Richard Tamone Mardi, 28 Juin 2016 20:18
Ils étaient ensemble devant les militants et sympathisants du parti Génération pour la Réconciliation, l'Union et la Prospérité (GRUP) de Papa Koly Kourouma le samedi dernier à Nongo. Après les interventions de quelques militants, il est revenu aux deux hommes politiques de prendre le micro pour livrer un discours qui dépeint les tares de la gouvernance actuelle.
Dans son discours de circonstance, l'ancien ministre de la Communication, Alhouseny Makanéra Kaké a laissé entendre que le plus souvent les gens reprochent aux médecins guinéens qu'ils ne soient pas compétents. « Mais si tu visites nos hôpitaux, aucun hôpital n'est bien équipé, aucun n'a un scanner. Au moment où notre professeur Alpha Condé, celui qui dit qu'il est venu travailler pour le peuple, se fait de l'argent », a déclaré Makanéra Kaké. Selon Kaké si le président de la république accepte d'abandonner sa dépense d'une semaine, que tous les hôpitaux guinéens pourront être dotés de scanners.
Il a par la suite déploré que les étudiants guinéens souffrent. Pour lui, les 100 mille francs que certains parmi eux touchent, sont très minimes pour leur permettre de bien étudier. Au même moment celui-ci ajoute-t-il, qui n'a pas enseigné ici, celui qui n'a rien fait ici « prends un milliard et demi chaque jour », a déploré Makanéra. Ça c'est combien d'étudiants qui pourraient bénéficier de ça, s'est-il demandé. Au moins 15 mille étudiants, a-t-il tranché. « Donc s'il accepte de renoncer à un mois de ses privilèges, nos étudiants pourront peut-être toucher 400 mille GNF par mois ».
Puis Makanéra Kaké d'indiquer que le président n'est pas venu pour nous aider. Et que le jour que les militants et sympathisants entendront qu'il y a une marche, que ce jour même les souris de ces derniers ne doivent pas se dérober à la marche.
De son côté, le président de GRUP a rappelé que l'on parle souvent de la gratuité de la césarienne, mais que c'est le contraire qui se produit une fois dans un centre de santé. Parlant de l'enseignement pré-universitaire, Papa Koly a souligné que quand les examens s'annoncent, cela ouvre la voie à la gabegie financière. « Ce que le département de l'Éducation vole, c'est plus de 40 milliards GNF, le ministre qui fait ça, il est là, c'est son fils. Il n'a pas dit quelque chose, on ne lui a pas demandé. Donc cela veut dire qu'il a bien fait », a relevé le leader politique.
Dans la même lancée, il a ajouté qu'au niveau du ministère des Finances, pour qu'un chef de département puisse avoir le budget qui lui a été alloué, ces derniers doivent bénéficier des pots de vin pour qu'ils soient en possession de leurs budgets. « À la Fonction publique, il faut avoir un parent là-bas pour que tu sois à la fonction publique », a déclaré Papa Koly. « Donc, si l'on ne se lève pas, pour dire aux responsables actuels, que nous sommes fatigués, ça sera grave », a conclu le chef du parti GRUP.
Richard Tamone
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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