Mardi, 23 Février 2016 01:14
Les avocats de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) ont accusé, samedi 20 février 2016, le commandant de la Direction centrale des investigations judiciaires (PM3) d’avoir extorqué des aveux à un de leurs clients détenus à la Brigade de recherche de Matam.
Selon Me Paul Yomba Kourouma, le colonel Gabriel Tamba Diawara, directeur de l’enquête sur le meurtre du journaliste El hadj Mohamed Diallo, a empêché Me Alsény Aissata Diallo de s’entretenir avec leurs clients avant la confrontation. En quittant les lieux, ce dernier a instruit à ses clients de ne pas dire mot aux enquêteurs. Mais, poursuit Me Paul, le commandant du PM3 a réussi à les faire parler « par ses manœuvres, ses ruses, ses menaces, utilisant le bâton et la carotte, le faire-valoir du pouvoir. C’est pourquoi d’ailleurs le dossier a été retiré au colonel Balla Samoura, puisque jusqu’à ce niveau rien ne permettait d’appréhender la piste… Donc le colonel Gabriel a retiré les trois personnes (les derniers éléments à avoir été entendus par les enquêteurs, ndlr) et a demandé à M. Algassimou Keita de dénoncer Abdoulaye Sow comme le meurtrier d’El hadj Mohamed Koula Diallo. Il l’a soustrait et lui a dit ceci : « Tu es Keita. Je suis malinké, tu es malinké. Toi tu es libre déjà. Sens-toi libre. D’ailleurs, le général Ibrahima Baldé est sur le point de t’incorporer », avant de dire que le colonel Gabriel aurait même dit à Algassimou Keita que sa famille serait protégée et serait même à l’étranger si elle en éprouvait le besoin. Le colonel aurait même remis 50 mille GNF à Algassimou afin qu’il charge son collègue.
« Il le retire vers 0h pour le mettre en ligne avec le général Ibrahima Baldé », a-t-il ajouté, concluant que c’est de cette façon qu’Abdoulaye Sow a été accusé.
Le collectif des avocats de l’UFDG a ensuite fait savoir qu’il a déposé une plainte contre Bah Oury, Baba Alimou Barry, le commandant de l’Escadron n°2 de Hamdallaye et le commandant du PM3 pour « coups et blessures volontaires, non-assistance à personnes en danger, refus d’un service légalement dû, assassinat, dénonciation calomnieuse et diffamation ».
Source : mediaguinee.com
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