Élections locales : la CENI confirme la date des élections

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CENI_01La Commission Ã©lectorale nationale indépendante (CENI), a organisé une conférence de presse le mardi 18 avril 2016 à la Maison commune des journalistes sise à Coléah. Au cours de cette rencontre avec les hommes des médias, la CENI a confirmé la tenue des élections locales au mois d’octobre prochain.

Me Amadou Salifou Kébé, porte-parole de la CENI et directeur du département juridique, a à travers un communiqué lu lors de cette conférence de presse, fait l’état des démembrements sur le terrain. Selon lui, Â«il ressort que 377 personnes dont 98,96% ont été envoyées par l’administration, 413 par la société civile dont 98,57%, 805 par la mouvance présidentielle, soit 99,89% et l’opposition 619 sur 810 personnes, soit 76,42%.

Pour l’installation de ces démembrements, la CENI a rassuré que plus de 81% sont déjà installés. Dans ce lot, la CENI a relevé que 1077 personnes ont une expérience avérée dans les opérations électorales.

Seulement voilà, dans ce lot, il n’y a que 9,16% de femmes, contrairement aux 30% de femmes consacrés par la loi. Situation que la CENI a regrettée naturellement et a demandé aux acteurs impliqués dans le processus électoral de corriger cette situation», peut-on lire dans ce communiqué.

Dans la même foulée, la CENI s’est réjouie de l’engouement que l’opération de mise en place des démembrements a suscité. Â« Cela s’est davantage exprimé par la présence de toutes les structures au sein des démembrements entièrement installés Â», selon Me Salifou Kébé.

Par la même occasion, l’institution en charge de l’organisation des élections en Guinée, a apprécié la qualité des personnes désignées. Elle reconnaît qu’il y a du personnel analphabète dans certains démembrements. Ã€ qui la faute ? Aux acteurs qui ont proposé ces gens, répond un commissaire de la CENI.

Pour sa part Maxime Koivogui, directeur du département de la communication, a tout d’abord rappelé que : Â« lors des élections passées, seul le CNOSCG (Conseil National des Organisations de la Société Civile) était reconnu comme plateforme de la société civile. Aujourd’hui, il y a deux autres plateformes, à savoir la PCUD et la CONASOG, qui revendiquent des places au sein des démembrements de la CENI. Or la CENI n’est pas au courant de ce changement Â», a indiqué le directeur du département de la communication de la CENI.

Pour terminer, la Commission Ã©lectorale nationale indépendante (CENI) a décliné toute responsabilité de l’institution dans les conflits suscités par l’opération de mise en place des démembrements. Alors que des partis politiques et des organisations de la société civile crient à l’exclusion, des commissaires de la CENI eux, indiquent qu’il n’est pas du devoir de leur institution de trancher sur ‘’la faiblesse de la loi, ni sur les conflits entre les partis.’’ « La loi parle de l’opposition dans sa pluralité, et de la mouvance dans sa pluralité Â», a rappelé Ã‰tienne Soropogui. Avant de conclure en ces termes : « On s’en tient à la loi. Â»

A noter que lors de cette conférence de presse, Étienne Soropogui, le directeur des opérations de la CENI, a tenu à dire que « â€™la CENI n’a reçu aucune contre-proposition de la part des acteurs électoraux, notamment les partis politiques Â»â€™, concernant la date des élections. Selon lui, Â« ces élections peuvent bel et bien se tenir en octobre 2016, vu l’évolution dans l’exécution dudit chronogramme. Â» 


Moussa Traoré
L’indépendant, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+1 #4 amadudialamba 27-04-2016 22:02

Il semblerait que pour satisfaire leurs exigences, les opposants continuent d’avoir confiance aux commis de l’administration du RPG et aux institutions incarnées par eux. C’est pourquoi, comme elle l’a toujours fait, l’opposition a choisi encore la voie pacifique et légale pour satisfaire ses exigences du moment. Récemment, elle (l’opposition ndlr) a demandé et obtenu une audience auprès du Ministre de l’administration territoriale pour discuter des questions relatives au processus de démembrement en cours (une opération pilotée par la fausse CENI). Seulement selon un représentant de l’opposition, le Super Ministre a bien promis de se pencher sur la question, mais sans préciser comment et quand. Tout peut amener à croire que ce dossier ne ressortira plus des tiroirs du parton de l’administration territoriale. Étant donné que ce ‘’grand patron’’ est lui-même un acteur non négligeable dans le processus, s’il n’est d’ailleurs pas le principal maitre d’œuvre de la magouille en cours.
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+1 #3 Koto Saliou Diallo 25-04-2016 23:39

Quand l'Équation de base(recensement)est biaisée dès le départ,il ne faut jamais s'attendre à un quelconque réel changement positif.Car,à partir du moment,c'est toujours la même liste électorale des présidentielles de 2015 qu'on applique pour aller voter ultérieurement,le résultat final est connu d'avance.
Bakary le Faux de la CÉNI ne fera que confirmer ce que tout le monde sait déjà comme verdict;et appuyée par la Cour Constitutionnelle.
Tant et aussi longtemps qu'on applique la base de démembrement ou recensement régional actuel en Guinée;Alpha Condé du RPéCé arc en ciel va toujours remporté haut les mains(58 à 63%).
Finalement,la seule question pour ce cas de figure:pourquoi l'Opposition au pluriel(particulièrement UFDG et ses alliés)décide encore d'aller à l'abattoir électoral?
Enfin,même l'accord du 20 août dernier et le rapport de l'UE ne sont même pas appliqués?
La Haute-Guinée et la Forêt seul accorderaient près de 60% des résultats truqués d'avance à la Mouvance présidentielle...
De Albert Einstein:"Pourquoi répéter toujours les mêmes erreurs et s'attendre à un changement"?
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+2 #2 Celloumbah 25-04-2016 21:47

Citation en provenance du commentaire précédent de amadudialamba:
Dans quelles zones l'opposition n'est pas bien représentée ou bien dans quelles autres la mouvance est surrepresentee ?

AC ne va jamais organisé des élections pour les perdre (il l'avait dit dés qu'il à usurper le pouvoir), la question pose à savoir par contre pourquoi l'UFDG continue à participer à ces mascarades électorales??
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+3 #1 amadudialamba 25-04-2016 19:24

Déjà les simples chiffres et pourcentages présentés ici sont plus que révélateurs : 377 représentants de l’administration, plus 413 de la société civile et 805 pour la mouvance ; le tout contre 619 pour l’opposition. En faisant le calcul on obtiendra ce qui suit : 377 + 413 + 805 = 1595 pour le gouvernement contre seulement 619 pour l’opposition. Dans quelles zones l'opposition n'est pas bien représentée ou bien dans quelles autres la mouvance est surrepresentee ? Comme lors de la présidentielle, la part du lion est revenue au maitre des lieux. Un Bakary le faux a la tête de n’importe quelle institution, je n’en aurais jamais cofinance.
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