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Violation des droits et libertés : une preuve éloquente avec l’interdiction de la marche des femmes de l’opposition

Alpha Amadou Diallo  Dimanche, 24 Avril 2016 23:55

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marche_des_femmes_oppositon_Avr2016_01Les femmes de l’opposition ont été empêchées de manifester le 19 avril dernier, alors qu’elles tentaient à travers une marche pacifique, d’attirer l’attention des autorités sur l’arrestation et la détention de certains militants de l’opposition. Un important dispositif sécuritaire avait été déployé dans la commune de Kaloum, le long du corridor que devait emprunter la procession des manifestantes, en vue de les empêcher de se mouvoir.

Madame Baldé Hadja Salimatou, secrétaire administrative du comité national des femmes de l’UFDG, n’a pas manqué d’exprimer sa colère devant des gendarmes et policiers qui, sur ordre de leur hiérarchie, ont empêché le déroulement de cette marche pacifique. « C’est dans le but d’obtenir nos droits, afin que la justice soit là pour tous les Guinéens que nous avons décidé de faire cette marche pacifique. Nous ne voulons pas une justice à deux vitesses, chaque Guinéen conscient doit soutenir ce mouvement des femmes de l’opposition», a-t-elle martelé. Avant d’ajouter que les femmes de l’opposition républicaine voudraient que la vie de tous les Guinéens change dans la positivité, et que la justice prime dans le pays. « La première victime du professeur Alpha Condé c’est Diakariaou Diallo qui a été assassiné en 2010. En plus il y a eu 60 autres. Il n’y a jamais eu de poursuite, il n’y a jamais eu de jugement, aujourd’hui vous êtes témoins oculaires, des gendarmes sont là pour nous empêcher de réclamer notre droit. Ils disent qu’ils ont reçu les ordres du haut lieu que la marche est annulée, alors que nous avons fait une demande qui a été acceptée, c’est notre droit de marcher, c’est le devoir de l’Etat de nous protéger », a-t-elle conclu, très amère. Ces femmes promettent de trouver d’autres stratégies, afin d’aller jusqu’au bout de leurs objectifs.

A noter que l’épouse du chef de file de l’opposition Hadja Halimatou Diallo était présente dans le groupe de femmes mobilisées pour cette marche avortée.

Ces femmes entendaient ainsi demander la libération pure et simple de leurs maris et frères victimes, selon elles « d’arbitraire et de violences politiques.»

Le fait d’avoir empêché cette marche pacifique des femmes, est une preuve éloquente de la violation des droits et libertés consacrés par notre constitution. C’est du moins l’avis de maints observateurs.


Alpha Amadou Diallo
L'indépendant, partenaire de GuineeActu


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