Pourquoi le gouvernement refuse-t-il de s'impliquer dans la résolution de la crise qui secoue la CNTG ?

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Trois jours après l'attaque du siège de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) par des loubards armés de gourdins et de pierres, faisant de nombreux blessés et d'importants dégâts matériels, la réaction de l'Etat guinéen tarde toujours. A part l'éphémère intervention de la police, ce jour, aucune enquête allant dans le sens l'identification des auteurs de cet acte de vandalisme n'est en vue. Pire, aucune action concrète sur le plan de la résolution de la crise, en général, n'est entreprise.

Il est hors de doute que la Confédération nationale des travailleurs de Guinée en tant que centrale syndicale gère ses affaires en toute indépendance. Elle peut décider de saisir la justice et demander réparation, lorsqu'elle s'estime lésé dans ses droits. Mais cela n'empêche pas, à partir du moment où l'ordre public a été menacé, que de graves infractions ont été commises, le ministère public (l'Etat guinéen) de saisir la justice comme s'est habitué.

Où se trouve alors le parquet de Conakry qui a inculpé, presque le même le 27 septembre, les militants de l'opposition, plus de 48 heures après l'incident qui a indigné le monde du travail ? Où se trouvent le gouvernement, l'Etat guinéen ? Est-il présent seulement lorsqu'il s'agit de réprimer les manifestations de l'opposition ? Pour avoir des réponses Ã  ces questions, il suffit tout simplement d'analyser la situation sociale qui prévaut dans le pays. 

Le gouvernement, sans arrière-pensée, vient de procéder à une hausse de plus de 27% du prix du carburant qui est venue aggraver une situation sociale déjà très tendue. Dans les rues de Conakry, des rumeurs de plus en plus persistantes d'une grève des chauffeurs de taxi continuent de circuler. Les travailleurs sont plus que mécontents. Faut-il résoudre ce problème pour que les travailleurs parlent d'une seule voix ?

Partant de cette analyse, il ressort clairement que la résolution de la crise que traverse le mouvement syndical guinéen depuis le dernier congrès, qui a vu deux secrétaires généraux à la tête de la puissante CNTG, apparaissant comme la mise en place de l'unité du mouvement syndical, est la seule chose qui fait que l'Etat guinéen tarde, pour ne pas dire refuse de se saisir de ce dossier. D'où son intérêt à laisser la situation pourrir. N'en déplaise à ses adversaires.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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Commentaires  

 
0 #2 AOT Diallo 20-10-2011 20:51

Encore une preuve du génie machiavélique du PPAC: foutre le bordel au niveau du principal syndicat des travailleurs juste avant de prendre la plus impopulaire des décisions qui aurait mis les travailleurs dans les rues: augmentation du prix du carburant de près de 30%...
Bien joué, Mr le PPAC !
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+2 #1 Abdoul.H 20-10-2011 08:28

La reponse à cette question est simple. S'il n'y a eu aucune arrestation, perosnne n'a été inquiété, c'est que les reponsables sont ceux qui ont planifié et exécuté l'attentat contre Amadou Diallo de l'autre camp. Sinon, des gens ont été arrêté et même tué pour le simple fait d'aller accueillir un leader du principal parti politique du pays.
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