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Pillage d'Octobre 2015 : les commerçants victimes menacent de porter plainte

Richard Tamone  Jeudi, 09 Juin 2016 08:05

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L'on se rappelle que lors de la campagne présidentielle d'Octobre 2015, précisément du 8 au 9 Octobre plusieurs boutiques et magasins ont été pillés et vandalisés dans certains marchés dans la ville de Conakry. Le jeudi dernier, le bureau exécutif de l'Association des victimes de pillages et destructions pré-électorales (AVPDPE) de 2015, a fait une déclaration, dans laquelle il menace de saisir la justice.


« C‘est avec un cœur meurtri de douleur que nous venons vers vous. Les larmes aux yeux, pour vous exposer notre triste sort, lié au vandalisme de nos biens et marchandises dans les marchés de la place pendant l'élection présidentielle d'Octobre 2015 », a introduit Ibrahima Tall, président de l'AVPDPE.


Il poursuit en disant qu'ils sont des commerçants, importateurs installés dans les marchés des communes de Matam et de Matoto, notamment dans les marchés de Madina, Matoto, Kissosso et Enta.


Puis d'ajouter qu'à ce titre, ils payent régulièrement les taxes et impôts revenants aux communes, dans lesquelles ils exercent légalement le commerce.


Le président de l'AVPDPE de souligner qu'en contrepartie du paiement des droits et taxes dus à l'État, ce dernier a l'obligation d'assurer leur sécurité et celle de leurs biens.


Ibrahima Tall de revenir sur le pillage, en rappelant que les 8 et 9 Octobre, leurs boutiques, magasins et kiosques commerciaux, ont été systématiquement vandalisés, pillés, certains calcinés, et vidés de leur contenu.


« Curieusement, au cours des ces folles journées, nous n'avons bénéficié d'aucune sécurité, ni de protection de la part des forces de sécurité pour empêcher les pillages et destructions de nos marchandises », a-t-il déploré.


A l'en croire, cette situation a fait 404 victimes : « qui ont à nos jours, tout perdu », a dit Ibrahima Tall. Avant de préciser que les 404 victimes ont vu leurs économies de 20 ans de souffrance, s'envoler en deux jours dans les fumées et dans les mains des hors la loi.


Le président Ibrahima Tall de l'AVPDPE de conclure sa déclaration en notant que ces pertes subies sont énormes et ont été constatées par voie d'huissiers de justice. Ces derniers ont enregistré plus de : 144 738 718 894 GNF, a-t-il déclaré.


Richard Tamone

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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