Oumar Daroun Bah Mardi, 22 Mars 2016 04:43
A l’issue de la troisième journée d’audience qui s’est déroulée jeudi dernier, dans le procès des militaires retraités, poursuivis pour « outrage et diffamation à l’endroit du chef de l’Etat et des membres du gouvernement, et attroupement illégal », le procureur du tribunal de Mafanco a requis une peine de 8 mois de prison ferme contre 4 des 5 prévenus. Ce que la défense conteste, parlant de détention arbitraire.
Le procureur du tribunal de première instance de Mafanco a profité de son réquisitoire pour charger le lieutenant-colonel Jean Dougo Guilavogui, considéré comme étant le mineur du mouvement des militaires retraités. Ce qui selon le procureur doit l’amener à être retenu « dans les liens de la culpabilité de délit de presse ». Pour la répression, le procureur sollicite sa condamnation au paiement de 3 millions de francs guinéens.
Me Joachim Gbilimou, avocat de la partie civile, lui, réclame simplement le paiement d’un franc symbolique aux prévenus.
Pourtant le procureur lui, demande aux 4 prévenus condamnés à « 8 mois de prison ferme », de payer également chacun « 2 millions de francs guinéens à titre des dommages et intérêts ».
Il reviendra à la Cour de trancher ce jeudi dans ce procès, dont le verdict est attendu.
Pour la défense, représentée par Me Salif Béavogui, « les délits ne sont pas constitués». Ce qui suppose « la relaxe pure et simple de ses clients ».
Les militaires retraités font partie d’une association qui accuse le gouvernement d’avoir détourné à d’autres fins l’argent des retraités.
Oumar Daroun Bah
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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