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Examens nationaux, une affaire de gros sous !

Aliou Sow  Jeudi, 23 Juin 2016 21:41

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Les candidats à l’examen d’entrée en 6ère, dont le  nombre est estimé à 118 845 ont démarré les épreuves le lundi dernier dans la matinée dans les différents centres d’examen du pays. Les autorités de l’éducation se démènent comme de beaux diables, pour la «réussite » de ces examens. Même si en réalité, toute cette mobilisation n’aurait pour seul but que de se beurrer les tartines.


Le département de l’Enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation s’est fixé comme défis de parvenir à un bon déroulement de ces examens, qui marquent le début d’une série d’examens prévue d’ici le mois de juillet, dont le BEPC et le Baccalauréat unique. Pour cette première journée, les épreuves de rédaction et de géographie abordées par les candidats, auraient causé quelques difficultés à certains d’entre eux. C’est du moins ce qu’ils laissent entendre dans des témoignages, au sortir des salles d’examen.


Parmi les mesures prises pour éviter d’éventuels cas de fraudes, il y a l’interdiction des téléphones portables  aux candidats et aux surveillants. L’accès aux centres d’examen est aussi interdit à toute personne n’ayant aucun rapport avec le déroulement de ces examens. A cet effet, un  important dispositif policier est donc  déployé devant les centres d’examen de la capitale, pour des fins de dissuasion.


Pour ce qui est des fonds engloutis dans l’organisation des examens dans notre pays, il faut déplorer que cela se fasse sans aucune transparence. Le président de la République a révélé d’ailleurs récemment à la faveur d’un discours prononcé au siège du RPG arc-en-ciel, qu’une mission d’inspection aurait permis de sauver une trentaine de milliards de francs guinéens, au niveau du projet d’organisation des examens. Comme pour dire que Dr Ibrahima Kourouma a bien pu pomper abondamment le fric du contribuable, depuis qu’il est à la tête de ce département stratégique, où de gros investissements sont consentis fréquemment, grâce surtout à l’appui des bailleurs de fonds. Mais l’impunité aidant, le ministre n’a aucun souci à se faire, quant à pouvoir répondre un jour de ses impairs. C’est aussi ça la face sombre de la gouvernance d’Alpha Condé, qui par son « laxisme » encourage la corruption.


Aliou Sow
L'Indépendant, partenaire de GuineeActu


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