Agriculture : les promesses d'Alpha Condé

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C'est lors d'une rencontre au siège de son parti qu'il a laissé entendre que son gouvernement est en train de travailler dans le domaine de l'agriculture. « On va faire deux cent mille (200 000) hectares d'anacardiers cette année d'ici le mois d'août », a annoncé le Professeur Alpha Condé, d'un air confiant.


Le chef de l'Etat a tenu à préciser que les localités de Koundara, Gaoual, Boké, Boffa, Forécariah, Fria, Coyah, Dubréka, Kindia, Mamou, Dalaba, Faranah, Dinguiraye, Dabola, Siguiri, Kouroussa, Mandiana Kankan, Kéréouané et Beyla seront les bénéficiaires dudit projet agricole. « Dites à vos parents qui veulent cultiver l'anacarde, de préparer leur terrain, on va tout leur donner gratuitement », a-t-il ajouté.


Puis de poursuivre qu'ils sont en train de renforcer la culture de maïs. « Cette semaine, on a acheté 31 à 35 tonnes disponibles pour développer la culture du maïs car, nous allons faire une usine d'alimentation de bétail et de volaille », dit-il.


Il renchérit en ajoutant qu'ils vont également renforcer bientôt la culture d'arachides à Dinguiraye et à Daloba. « Car, l'usine de Dabola peut produire jusqu'à cent mille tonnes d'huile d'arachide», a souligné le PRG. Avant d'inviter ses militants, massivement mobilisés au siège du RPG arc-en-ciel à Gbessia, qu'au lieu de s'occuper de répondre aux questions politiques, d'aller plutôt expliquer à leurs parents, de préparer les terrains pour cultiver l'anacarde, le maïs et l'arachide. « C'est de ça que nous avons besoin », a-t-il martelé. Parlant de la culture de café, Alpha Condé a déclaré que la Guinée cultivait plus de café que la Côte d'Ivoire. « Pourquoi, ils nous ont dépassé », s'est-il interrogé. Pour renverser la donne, le président de la République aurait déjà demandé à son homologue ivoirien, Alhassane Ouatara de coopérer avec lui dans ce sens. A cet effet, les techniciens des deux gouvernements échangeront sur cette question. « Afin que nous avancions sérieusement dans la culture de café, cacao, palmier et hévéa », a conclu Alpha Condé.


Richard Tamone

L'indépendant, partenaire de GuineeActu 


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Commentaires  

 
+2 #4 amadudialamba 01-07-2016 01:03

Depuis son arrivée au pouvoir, il n'a de bilans visibles que ces nombreuses et fausses promesses jamais honorées. Et gare a ceux qui les prennent comme espèces sonnantes.
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+4 #3 bateka 27-06-2016 06:33

Les promesses d"Alpha Conde n'engagent que ceux qui croient. Il a promis des trains, aux malien et Bourkinabe et Guineens. Qu'en est il jusque la?
Il a deja oublie ces promesses.
Que valent les promesses de Alpha? Celles d'un enfants de 5 ans ou 7 ans qui promets d'offrir un avion et une voiture a sa mere?
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+4 #2 BAM 25-06-2016 13:12

Notre pays par le manque d’Education (notamment de formation) et d’information (manque de lecture de revues spécialisées), accepte des discours d’un autre siècle. Alifa Koné promet « On va faire deux cent mille (200 000) hectares d'anacardiers cette année d'ici le mois d'août ». Nous savons tous qu’en Guinée jusqu’à preuve du contraire nous consommons du riz, du fonio, des patates douces, du manioc. Comment pouvez-vous un instant penser affecter les terres arables à faire un produit que nous ne consommons pas ? Lorsque les Guinéens auront faim, ils prendront le peu d’argent qu’ils vont recevoir de ces « anacardiers » pour acheter du riz asiatique avec l’incertitude qui pèse sur le prix de vente des anacardiers et celui du prix d’achat du riz qu’ils vont importer. Ainsi, la capacité des agriculteurs à s’offrir les biens et les services notamment alimentaire dont ils ont besoin dépendra d’un marché sur lequel ils n’ont aucun contrôle. Tous les pays en développement qui s’étaient lancé sur ce chemin de développement agricole l’ont abandonné. Une économie saine c’est celle qui est peu sensible aux chocs externes : ainsi, il est mieux indiqué d’aider les agriculteurs à produire en priorité les biens que nous consommons avant de penser à un marché agricole à l’export car, le secteur agricole est un secteur subventionné (aidé) dans tous les pays occidentaux alors que chez nous en Guinée, il nous manque des ressources. Ainsi, il faut aider les agriculteurs Guinéens à être capable de faire deux ou trois récoltes de nos produits utiles à nos consommations par des technologies simples (maitrise des irrigations des sols par exemple), l’utilisation de nos propres semences afin de ne pas tomber dans une situation de dépendance vis-à-vis des groupes chimiques mondiaux (comme dans certaines régions d’Amérique Latine et des Caraïbes) où le groupe Monsanto appauvri les pays car ces derniers n’arrivent plus à travailler sans les semences produites par l’entreprise dans la mesure où, l’ensemble de leurs semences traditionnelles ont été détruite par le groupe Monsanto sans parler des maladies introduite par ces entreprises chimiques à travers les pesticides. Ainsi, de grâce, il faut éviter de faire des bêtises qui risquent d’hypothéquer l’avenir de l’agriculture de notre pays pour des décennies.
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+7 #1 Gandhi 25-06-2016 13:08

On va faire dixit AC, qui va faire ?
Dites à ceux qui veulent travailler pour être exploités par mes commerçants, car vous ne pourrez pas exporter ni vendre à qui vous voulez... Là encore, qui va faire ?
Qui a demandé de faire une usine d'alimentation du bétail ? Y a t-il un besoin ? Évalué par qui et au profit de qui ?
Certains doivent cultiver l'arachide pour la vendre à l'usine qui va acheter à son prix. Là encore, il n'y a que dans des régimes communistes, où on décide en se levant le matin ce qui est bon pour... indépendamment des réalités locales.
Enfin pour la culture du café, AC va demander à des concurrents (CI) de nous expliquer comment les dépasser. Il perd vraiment la tête ce sénile...
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