016 16:00
Le gouvernement guinéen n'a pas tardé à réagir, suite à l'annonce du retrait du projet d'exploitation du gisement de Simandou sud, du géant minier australo-anglais, Rio Tinto, en assurant ses partenaires de son engagement à réaliser ce projet, dans l'intérêt de la Guinée et de ses partenaires partageant sa vision à long terme du projet.
Le gouvernement a dans un communiqué publié à cet effet, qu'il entend prendre entièrement « ses responsabilités pour la réalisation de ce projet ». Il a aussi rappelé que de par la qualité du gisement, « tous les investisseurs avertis sont conscients que l'exploitation de Simandou Sud sera déterminante pour l'avenir de l'industrie du minerai de fer ».
Vu que le Simandou Sud serait, « en termes de compétitivité des coûts, la 5ème mine de fer la plus rentable dans le monde en 2025 et la plus rentable au monde en 2030 », ce d'après « une firme indépendante de réputation internationale », dans le cadre de la réalisation de l'étude de faisabilité bancable menée sous la responsabilité de Rio Tinto, souligne ledit communiqué.
Le gouvernement guinéen a en outre rappelé qu'en Mai 2014, Rio Tinto a pris, dans le cadre de son rôle de leader dans Simfer pour le développement du projet Simandou Sud, « des engagements qui portaient notamment sur la réalisation de l'étude de faisabilité bancable et la constitution du consortium des infrastructures. À date, le consortium des infrastructures n'a pas encore été présenté à l'État Guinéen, contrairement aux accords ». Ce qui signifie à ses yeux que « la société Rio Tinto demeure donc liée par ces engagements pris au sein de Simfer S.A. Des initiatives sont actuellement en cours avec tous les partenaires de Simfer S.A pour la poursuite du développement du projet ».
Le Gouvernement, à travers le Ministère des mines et de la géologie, a profité de cette occasion pour particulièrement remercier les partenaires qui ont récemment démontré par « leurs engagements financiers sans précédent », notamment dans le secteur de la bauxite, que la Guinée est une destination d'intérêt pour les investissements étrangers. Il a invité tous les acteurs nationaux du secteur à continuer à œuvrer pour la promotion d'un cadre propice à l'investissement.
Les autorités guinéennes sont donc sur le qui-vive, après le départ du géant minier Rio Tinto, qui était à l'avant-garde de la mise en valeur de ce méga-projet minier. En attendant de savoir ce qui a motivé cette rupture brusque, au-delà des raisons de conjoncture économique invoquées par la société, il faut reconnaître que ce départ est tout de même un coup dur pour la Guinée, qui misait sur Rio Tinto.
Aliou Sow
L'Indépendant, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
Maintenant retour à la case départ, le gouvernement va essayer encore de nous enfumer... et pendant ce temps la Guinée recule inexorablement.
Dommage que chez nous les seules réactions du pouvoir soient des cris de gorilles nationalistes outragées qui ne comprennent toujours pas que des mines non exploitées sont équivalentes a des millions de USD en poche alors que l'on meurt de fin...
http://guineenews.org/mines-simandou-pourquoi-la-decision-du-gel-par-rio-tinto-etait-previsible-et-incontournable/
Malgre son ascension discutable au pouvoir, entachee de violences inter-ethniques; les observateurs de la politique guineenne lui donnaient un benefice de doute. Mais tres tot l'opposant historique annonca la couleur de sa gouvernance et montra clairement a l'opinion publique qu'il voulait aussi gouverner comme ses predecesseurs (Sekou Toure et Lansana Conte), concentrer tous les pouvoir dans ses mains, et d'ailleurs ne disait-il pas qu'il controle tout. Pendant qu'il n'avait ni l'experience, ni l'expertise sur les dossiers. Les elections legislatives sont tenues plus tard et les elections communales et communautaires sont rejetees aux calendes grecques alors que la loi autorise l'organisation de ces elections dans 6 mois apres l'election presidentielle, les tensions ethniques permanentes a travers les discours divisionnistes, le pouvoir judiciare infeode et les lois du pays pietinees. Rien a ete fait pour rassurer les investisseurs etrangers sur la stabilite politique du pays et l'ethique dans l'environnement des affaires, et surtout en ce qui concerne ce genre de projet de grandes envergures qui s'etend sur plus de 40 ans.
Et pire, les demagogues commencent a pousser leurs soupirs pour le 3e mandat. Ils mettent en cause la constitution actuelle sous laquelle le president a prete serment tout en questionnant sa legalite. Et sous la pretension fallacieuse et machiavelique qu'elle manque du mandat populaire alors que la constitution de 1991 (la loi fondementale) avait recu un mandat populaire. Mais cela n'avait pas empeche les opportunistes corrompus de pietiner cette constitution et en faire un mandat a vie pour la mafia et les delinquants. A l'arrivee, on a vu ce que la fin du regne du patriache de Bouramaya a donne comme resultat, un Etat voyou. La loi a un caractere juridique, qu'elle soit votee par la masse populaire ou adoptee par une assemblee quelconque, elle doit etre respectee et appliquee. Tous ces trebuchements politiques avec manque de lucidite sur l'orientation des programmes du developpement economique du pays ont contribue a creer une situation politique et economique incertaine dans le pays. Et les seuls affairistes qui sont presents dans cet environnement ne sont autres que des investisseurs tolier-peintres du genre Vincent Bollore. On vient, on retappe et on repeint ce qui existait pour faire de telle sorte qu'il apparaisse comme du nouveau( cosmetique) sans depenser beaucoup d'argent la dessus et amasser vite des profits considerables avec la complicite des corrompus sur place. Ce monsieur est speicialiste des ports et s'il est vraiment serieux pour investir en guinee, il y a encore le port de Benty, Forecareah qui a besoin d'infrastructures modernes pour redemarrer, un investissement qui contribuera sans doute a faire de cette zone un pole d'attraction economique (Forecariah, Coyah, Dubreka et meme Kindia) non loin de Coankry. Mais il prefere s'enrichir sur ce pauvre pays avec la complicite des barons au pouvoir qui tirent profit de cet investissement de facade et quitter un jour apres avoir completement amorti son investissement.
Quel rendez-vous manque encore pour la guinee avec Rio Tinto!








