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Initiative une « étudiant-une tablette » : les précisions de Yéro Baldé

Richard Tamone  Mardi, 14 Juin 2016 18:57

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Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a laissé entendre lors d'une conférence de presse qu'il a animée la semaine dernière que l'initiative du chef de l'État de doter chaque étudiant d'une tablette n'est pas une initiative gratuite. Comme l'aurait estimé certains, surtout chez les étudiants concernés. Ce sera à payer, dit-il.


Selon le ministre, lors de son récent périple dans l'arrière pays, des étudiants lui auraient réclamé des tablettes. Une initiative du président de la République a-t-il précisé. « Mais j'ai fait comprendre aux étudiants que ces tablettes ne sont pas gratuites », déclare-t-il. Parce qu'il y avait cette perception-là, a précisé le ministre Baldé, que l'État va donner gratuitement les tablettes. « Ce n'est pas possible », a-t-il tranché. Il justifie cela en expliquant que ces derniers sont d'abord pris en charge par l'État. Et de deux ils ont des bourses ; troisièmement, l'État fait encore des efforts pour payer tout ce qui est nécessaire pour améliorer leurs conditions d'étude. « Donc il fallait aussi qu'ils mettent la main à la poche. Je leur fait comprendre que dans la majorité des pays de la sous-région, il n'y a pas de bourses. Selon le ministre Baldé, il ya plutôt des bourses d'excellence. « Mais les étudiants payent leurs études », dit-il. « Les gens pensent qu'en Guinée tout est droit.


Quelque part aussi chacun doit contribuer à sa propre éducation. Donc les tablettes ne sont pas gratuites. Bien qu'une partie des coûts est prise en charge par l'État », a indiqué Aboulaye Yéro Baldé. Puis de souligner plus loin, que lors de sa tournée, que certains étudiants sont allés jusqu'à lui dire qu'ils sont prêts à acheter ces tablettes ou au moins à avancer une partie des fonds pour être en possession des tablettes. « Les tablettes sont un outil pédagogique très important », ajoute-t-il.


Aboulaye Yéro Baldé a par ailleurs été interrogé sur le comité de réflexion sur le système éducatif guinéen, mis récemment en place. Dans ce sens, il a fait savoir qu'avant même la mise en place de ce comité, que le chef de l'État lui en avait parlé. « Il m'a informé de ce qu'il voulait faire. Je trouve que c'est une très bonne chose, parce que nous avons besoin des avis des uns et des autres.


Pour voir dans quelle mesure nous pouvons transformer notre système éducatif », dit-t-il. Parlant des mouvements de grève des étudiants et de leurs encadreurs de l'université Julius Nyéréré de Kankan, le ministre de l'Enseignement supérieur a précisé qu'il y avait deux problèmes au niveau de ce temple du savoir à Kankan. Le problème des étudiants diplômés, qui selon lui, attendaient leurs diplômes. « Ça a traîné puisque le recteur de l'époque et une partie de l'équipe ont été suspendus. Pour ces étudiants, il fallait coûte que coûte avoir les diplômes. Ça a un peu traîné, mais nous avons trouvé des solutions », a précisé le ministre. Le deuxième problème, selon lui, concernait la section syndicale des enseignants de la dite université. « Mais là aussi, nous sommes parvenus à un accord pour leur faire comprendre que ceux qui sont en place doivent pouvoir continuer leur travail au moins jusqu'à la fermeture des classes », a conclu le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.


Richard Tamone

Le Démocrate, partenaire de Guinéeactu


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