Violation des droits et libertés : une preuve éloquente avec l’interdiction de la marche des femmes de l’opposition

Facebook Imprimer    

 

marche_des_femmes_oppositon_Avr2016_01Les femmes de l’opposition ont été empêchées de manifester le 19 avril dernier, alors qu’elles tentaient à travers une marche pacifique, d’attirer l’attention des autorités sur l’arrestation et la détention de certains militants de l’opposition. Un important dispositif sécuritaire avait été déployé dans la commune de Kaloum, le long du corridor que devait emprunter la procession des manifestantes, en vue de les empêcher de se mouvoir.

Madame Baldé Hadja Salimatou, secrétaire administrative du comité national des femmes de l’UFDG, n’a pas manqué d’exprimer sa colère devant des gendarmes et policiers qui, sur ordre de leur hiérarchie, ont empêché le déroulement de cette marche pacifique. « C’est dans le but d’obtenir nos droits, afin que la justice soit là pour tous les Guinéens que nous avons décidé de faire cette marche pacifique. Nous ne voulons pas une justice à deux vitesses, chaque Guinéen conscient doit soutenir ce mouvement des femmes de l’opposition», a-t-elle martelé. Avant d’ajouter que les femmes de l’opposition républicaine voudraient que la vie de tous les Guinéens change dans la positivité, et que la justice prime dans le pays. « La première victime du professeur Alpha Condé c’est Diakariaou Diallo qui a été assassiné en 2010. En plus il y a eu 60 autres. Il n’y a jamais eu de poursuite, il n’y a jamais eu de jugement, aujourd’hui vous êtes témoins oculaires, des gendarmes sont là pour nous empêcher de réclamer notre droit. Ils disent qu’ils ont reçu les ordres du haut lieu que la marche est annulée, alors que nous avons fait une demande qui a été acceptée, c’est notre droit de marcher, c’est le devoir de l’Etat de nous protéger », a-t-elle conclu, très amère. Ces femmes promettent de trouver d’autres stratégies, afin d’aller jusqu’au bout de leurs objectifs.

A noter que l’épouse du chef de file de l’opposition Hadja Halimatou Diallo était présente dans le groupe de femmes mobilisées pour cette marche avortée.

Ces femmes entendaient ainsi demander la libération pure et simple de leurs maris et frères victimes, selon elles « d’arbitraire et de violences politiques.»

Le fait d’avoir empêché cette marche pacifique des femmes, est une preuve éloquente de la violation des droits et libertés consacrés par notre constitution. C’est du moins l’avis de maints observateurs.


Alpha Amadou Diallo
L'indépendant, partenaire de GuineeActu


AAA_logo_guineeactu_article
  

Facebook Imprimer    

 


 

Commentaires  

 
+1 #2 Celloumbah 25-04-2016 21:40

Citation en provenance du commentaire précédent de amadudialamba:
Un autre exemple : malgré l’évidence de la récente vidéo de torture, avec les visages des bourreaux bien découverts, le Ministre de la justice se ‘’dit simplement choqué’’. Pour lui, il faut attendre la plainte des familles pour agir. Notre justice n'est faite que pour l'opposition.

Ce mec (le Ministre de la justice) n'est qu'un simple guignol, plus nul et criminel que lui n'existe pas en guinée, AC n'a pas fait appel à lui pour rien............
Citer
 
 
+3 #1 amadudialamba 25-04-2016 18:57

Il ne faut pas se leurrer du tout. Les droits et les libertés n’ont jamais été et ne sont pas respectés de sitôt en Guinée. Et aucun guinéen ne devrait être surpris de ce manque de respect des droits. Car immédiatement après sa rentrée en fonction le ‘’professeur’’ et opposant historique a juré de rétrograder la Guinée jusqu’à l’ère de son mentor (Sékou le tueur). Aujourd’hui avec les vidéos et témoignes insoutenables qui circulent dans les réseaux sociaux, personne ne peut réfuter du retour des traitements cruels chez nous. Ces sales pratiques de l’ère de la Révolution s’opèrent aujourd’hui en plein air et leurs méthodes de plus en plus perfectionnées. Aujourd’hui, seule la justice à deux vitesses fonctionne convenablement. Par exemple, comment expliquer ‘’l’enlèvement’’, le jugement expéditif et la séquestration des 20 gardes de l’UFDG et qu’au même moment des bourreaux qui ont détruit la vie de plusieurs centaines de civils continuent de vaquer a leurs affaires sans être inquiétés même pour une seule seconde ? Plus désobligeant encore, ils sont tous promus à des postes de hautes responsabilités. Aussi, nous avons vu récemment que pour 17 millions de nos francs glissants, un responsable de l’UFDG est démis de ses fonctions à Mamou. Pendant cette même période et même constamment, des milliards de dollars sont détournés par des responsables du RPG, sans que la justice ne se donne le moindre souci. La Guinée fait beaucoup pitié aujourd’hui surtout avec l’actuel Ministère de la justice, celui de la sécurité et ses institutions sensées de veiller sur les droits humains. Un autre exemple : malgré l’évidence de la récente vidéo de torture, avec les visages des bourreaux bien découverts, le Ministre de la justice se ‘’dit simplement choqué’’. Pour lui, il faut attendre la plainte des familles pour agir. Notre justice n'est faite que pour l'opposition.
Citer