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Après une présidentielle contestée : vers une administration électorale performante?
O. Tiero Dimanche, 20 Mars 2016 03:07
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) est au cœur des débats depuis près d’une dizaine d’années. Des débats récurrents en effet s’articulent sur sa composition, sa mission, son statut ou son budget.
Les partis de l’opposition incluent régulièrement les problèmes de la CENI dans leurs plateformes revendicatives et n’hésitent pas à descendre dans les rues en des manifestations presque toujours réprimées par la force.
Au-delà des controverses et manifestations autour de la CENI se profile une mal gouvernance qui ne dit pas son nom, elle est à l’origine de tous les couacs dont souffrent les administrations publiques ou privées, la classe politique et le peuple. Il se dégage néanmoins, peu à peu, un consensus pour la mise en place d’une CENI technique qui aurait l’avantage d’être plus neutre et plus dynamique ; elle se composerait d’un nombre réduit de commissaires expérimentés n’obéissant à aucune obédience politique et reposerait essentiellement sur des assistants techniques constituant une véritable administration électorale permanente qui s’étendrait sur toute l’étendue du territoire national.
Les dirigeants de la CENI actuelle croient pour bon nombre d’entre eux à cette option d’une CENI qui soit technique et neutre. Ils ont donc décidé d’œuvrer dans ce sens en posant quelques actes. De 2014 à 2016 une série d’ateliers de renforcement des capacités des ressources humaines a été initiée avec l’appui constant des partenaires au développement. Ainsi 76 assistants des 33 préfectures et des 5 communes de Conakry ont reçu en deux sessions successives une formation bridge sur les élections ; ils ont été suivis en 2015 puis en 2016 par une soixantaine d’assistants de la CENI centrale. L’auteur de ces lignes est l’un des heureux bénéficiaires de la dernière session de formation qui vient de se dérouler à Kindia du 7 au 11 mars 2016. C’est un atelier participatif intense au cours duquel sont passés en revue tous les aspects organisationnels qui président à la tenue d’une élection libre, crédible, transparente et acceptée par tous.
Je retiens globalement de cet atelier de Kindia trois choses : primo le programme est si intense et le délai si court qu’on ne pourrait le maîtriser qu’à longue échéance d’où la nécessité de formations régulières si possible une fois l’an. Secundo beaucoup d’assistants sont handicapés par leurs formations scolaires ou universitaires impactées par l’enseignement au rabais que l’on sait. Tertio le pool de formateurs est constitué pour une grande part de cadres suffisamment volontaires et compétents même si, selon leurs propres dires, la Guinée ne possède pas encore d’expert électoral suivant les grades de formateurs en bridge. Au finish toute la bataille de l’édification d’une démocratie revient à doter le pays d’un bon leadership, car c’est cela qui conditionne tout le reste. Pour le comprendre on pourrait rappeler cette boutade lancée par le président Alpha Condé recevant à Sékoutouréya les commissaires de la CENI : « Vous dites que vous êtes indépendants, mais en attendant c’est moi qui vous paye ». Ceci en dit long sur les turpitudes que connaît notre institution en charge des élections.
O. Tiero
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
..."Les frontières occidentales devenant de plus en plus infranchissables et les conditions d’obtention de papiers très compliquée, voir impossible, les jeunes seront de plus en plus exigeants, pour ne pas dire intraitables pour trouver leurs propres solutions".
Amadudialamba,
Comme on dit souvent que,quand on est trop acculé au mur,on réagit spontanément.Et ce qui risque d'arriver à la jeunesse africaine sans issue de secours pour s'épanouir.Comme dit Alpha Condè à ses homologues africains:"L'Afrique est assise sur une bombe à retardement".Il ne manque que le détonateur des jeunes pour faire sauter FRANCEAFRIQUE pour de bon comme aux années 1958-62.
Car,ce n'est pas en changeant de Constitutions en Afrique,que nos "brillants chefs d'État" pourront s'y sauver facilement.
HIP...HIP...HIP...HOURRAH!, ca y'est, ils l'ont fait et c'est le BENIN qui est à l'honneur, sans violence, dans les heures qui ont suivi la fermeture des bureaux de vote, apres les tendances fortes, TALON passe et ZINSOU felicite...0 mort. Ils l'ont refait au SENEGAL où quelques heures apres la fermeture des bureaux de vote, vers 23h, les radios et teles publiques et privéees ont annoncé les resultats, par un dépouillement en direct avec géolocalisation sattelitaire, bureau de vote par bureau de vote, en temps réel, les tendances du OUI l'emportaient, un débat de haute facture intellectuelle sur tous plateaux de telé pour decortiquer , expliquer et restituer au peuple senegalais le sens de son vote entre les partisans du OUI et du NON. 0 mort. éléctions organisées sur fonds propres par un pays pauvre et digne et SVP par le MINISTERE DE L'INTERIEUR: PINCEZ TOUS VOS KORAS, FRAPPEZ LES BALAFONS, LE LION ROUGE A RUGI..., Ils l'ont fait au CAP VERT des élections législatives sans bruits, ni trompettes quelques heures apres la fermeture des bureaux de vote et à la clé: ALTERNANCE...0 mort.Ils l'ont fait au NIGER ou sans traitrise, l'opposition dans son ensemble a boycotté ce scrutin de triches et ISSOUFOU à l'égal de son mentor AC n'aura gagné qu'ILLEGIMITE et une haine de toute la jeunesse Africaine qui aspire au progrés et à la modernité. 0 mort là aussi. Je vous laisse chers amis le soin de tirer vos conclusions et d'apprecier notre CENI, nos forces de repression et nos institutions, en comparaison de ce qui se fait dans notre voisinage immédiat à leur vraie valeur tres bonne journée à tous
‘’YEP’’ LODIA, entièrement d’accord ! Des parfaits exemples de civilité et de maturité politique. Il fallait rajouter aussi qu'en même temps au Congo, chez son ami préféré, pour mieux préparer son ‘’Coup KO’’, le régime a coupé tous les tuyaux de communication pour ne pas communiquer avec le reste du monde (durant toute la période de vote). Et qu’au Niger il n’y a pas eu de morts d’abord (que Dieu les en préserve), mais cette situation créée par cet autre ami du ‘’maitre des Coups KO en Afrique’’, risque de freiner pour 7 autres années le progrès de ce pays. Car sans un minimum de consensus avec l’opposition, le dévalement d’un pays devient très aléatoire. Toujours au Niger, tout est accéléré d’un seul coup pour l’opposant principal. De la prison d’État hautement protégée, il (l’opposant ndlr) se retrouve à l’hôpital, gravement malade. Puis du lit de cet hôpital tropical, il se réveilla dans un avion ‘’dit-on médicalisé’’ pour être évacuer en urgence. Tenez-vous bien, vers quels pays ? ‘’LA TRES PUISSANTE FRANCAFRIQUE’’. Alors, au lieu de s’occuper des problèmes d’élection, la famille du candidat malade était plutôt préoccupée par la dégradation rapide de sa santé. Pitoyable démocratie non ? ‘’Donckou’’, dans les pays a pré carrée ‘’Élyséenne’’ comme : Le Burundi, le Togo, le Congo, la Guinée, le Niger, la Côte-d’Ivoire, le Gabon, le Cameroun, etc., il ne faut pas trop se fier a la démocratie, sauf celle dictée par les grands maitres des colonies. Mais ce qui reste clair est que la lutte pour l’émancipation ne peut plus être freinée pour longtemps en Afrique. Car la jeunesse est très connectée. Partout la pauvreté a atteint son paroxysme. Les frontières occidentales devenant de plus en plus infranchissables et les conditions d’obtention de papiers très compliquée, voir impossible, les jeunes seront de plus en plus exigeants, pour ne pas dire intraitables pour trouver leurs propres solutions.








