J’étais à l’inauguration de la mosquée Karamoko Alpha mo Timbo

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BARRY_Alpha_Sidoux_7_01« Ko sadhi ! ko tooli ! Â» : « Bienvenue à nos hôtes ! Â» La banderole d’accueil des invités s’étend le long de la voie d’accès à la ville sainte. Ce vendredi 27 Mai 2016 est un jour historique. La communauté musulmane ouest-africaine tout entière se rassemble pour célébrer l’inauguration de la grande mosquée de Timbo, l’ancienne capitale du Fouta Djallon théocratique.


C’est la première mosquée  du Fouta Djallon. Elle a été créée par Saïkou Ibrahima Sambégou connu sous le nom de Karamoko Alpha mo Timbo (« mo Â» signifiant « de Â»), le chef spirituel et fondateur de l’Etat théocratique du Fouta Djallon. Le sanctuaire a été entièrement rénové sur fonds privés provenant d’une collecte populaire et d’une contribution du CNDD sous le régime du capitaine Moussa Dadis Camara pour le gros Å“uvre et la finition a été assurée par une donation du président Condé Alpha. Celui-ci s’est rendu par deux fois à Timbo pour suivre l’état d’avancement des travaux et a personnellement recommandé les artistes qui ont achevé l’œuvre d’art. Le coût global de l’édifice est difficile à évaluer. Tout au plus, sait-on que ce sont plusieurs dizaines de milliards de FG.


De l’entrée de la ville sainte, au lieu dit « Diwanou konondo Â» (« les Neuf provinces Â») jusqu’à la mosquée, sur plus de deux kilomètres, la foule est immense. Innombrable. L’usage de la langue malinkée pour désigner la pierre sur laquelle ont été creusés neuf trous symbolisant les neuf provinces du Fouta théocratique témoigne de l’unité qui existait à l’époque entre les différentes ethnies du pays. Cette pierre a été scellée dans une stèle. Un panneau indique les neuf Diwé (pluriel de Diwal qui signifie province), dont Timbo (la capitale politique), Fougoumba (la capitale religieuse où sont couronnés les Almamys, titre qui veut dire chef spirituel et commandeur des croyants), Timbi ou Labé (la plus grande par sa superficie). La neuvième, Fodé Hadji, regroupant tous les Hal poular (ceux qui parlent peul) Djallonkés et Mandingues. Une masse compacte de fidèles se recueille autour de la pierre pour prier et pleurer à chaudes larmes, à l’évocation des pères fondateurs, dont le meilleur d’entre eux, le plus érudit en science coranique et le plus vertueux, Karamoko Alpha mo Timbo, qui fut le premier Almamy du Fouta Djallon, dont le patronyme était Barry.


La foule est si compacte qu’on a de la peine à se mouvoir. Tous les véhicules doivent stationner dans un grand parc à l’entrée de la ville. Il faut marcher à pied pour atteindre la mosquée. C’est dire si la journée va être rude.


Tout le monde est en tenue traditionnelle, le caftan ou le grand boubou brodé, avec la coiffe dite « pouto Â». C’est tout un rituel pour mettre celle-ci. De forme conique, on écrase le haut au-dessus de la tête et on relève l’arrière. Deux poutos ne sont jamais identiques tant la broderie est sophistiquée. Toutes les figures géométriques y sont représentées, avec deux couleurs dominantes, le vert, couleur du Prophète de l’Islam, et la couleur orange, symbolisant l’oranger du Fouta.


Les femmes sont parées de leurs meilleurs atours avec des tenues de préférence d’un blanc immaculé. Elles sont toutes d’une beauté néphertitienne. Quoi de plus naturel, pour ceux qui savent !


Parmi les participants, il y a des représentants de tous les foyers islamiques (doudhè) des neuf anciennes provinces du Fouta Djallon. Sont invités tous les alliés de Basse Guinée, de Haute Guinée et de Guinée Forestière. Il y a là aussi les représentants de toute la diaspora peule sur les cinq continents, des délégations venues des pays voisins, Guinée-Bissaü, Gambie, Sénégal, Mali, Burkina, Niger, Tchad et jusqu’au Nord Nigeria. Il y a enfin les autorités ès-qualité représentées par le premier ministre Mamady Youla en personne venu à bord de l’hélicoptère présidentiel et le chef de l’opposition républicaine, Cellou Dalein Diallo. Celui-ci est accueilli sous les vivats : « Prési ! Prési ! Prési ! Â»


Ces deux hôtes de marque et leurs suites sont logés séparément dans les deux demeures restaurées de Karamoko Alpha mo Timbo dans la cour attenante à l’enceinte de la grande mosquée. Cellou Dalein s’est déplacé pour aller saluer et rendre une visite de courtoisie au chef du gouvernement Mamady Youla, selon la tradition d’accueil et d’hospitalité bien connue du Fouta Djallon. Quelle belle image d’unité nationale que cette rencontre informelle entre le pouvoir et l’opposition, unité nationale qui est l’un des thèmes majeurs de la cérémonie d’inauguration de la mosquée !


Les deux temps forts de la cérémonie sont l’accueil des hôtes dans les gallés (concessions ou demeures des habitants de Timbo) et le déroulé de la prière solennelle du vendredi à 14 heures. Le président du Haut conseil de Timbo, Barry Alpha Bacar, connu sous ses initiales BAB, ancien ministre puis ambassadeur sous la première république, est en convalescence à Paris. L’inauguration est placée sous le haut patronage du Comité central d’organisation composé des grands dignitaires des deux clans Alphaya et Sorya qui alternaient au pouvoir tous les deux ans, à l’époque où celui-ci était régi par la démocratie foutanienne avec un Sénat souverain (Assemblée des sages).


Sont membres du Comité central d’organisation, les descendants du dernier Almamy du Fouta Djallon, l’Almamy Ibrahima Sory Daara, dont les deux aînés, les jumeaux Alhassane et Alséïny Barry et les descendants de l’illustre Bocar Biro, dit le Lion, dont Mody Oury Barry, qui préside à l’heure actuelle cette institution. Cette fête est celle de tout le Fouta Djallon mais aussi celle des Barry, dépositaires de l’ancien Etat théocratique.


La nouvelle mosquée Karamoko Alpha mo Timbo est d’une beauté toute rayonnante. Elle peut accueillir 1 500 fidèles. C’est un édifice de type R+1 aux couleurs blanc et bleu azur, entouré de quatre minarets hauts de 35 mètres placés aux quatre points cardinaux. Du dôme de 5 mètres de rayon qui s’élève à 14 mètres du sol, pend un lustre central de toute beauté. L’intérieur de la mosquée a fait l’objet d’un choix minutieux de couleurs et de luminaires. A l’extérieur, le bloc d’ablution qui contient un bassin de 20 mètres de long et de 8 mètres de large est destiné à la toilette rituelle et à la toilette mortuaire. Il est alimenté par un château d’eau de 7 mètres de haut. L’esplanade est garnie de gravier de bowal provenant du relief granitique typique du Fouta Djallon (appelé bowal). L’enceinte extérieure comporte 7 portails métalliques peints en noir de 4 mètres de large chacun. L’alimentation électrique est assurée par un groupe électrogène de 20 kVA et de 4 panneaux solaires. Un système de sonorisation interne et externe a été installé. Malheureusement, ce dernier fera défaut et le service d’ordre ne pourra pas l’utiliser pour discipliner la foule.


Aux alentours de 13 heures, la grande prière du vendredi qui va marquer le point culminant de la cérémonie d’inauguration de la mosquée Karamoko Alpha mo Timbo s’annonce. L’impressionnant dispositif des forces de l’ordre et de sécurité composé de gendarmes et de policiers en tenue de combat entourant le premier ministre Mamady Youla se met en place pour protéger son entrée dans la mosquée. La foule est si dense que cela provoque un mouvement de masse. La bousculade s’intensifie car chacun veut pénétrer à l’intérieur de l’enceinte. Nul ne peut manquer le recueillement dans le sanctuaire près du mausolée de Karamoko Alpha pour s’abreuver à cette source de sagesse et d’honneur. Car il s’agit pour tout ressortissant du Fouta Djallon d’un véritable pèlerinage. On se bouscule, on joue des coudes. Le mouvement de foule dégénère en bagarre. Certains grimpent pour enjamber le mur d’enceinte et tombent à l’intérieur de la grande esplanade. Les forces de l’ordre lancent alors des grenades lacrymogènes pour dégager le passage. L’éclat des bombes sème la panique dans la foule massée contre les grilles. Des personnes surtout âgées s’évanouissent, tombent et sont piétinées. La fumée suffocante des gaz s’étend jusqu’à des nids d’abeilles non loin de là qui s’égaillent et envahissent les lieux. C’est le comble ! A présent, les gens refluent pour fuir les gaz et les abeilles. Exaspérés par les bombes lacrymogènes des forces de sécurité, des jeunes lancent des pierres en direction des policiers et des gendarmes. La colère se mue en une véritable émeute. J’ai vu au moins 3 véhicules tout-terrain officiels VA (Véhicule Administratif), complètement détruits et hors d’usage. Puis, en peu de temps, c’est place nette autour de la mosquée. Bilan : 6 blessés graves sont évacués à Mamou et une cinquante d’autres soignés sur place. Le diable politique n’était pas bien loin, camouflé sous des dehors en apparence trompeurs. Vers 15 heures, une pluie diluvienne s’abat sur la ville sainte.


La grande prière du vendredi s’est déroulée à l’heure dite. De nos jours, les neuf Diwé  sont regroupées en trois régions : Timbo, Timbi et Labé. Alors, Timbo qui est l’hôte et le maître de cérémonie confie la récitation du Katmoul Ghour’ân à Timbi et Labé. Après une rapide concertation, Labé cède cet immense honneur à Timbi. Mais, Labé en sera récompensée et conduira la prière par l’intermédiaire du grand imam de Daralabé. Comme lors du pèlerinage annuel à la Mecque, tous les fidèles ne peuvent pas tenir dans l’enceinte de la Mosquée. Il est permis à chacun de prier sur le lieu où il se trouve dans un rayon de 5 kilomètres autour de la Kaaba. C’est exactement comme si l’on priait à l’intérieur du sanctuaire. Ici, on demande aux fidèles de prier dans les gallés où ils sont hébergés. Le bénéfice en bénédictions est le même que pour ceux qui se trouvent dans la mosquée Karamoko Alpha mo Timbo.


Les péripéties autour de la mosquée ont perturbé le déroulement de la cérémonie d’inauguration. C’est ainsi que les discours officiels qui étaient prévus ont été annulés, de même que le récital de poésie peule. Cependant, les prières d’Asr, de Maghrib et d’Ichaï se déroulent normalement et clôturent la célébration. Mais, depuis 15 heures et la grande pluie, des milliers de fidèles avaient entamé la pérégrination pour leur retour chez eux. Des embouteillages monstres encombrent la route Mamou-Dabola qui traverse la ville sainte située dans une vallée encaissée entourée de montagnes. Un site idéal pour héberger une cité. Mais, la longue descente qui mène à Timbo s’est transformée en calvaire. Machines et hommes s’interpénètrent et se bloquent mutuellement. Il faudra attendre jusqu’aux alentours de minuit pour en sortir.


La fête a pourtant été belle et grandiose malgré les échauffourées. Jamais, de mémoire d’homme, la ville sainte n’a vu tant d’hommes, de femmes et d’enfants. Le pèlerinage s’est accompli par la grâce divine. Et Timbo a retrouvé sa sérénité.


Ô Saïkou Ibrahima Sambégou, Ô Karamoko Alpha mo Timbo, le bienheureux, que ton nom soit sanctifié, que le Très-Haut t’accueille en son sein, nous t’appelons au secours pour que la Guinée retrouve l’unité nationale bafouée par le pouvoir politique, que notre pays bien aimé accède au rang d’économie émergente pour le bien-être de ses citoyens ! Allahou  maamîna !


Par Alpha Sidoux Barry

Président de Conseil & Communication International (C&CI)


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Commentaires  

 
+2 #18 Boubacar Bah 10-06-2016 21:35

La première mosquée de Timbo a été construite par
Almamy Nouhou père de Almamy Kikala, donc grand père de Karamoko Alfa Mo Timbo
هو أوّل من بنى بتمب مسجدا
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-1 #17 mamadou saliou bah 05-06-2016 21:35

El Haj Nour , CORRECT ! " le POLITIQUE " = SANAMOUROU NDOUN !
Apres prieres sur la tombe de ma tante a ALMAMYA MAMOU , ( c' est la petite soeur de mon pere ) , j'ai dit a ses enfants , mes cousins , KOTO ALHASSANE et KOTO ALSEYNI , ( aines des heritiers de TIMBO ) qu' ils n' etaient pas " CHEZ EUX " a MAMOU . C' etait juste un lieu comme " STE HELENE " . EXILE !
TIMBO les attendaient et probablement , " UN POLE " les y suivrait .
Ilz sont tjs a MAMOU et voila CE qui arrive a TIMBO .
Enfin ...question de " VISION " .
SALAM EL HAJ .
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+8 #16 Saïdou Nour Bokoum 05-06-2016 18:22

Thierno Mamadou Saliou, tu verrais donc Timbo d’après Karamoko Alpha mo Timbo, toutes idoles comparables par ailleurs, comme la Kaaba d’avant le triomphe de l’Islam, celle de Hubbal, al-Lat, al-`Uzza et Manat , c’est cela ? « Le Politique » étant un sanamou, (idole) disait mon père, si c’est bien lui que « le gardien » de la mosquée a chassé, je te demanderais d’être prudemment optimiste. Was- Salam
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+1 #15 amadudialamba 05-06-2016 17:37

Il n’y a pas de doute, comme dans plusieurs autres endroits au monde, des lieux saints ont belle et bien existés en Guinée. Et malgré l’influence négative de l’environnement social, ces lieux sont toujours sur place et ils continument de garder leur Sainteté. Même si certains héritiers ne parviennent pas à perpétuer efficacement les traditions qui faisaient de ces lieux ce qu’ils étaient, il reste clair que personne ne pourra effacer définitivement leur histoire. Également, les personnalités qui incarnaient ces ‘’villes saintes’’ resteront toujours vivantes. (Dinguiraye, Timbo, Lelouma, Mombéya, Koubia, Diari, etc). N’oublions pas que dans plusieurs pays du continent africain, pour ne pas dire du monde, les traditions sont toujours très bien conservées (notamment les chefferies et autres rituels). Car c’est sont des éléments essentiels pour la maitrise des sociétés. Malheureusement pour la Guinée, Sékou, pour des raisons personnelles, devenues à la longue politiques est venu détruire tout ce qui existait pour la régulation de la vie sociale du pays. Étant obnubilé par le pouvoir et voulant bien maitriser ses sujets, il n’a rien épargné. Depuis, il n’y a plus qu’une seule semblant autorité ; celle politique. Les autorités religieuses étant fortement impliqués dans la politique, ne symbolisent plus l’habituelle sagesse. Même l’autorité familiale a perdu de son influence traditionnelle. A la place des anciennes traditions sociales, nous n’avons aujourd’hui, que des coordinations et des associations a but très lucratif. Des groupements qui ne défendent que leurs intérêts particuliers. Les centres coraniques (très disciplinaires) d’antan ont laissé la place à des écoles franco-arabes et je ne sais de quelle obédience religieuse. L’école publique ayant perdu sa valeur depuis l’introduction de l’enseignement de masse. A cause de la politique de division, les autres structures locales qui servaient d’organisation sociale ont aussi perdu de crédibilité auprès de la nouvelle génération. La jeunesse est ainsi abandonnée à elle-même. Chacun dicte à son prochain sa propre loi. Le pouvoir en place devenu nul et trop vulgaire, ne maitrise plus rien. En un mot, à tous les niveaux il y a moins ou pas d’autorité. C’est pourquoi nous nous retrouvons aujourd’hui dans une confusion qui n’épargne aucun secteur (même spirituel). Deux inaugurations de lieux Saints de l’islam dans l’intervalle d’un mois qui ont été toutes émaillées par des divergences et même de sanglantes confrontations. Que Dieu aide ce pays, sinon hahaaa !
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+12 #14 madina 05-06-2016 11:35

Citation en provenance du commentaire précédent de Saïdou Nour Bokoum:
Sidoux, ainsi « le chef de file de l'Opposition » n'a pas pu prier à la mosquée, même pas sur l'esplanade. Or il s’était rendu à Timbo pour cela. Le chef du gouvernement a pris ses jambes au cou comme chassé par.. Il était venu pour prier, aussi. Quelle interprétation spirituelle et symbolique donner à ces deux FAITS ? Pour ces deux, pour leurs suivants et pour leurs mandants, l’évènement fut évidemment un fiasco politico médiatique, cependant qu’il fut un grand signe, l'expression d'une vérité spirituelle : le "gardien" de la mosquée de Timbo ne voulait absolument pas, non pas de Cellou ou de Youla en personne, mais du "politique", et le grand reporter Sidoux l’a relevé, dans cette prière qui serait bienvenue si «LE POLITIQUE » n’avait désorienté le Grand journaliste Sidoux : « .. Au secours pour que la Guinée retrouve l’unité nationale bafouée par LE POUVOIR politique.. ». En effet, Cellou et Youla étaient venus dans l’intention de prier dans l’enceinte de la mosquée et non pas à cent mètres ou 5 km à la ronde ! Ils en furent EMPECHES par « un concours de circonstances », dirait avec raison le cartésien pur jus. Or et heureusement, des fidèles musulmans lambda venus des lointains par dizaines de milliers, ont prié et probablement reçu la grâce attachée à la sainteté de cette mosquée. Vu ainsi, l’évènement fut grandiose et la fête spirituelle, belle. Comme cette plume.
Il y a des milliers de Mecquois habitant les abords de la Kaaba, mais qui ne feront jamais le Hajj, parce que Le Très Haut ne veut pas d’eux dans Sa Maison. Was-Salam..

ALLAHOU Akbar !!!
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+5 #13 mamadou saliou bah 05-06-2016 11:15

Salam e mon El haj Nour. !
Tout a fait , TIMBO KO " FURGUERE " comme la KAABA l' est pour le HIDJAZ .
Mais souvenez vous que c' est seulement apres la destruction dd AL LUZZAT , AL MANAT et AL LAT que la SAINTETE fut retrouvee
Les detruirons nous , a notre tour par nos propres moyens ?
Je l' espere !
Sadhi mon e encore Salam e Jam tum !
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+15 #12 Saïdou Nour Bokoum 05-06-2016 02:44

MSB, Salam ! Non, Thierno quand tu écris « UNE VILLE EST SAINTE, PARCEQUE SES HABITANTS SONT SAINTS ! ». Je crois fermement qu’une ville est sainte quand elle abrite un centre spirituel dans un espace géo-humain significatif, demeure d’un Pôle (Qutb) ; à fortiori s’il est le Qutb zaman. J’ai suggéré il y a quelque temps, ici ou dans un courriel personnel à mon Beau BDD, le doyen Boubacar Doumba Diallo, que Timbo dont on lui demandait le sens, me fait penser à T-M-B-tombe-toumbèrè-centre ; quand dans un espace il y a une mosquée vieille de plus de quatre cents ans, que cette dernière fut créée par un savant réputé être un saint ; que cette chaîne de radicales n’ést pas démentie par certains phonèmes arabes, donc hébreux, donc de l'égyptien ancien, eh bien je me dis que malgré l’existence de tavernes de « tambanaya » dans des cours d’honorables citoyens de Timbo, cela n’exclut pas la possibilité que Timbo soit une ville sainte. Qui sait, l’évènement de cette inauguration pourrait être « l’intronisation » d’un Qutb, qui ne serait du reste pas forcément un citoyen de Timbo ; ce Pôle n’était peut-être même pas présent physiquement à Timbo. Là je délire ! Stop, Rubicon et soufre rouge. Was-Salam. PS : Descartes était profondément croyant, mais O cartésiens, passez votre chemin, il n’y a rien à voir.. Pas encore.
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-4 #11 mamadou saliou bah 05-06-2016 00:55

UNE VILLE EST SAINTE , PARCEQUE SES HABITANTS SONT SAINTS !
L'ETAIENT ILS A TIMBO ?
En passant , NOUS faisons APPEL a nos ANCETRES pour regler NOS PROBLEMES !
QUEL ECHEC !
PAUVRE FUUTA !
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+18 #10 thiemabah 04-06-2016 22:20

Citation en provenance du commentaire précédent de Saïdou Nour Bokoum:
l’envers du terrorisme religieux est l’extrémisme cartésien. Was-Salam

Bonsoir tonton
Mille milliard de merci pour cette prière de secours de lumière
bye
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+19 #9 Saïdou Nour Bokoum 04-06-2016 21:19

M. Boubacar Bah écrit : « Mais vu la situation actuelle de la Guinee, aucune ville du Fouta en generale ou toute autre ville de la Guinee en particulier ne m'erite d'etre appellee ville sainte.
Il n'y a aucune ville aujourdhui au Fouta la ou on ne comet pas l'adulter, le Zina, la fornification. Acune ville de la guinee aujhourdui nest a l'abri de l'alcohol. Il n'y a aucune sous prefecture au Fouta la ou on ne consome pas l'acolhol ou la drogue. » Etc.
Quant à moi, j’ai vu un mégot de cigarette à la Kaaba pendant mes circumambulations (tawaf) en 2000. Des personnalités guinéennes ont été prises la main dans le sac (grâce à la vidéo) à la Kaaba une demi-décennie avant ; c’est l’efficacité de la diplomatie guinéenne qui leur a sauvé quelques pattes que la sharia eût coupées ; j’ai vu des vigiles saoudiens se prendre au collet alors qu’ils ne s’accordaient pas dans leurs méthodes plus que brutales pour discipliner des pèlerins dont certains sont notoirement connus pour « tuer » afin de se frayer un chemin à la même Kaaba, pendant le rituel du tawaf.
Mais c’est la Kaaba qui fait que la Mecque est une ville sainte ; cela n’empêche pas qu’il existe à ses alentours et surtout dans les résidences des pèlerins d’Afrique, des dépotoirs, caniveaux ou des époux coupables de toutes sortes de turpitudes, des princes alcolos délocalisés selon les saisons, à Monaco ou Saint-Tropez: l’envers du terrorisme religieux est l’extrémisme cartésien. Was-Salam
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+19 #8 Saïdou Nour Bokoum 04-06-2016 14:51

Sidoux, ainsi « le chef de file de l'Opposition » n'a pas pu prier à la mosquée, même pas sur l'esplanade. Or il s’était rendu à Timbo pour cela. Le chef du gouvernement a pris ses jambes au cou comme chassé par.. Il était venu pour prier, aussi. Quelle interprétation spirituelle et symbolique donner à ces deux FAITS ? Pour ces deux, pour leurs suivants et pour leurs mandants, l’évènement fut évidemment un fiasco politico médiatique, cependant qu’il fut un grand signe, l'expression d'une vérité spirituelle : le "gardien" de la mosquée de Timbo ne voulait absolument pas, non pas de Cellou ou de Youla en personne, mais du "politique", et le grand reporter Sidoux l’a relevé, dans cette prière qui serait bienvenue si «LE POLITIQUE » n’avait désorienté le Grand journaliste Sidoux : « .. Au secours pour que la Guinée retrouve l’unité nationale bafouée par LE POUVOIR politique.. ». En effet, Cellou et Youla étaient venus dans l’intention de prier dans l’enceinte de la mosquée et non pas à cent mètres ou 5 km à la ronde ! Ils en furent EMPECHES par « un concours de circonstances », dirait avec raison le cartésien pur jus. Or et heureusement, des fidèles musulmans lambda venus des lointains par dizaines de milliers, ont prié et probablement reçu la grâce attachée à la sainteté de cette mosquée. Vu ainsi, l’évènement fut grandiose et la fête spirituelle, belle. Comme cette plume.
Il y a des milliers de Mecquois habitant les abords de la Kaaba, mais qui ne feront jamais le Hajj, parce que Le Très Haut ne veut pas d’eux dans Sa Maison. Was-Salam.PS : 1) c’est l’imam de la mosquée Fayçal de Conakry, Mamadou Saliou Camara qui avait invité Cellou à venir saluer le PM. Ils auraient dû prendre leurs précautions « anatomiques » et ne plus bouger de là, l’unité nationale se fût exprimée là, de façon inaugurale et magistrale 2) tu as le bonjour de Jankélévitch.
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+2 #7 Lejusticier masqué 04-06-2016 09:53

Une chronique qui filme fidèlement la cérémonie pour les lecteurs. Merci pour cet œuvre magistral. Il est à noter que la mosquée de Timbo est la première mosquée de l’Etat Théocratique du Fouta-Djalon.
Mais avant la création de l’Etat Théocratique, la première mosquée a été construite à Fougoumba dans le CRD de Ditinn à Dalaba. C’est à Fougoumba que la deuxième vague d’immigration peuhle s’est installée pour la première fois. Ces peuhles-là étaient des musulmans. Ils ont construit, au début, un « NGERU » servant comme lieu prière à Fougoumba. C’est à cette place que se trouve jusqu’à présent la première mosquée du Fouta-Djalon.
Autrefois il ya bien eu une ville sainte au Fouta-Djalon. Cette ville est Fougoumba où on intronisait les Almamys du Fouta-Djalon Théocratique. De par sa sainteté il était interdit de faire tous conciliabules de guerre où de conduire la guerre. Les premiers peuhles on respecté ce code social.
Lejusticier nous invite tous,……….. à revisiter simplement notre richesse culturelle en compagnie de notre patrimoine historique……… au lieu de polémiquer sur le sexe des anges.
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+19 #6 thiemabah 04-06-2016 09:19

Citation en provenance du commentaire précédent de mamadou saliou bah:
" C'est la PREMIERE MOSQUEE DU FOUTAH DJALLON " !
FAUX !
Avant que IBRAHIMA SAMBEGOU ne naisse ,et devienne KARAMOKO ALPHA , Il y avait des MUSULMANS au FOUTAH DJALO .
Donc DES MOSQUES !
Demandez aux NDOUYEBHES de COMPAYA - LABE .
S'il vous plait , El Hadj SIDOUX , parlez juste de ce que vous avez vecu , CE JOUR , a TIMBO .
Le reste , l" HISTOIRE " , n'est point votre domaine .

Bonjour
Merci de ce genre de précision et j'ajouterai
Avant que le fouta ne soit théocratique y'avais des peuls au fouta
Que cesse les demi-vérité
Bye
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+22 #5 Alimou 04-06-2016 09:16

Citation en provenance du commentaire précédent de mamadou saliou bah:
" C'est la PREMIERE MOSQUEE DU FOUTAH DJALLON " !
FAUX !
Avant que IBRAHIMA SAMBEGOU ne naisse ,et devienne KARAMOKO ALPHA , Il y avait des MUSULMANS au FOUTAH DJALO .
Donc DES MOSQUES !
Demandez aux NDOUYEBHES de COMPAYA - LABE .
S'il vous plait , El Hadj SIDOUX , parlez juste de ce que vous avez vecu , CE JOUR , a TIMBO .
Le reste , l" HISTOIRE " , n'est point votre domaine .

M BAH, calmez-vous! "Première mosquée" est à comprendre dans le sens de "plus importante" et non "construite en premier". Ce texte de M Barry est une chronique bien informée avec talent et pédagogie.
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-14 #4 mamadou saliou bah 04-06-2016 00:26

" C'est la PREMIERE MOSQUEE DU FOUTAH DJALLON " !
FAUX !
Avant que IBRAHIMA SAMBEGOU ne naisse ,et devienne KARAMOKO ALPHA , Il y avait des MUSULMANS au FOUTAH DJALO .
Donc DES MOSQUES !
Demandez aux NDOUYEBHES de COMPAYA - LABE .
S'il vous plait , El Hadj SIDOUX , parlez juste de ce que vous avez vecu , CE JOUR , a TIMBO .
Le reste , l" HISTOIRE " , n'est point votre domaine .
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-15 #3 boubacar bah 03-06-2016 21:17

Je vous remercie pour la qualite de votre text. Je voudrai tout simplement vous contredire sur l'appelation "Ville Sainte" de Timbo que vous avez longuement emnploye dans cet text.
Cest vraie Timbo fut une ville sainte au temps de ces valeureux Almamy. Mais vu la situation actuelle de la Guinee, aucune ville du Fouta en generale ou toute autre ville de la Guinee en particulier ne m'erite d'etre appellee ville sainte.
Il n'y a aucune ville aujourdhui au Fouta la ou on ne comet pas l'adulter, le Zina, la fornification. Acune ville de la guinee aujhourdui nest a l'abri de l'alcohol. Il n'y a aucune sous prefecture au Fouta la ou on ne consome pas l'acolhol ou la drogue.
La guinee ne dispose aucune ville sainte si on tient compte de la definition du mot saint en Islam.
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+3 #2 A.O.T. Diallo 03-06-2016 19:03

Merci Kotto, a te lire c'est presque comme si j’étais la ce jour-la.
Dans tes benedictions finales permet-moi de rajouter "Puisse la passion et l’intransigeance régresser et finalement disparaître, au profit de l'amour pour tous ceux qui aiment vraiment la Guinée et tous les Guinéens, quels que soit leurs penchants politiques et sociaux...
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+5 #1 madina 03-06-2016 17:52

Merci cher frère pour ce compte rendu fidèle!
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