Préparatifs des communales : Sidya ou la politique de l’autruche

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TOURE_Sidya_9_01Le haut représentant du chef de l’Etat, Sidya Touré a cru bon de donner de la voix, pour tancer ses anciens alliés de l’opposition républicaine, vu que son parti a du mal à se faire une place dans la composition des démembrements de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Une situation créée par son ralliement à la majorité présidentielle. Même si Sidya Touré refuse de reconnaître qu’il s’est tiré une balle dans le pied en pactisant avec un pouvoir de plus en plus « aux abois. Â»

La composition des démembrements de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), dans la perspective de la tenue des élections communales et communautaires provoque des sueurs froides chez l’Union des forces républicaines (UFR) de Sidya. Car cette formation politique qui s’est démarquée de l’opposition républicaine au lendemain des résultats de la présidentielle du 11 octobre, devra dorénavant assumer sa nouvelle posture. Mais, on a l’impression que l’UFR voudrait tout en étant dans le camp présidentiel, bénéficier des mêmes prérogatives que l’opposition. C’est vouloir une chose et son contraire. Sidya Touré devrait ouvrir les yeux, lui, qui ne se rend pas compte qu’il s’est aliéné une bonne frange de ses militants, suite au choix qu’il a opéré. Au lieu de faire dans la politique de l’autruche, en déversant sa bile sur l’opposition. Comme lors de l’assemblée générale de son parti qui s’est tenue samedi dernier.

 Â« Depuis la dernière fois que j’ai fait des déclarations ici, le 05 décembre 2015, vous m’avez plus entendu parler, parce que, ce que j’avais à dire, je l’avais déjà dit, à savoir le repositionnement de notre parti, l’Union des forces républicaines (UFR) qui avait décidé, qui décide, qui continue de décider que nous ne faisons pas partie de l’opposition républicaine, constituée telle que nous l’avons vue et que nous l’avons pratiquée. Mais l’opposition est plurielle. Il n’y a pas un diplôme d’opposition qui est remis à quelqu’un. L’opposition c’est celle qui veut s’opposer, il n’est pas dit qu’elle doit s’opposer derrière un parti politique. Dans notre cas qui serait d’être derrière l’UFDG, et que si tu n’es pas derrière l’UFDG, tu n’es pas de l’opposition en Guinée. Cela relève un peu de la pensée unique, qui est un peu la culture que nous avons vu pratiquer ces derniers temps Â», a tenu à déplorer Sidya Touré lors de cette assemblée générale.

Le président de l’UFR a ensuite lancé dans la foulée : « nous, nous ne reconnaissons pas cela, et nous ne sont pas ça. C’est très clair, ça c’est notre décision. C’est la volonté du bureau exécutif du parti. C’est la volonté de nos militants. Mais on peut se poser la question tout d’un coup pourquoi ? Â», s’est-il demandé. En essayant ensuite de justifier le départ de son parti de l’opposition.

« Pourquoi notre départ dans cette opposition républicaine, qui est d’ailleurs devenue une opposition aveugle ? Ce départ n’a certes pas détruit l’opposition, mais on doit reconnaître que le fait que l’UFR n’y est pas, a largement affaibli la capacité de cette opposition, à réagir concrètement, sereinement, démocratiquement aux problèmes qui se sont posés aujourd’hui dans notre pays. Ça, il faut le reconnaître. Mais comment voulez-vous reprocher le pouvoir en place de ne pas donner la possibilité d’avoir des débats sains, d’avoir le dialogue et que vous-mêmes vous refusez ce dialogue à l’intérieur de votre propre parti. Nous avons passé deux ans à l’opposition à essayer de discuter de stratégie. Nous avons passé plus d’une année à discuter de la manière dont on devait aller aux élections présidentielles. Au début, on a dit que cette discussion n’a pas eu lieu. Après j’ai entendu dire non, on a reconnu, on en a parlé à Abidjan, on en a parlé par-ci par-là. Mais si vous ne donnez aucune possibilité de débattre, mais pourquoi voulez-vous que ceux qui sont en face de vous, eux, ils vous donnent la même possibilité de débattre. Nous avons assisté à une radicalisation de nos ex-amis qui sont devenus des adversaires politiques Â», a souligné Sidya Touré.

 Il a également profité de cette sortie au vitriol, pour rappeler les circonstances dans lesquelles, Cellou Dalein Diallo a fait perdre le perchoir à l’opposition. En se désistant à la veille de l’élection du bureau du parlement, pour des raisons non élucidées.

Pour ceux qui disent aujourd’hui que l’UFR n’est plus de l’opposition, Sidya répond en rappelant que les responsables de l’UFDG seraient venus le trouver dans l’opposition. « Quand ils sont arrivés, ils m’ont trouvé là. Quand j’étais à l’opposition, ils étaient dans le parti au pouvoir. Et à l’époque, je sais ce qui s’est passé avec l’UPR à Labé lors des élections 2005. Quand Cellou Dalein était le parrain du PUP là-bas Â», a-t-il rappelé. Avant d’ajouter : « aujourd’hui nous sommes dans un positionnement dont l’objectif fondamental c’est comment, est-ce que nous allons sortir notre pays de la situation que nous connaissons. Moi je n’ai pas d’autres préoccupations. Telle est la préoccupation essentielle de l’Union des forces républicaines. A partir du moment où nous nous sommes aperçus que tout ça là, c’était de la tempête, et qu’il fallait faire en sorte que nous fassions avancer notre pays, après les crises que nous avons connues, après la malgouvernance que nous-mêmes, nous avons démontrée. Â»

Il a reconnu collaborer avec le pouvoir, pour contribuer à sortir le pays de l’ornière. « Nous collaborons avec Alpha Condé pour essayer d’aller de l’avant. Nous, nous reconnaissons, nous assumons, nous allons le faire, et nous le faisons. On sait où on est exactement. Ceux qui sont perdus, c’est ceux qui dans leur propre parti, sont incapables de mettre ensemble leur bureau politique, pour discuter des questions qui sont devenues aujourd’hui existentielles. Nous ne participerons pas à ces réunions d’opposition que nous ne reconnaissons pas. Je peux avouer que depuis le 07 décembre, la prétendue opposition républicaine guinéenne a vraiment beaucoup de problèmes à s’émanciper Â», a-t-il indiqué.

Ces extraits du discours du président de l’UFR en disent long sur la brutalité de la rupture entre son parti et l’opposition républicaine. Sauf que Sidya Touré aura du mal à convaincre l’opinion sur le « bienfondé Â» de sa démarche, qui consiste à pactiser avec un pouvoir de plus en plus décrié à cause de ses turpitudes.


Alpha Amadou Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+1 #13 greeg 12-04-2016 17:43

Citation en provenance du commentaire précédent de Celloumbah:
Ce type(S.Touré) ne mérite même pas qu'on parle de lui, il n'a aucune dignité, ni idéale,

J'aimerais bien revoirs journal de la campagne présidentille 2015 pour mieux juger ce soit disant representant du Chef de l'état.
Qui chande de camp au gré de la saveur du repas qu'on lui sert.
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+3 #12 Celloumbah 09-04-2016 14:55

Ce type(S.Touré) ne mérite même pas qu'on parle de lui, il n'a aucune dignité, ni idéale,
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+3 #11 Koto Saliou Diallo 08-04-2016 20:08

Citation en provenance du commentaire précédent de Doya Malal:
Sidya n'a ni l'engagement qu'il faut ni l'art de manier les foules pour constituer un danger pour l'UFDG. L'UFDG ne devrait meme pas le repondre. le repondre c'est lui donner de l'importance.

Doya Malal,
J'ajouterais à ce nom,deux autres personnes au moins pour former le TRIO:C'est Sallou Bella de Afia et Bah Oury ex-vp de l'UFDG;sans oublier Bantama Sow taximane New Yorkais du RPéCé.
L'UFDG perd son temps à répondre à ces Messieurs.Et alimente certains journaleux qui ont un besoin criant de quelques choses à mettre dans la marmite familiale.
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+4 #10 amadudialamba 08-04-2016 16:28

Citation en provenance du commentaire précédent de Doya Malal:
Sidya n'a ni l'engagement qu'il faut ni l'art de manier les foules pour constituer un danger pour l'UFDG. L'UFDG ne devrait meme pas le repondre. le repondre c'est lui donner de l'importance.

Effectivement !
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+8 #9 Doya Malal 08-04-2016 11:18

Sidya n'a ni l'engagement qu'il faut ni l'art de manier les foules pour constituer un danger pour l'UFDG. L'UFDG ne devrait meme pas le repondre. le repondre c'est lui donner de l'importance.
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+3 #8 Abdoul 08-04-2016 07:42

Ce Sydia dispose-t-il encore de toutes ses facultés mentales ! Il s'allie au RPG et revendique son appartenance à l'opposition.
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+6 #7 amadudialamba 08-04-2016 00:55

N’est-ce pas, parfois en voulant trop ou gagner tout, on perd ? (Vieil adage). Mon ‘’Sanakou’’ a agit en gourmand politicien. Dès que Monsieur Touré a compris que le poste de Premier Ministre devrait changer de mains après l’élection présidentielle, il s’est vite aperçu meilleur candidat. Alors, persuadé qu’en claquant d’une manière fracassante la porte de l’opposition, il allait obtenir gracieusement ledit Poste ; sans réflexion, ni consultation de sa base, il décida de se jeter immédiatement dans ce qui était comme mère agitée. C’était mal connaitre cet imprévisible allié. S. T. n’avait pas bien suivi l’histoire d’après élection de 2010. Puisque sans aucun regret, Alpha avait désillusionné plus 1000 autres alliés. Sanakou s’est donc fait prendre dans son propre piège. De ce fait, il ne lui reste plus que de s’inscrire dans la logique de déverser toute sa déception sur ses anciens collaborateurs. Et dans l’espoir de trouver un autre poste plus représentatif que celui du ‘’fameux haut représentant’’, il est obligé de cravacher dure l’opposition de son allié du moment. Mais attention ! Il n’est pas seul dans ce sale boulot. Tous ceux qui ont rejoint précipitamment le pouvoir ne peuvent plus reculer. Ils sont forcés de faire le sale travail du pouvoir. A savoir : trouver les meilleurs stratégies pour déstabiliser l’opposition. Peine perdue. Puisque débarrassée de tous les anciens traitres qui mettaient les bâtons des ses roues, l’opposition est devenue plus forte qu’auparavant. Alors, en voulant sauter entre les deux sommets (Opposition républicaine et mouvance), ‘’Sanakou’’ est tombé dans la plus profonde des vallées. Enfin, moi, a partir du moment que Sanakou, de sa propre bouche dit : « QU’ILS (son parti et alliés) COLLABORENT ETROITEMENT AVEC ALPHA CONDE », je n’ai plus besoin d’avoir plus d’explications pour connaitre leur réelle position.
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+3 #6 Koto Saliou Diallo 07-04-2016 20:31

Qui sème le vent,récolte la tempête selon ce vieux adage.
Sidya Touré se contredit avec Baidy Aribot sur le positionnement de l'URF.Il(ST) pensait qu'en claquent la porte à l'Opposition,qu'Alpha Condé du RPG allait lui fournir le"TAPIS ROUGE"avec une entrée triomphante au sein de la Mouvance:erreur de tactique de la part de ST.
Maintenant,il(ST)se retrouve exclu des 2 côtés et sans aucune Alliance comme il a l'habitude de se faire remorqué par les grands partis politiques;sauf,son service Humanitaire comme Haut Représentant de AC,et sans description de tâches depuis sa nomination ou décret.
Quelle humiliation et sans salaire pour l'instant à part le véhicule 4x4, le bureau et sa sécurité?
La trahison n'a jamais été payante dans la vie!
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+3 #5 BAH 07-04-2016 12:46

Sincèrement je suis très déçu de la politique de Sidya Touré. Je peux comprendre qu'il soit jaloux de Cellou parce que celui ci est le président du plus grand parti de l'opposition.Mais au delà de tout, je suis choqué de constater que sydia fait de la politique du ventre en niant l'évidence.
Lisez l'interview de Baidy Aribo sur Africaguinée qui refuse de reconnaître que l'Ufr a rallié la mouvance.
Il accepte de reconnaitre que son parti a quitté l'opposition mais par malhonnêteté il dit ne pas être avec la mouvance et que son parti n'est non plus du centre. De qui se moque-t-il ?
Tout ça par ce que Cellou a été trop souple sinon l'Ufr aurait disparu sur chaine politique guineenne
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+4 #4 Gandhi 07-04-2016 06:32

Le texte de Thianguel Bah répondant à Sydia Est suffisamment clair pour qu'il soit besoin d'en rajouter.
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+10 #3 Alhousseny 06-04-2016 18:48

Le probleme de Sidya Toure, c'est la paresse. Au lieu de se retrousser les manches et implanter son parti, il vit avec cette folle idee que des partis plus forts que l'UFR doivent s'aligner derriere lui. Il n'est parti de l'opposition que lorsqu'on lui a signifie que cela n'allait pas avoir lieu. Il est parti au RPG avec le calcul qu'en 2020 le RPG s'alignera derriere lui. A mon avis, il reve debout, mais attendons de voir. A sa place, je m'inquieterais parce que deja le RPG refuse de lui faire de la place dans les demembrements locaux de la CENI.
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+9 #2 Rachid LY 06-04-2016 16:41

Les déclarations de ce Haut représentant peinent à prendre de la hauteur.
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+6 #1 greeg 06-04-2016 12:57

Ce monsieur est simplement un faux type qui veut manger avec les deux mains. C'est pourquoi j'ai du respect pour le président Alpha Condé car quand on veut être président de la république il faut avoir une ligne de conduite mais Sidya touré qui n'a même pas 20 ans de combat politique change de position et retourne sa veste pour des choses qui ne lui rapporte rien.
A votre lourdeur monsieur le haut representant
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