Grogne syndicale : le gouvernement va-t-il battre les travailleurs à l’usure ?

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Primature_Conakry_1_01Au moment où nous allions sous presse ce mercredi, les centrales syndicales poursuivaient leur grève, pour la troisième journée avec un succès qu’on pourrait qualifier « d’éclatant Â», vu que les activités socioéconomiques étaient complètement paralysées dans la capitale. Le scénario était identique dans plusieurs préfectures, d’après des témoignages concordants. Aucun accord n’avait été jusque-là trouvé entre l’inter-centrale syndicale et le gouvernement, soupçonné de vouloir plutôt battre les travailleurs à l’usure, que d’accéder à leurs revendications.

La grève générale illimitée déclenchée par le mouvement syndical le 15 février dernier a connu un franc succès, dans la capitale et dans les préfectures intérieures. Car même en Haute Guinée, fief traditionnel du RPG, la grève a été observée. Les syndicats se disaient déterminés à poursuivre la grève, jusqu’à la satisfaction de leur plateforme revendicative. Comme ils l’ont réitéré ce mercredi lors d’une réunion qui s’est tenue à la Bourse du travail, siège du mouvement syndical. La base étant celle qui décide dans le monde syndical, cette dernière n’a pas accepté que la grève soit suspendue comme l’avaient suggéré les leaders syndicaux, lors de l’assemblée générale qui s’est déroulée le mercredi. Cette réunion avait été initiée pour rendre compte des pourparlers qui étaient en cours avec la partie gouvernementale, à qui la veille, les syndicats avaient proposé de baisser le prix du carburant à 5500 francs guinéens à la pompe. Une proposition qui avait laissé le gouvernement de marbre.

La grève va donc se poursuivre, a promis le mouvement syndical, qui n’entend pas baisser les bras dans cette épreuve de force engagée avec le gouvernement.

Il faut rappeler que mis à part la journée du lundi, où des affrontements avaient été enregistrés entre des jeunes gens qui avaient barricadé des rues de la banlieue de la capitale et des agents anti-émeute, la grève se déroulait dans le calme ce mercredi, au moment où nous allions sous presse. Ce fut le même cas pour mardi.

Pour revenir aux incidents enregistrés lundi, trois blessés avaient été enregistrés dans les rangs des forces de sécurité, dont un grièvement. Des sources sécuritaires ont fait état de 13 interpellations parmi les jeunes manifestants.

A noter que cette grève a été lancée à cause du refus du gouvernement guinéen de baisser le prix du carburant à la pompe, et de revoir les salaires à la hausse.

Dans une déclaration rendue publique le lundi dans la soirée, l’intercentrale syndicale avait déploré des « manÅ“uvres de diffamation, de diversion et de désinformation Â», du gouvernement, dont le but est de battre les travailleurs à l’usure.

L’intercentrale syndicale s’était à cette occasion réjouie du « caractère pacifique Â» de la grève qui se passe sans violence. Les syndicats n’avaient pas manqué toutefois d’attirer « l’attention des travailleurs sur le fait que l’obstination de la partie gouvernementale à ne pas céder sur le prix du carburant qui n’est qu’un élément de notre revendicative Â», pourrait conduire à une grève qui va être « difficile. Â»

Ce qui devait exiger de la part des travailleurs, « d’immenses sacrifices et plus de détermination pour résister à la politique d’usure», avait prévenu le mouvement syndical.

La grève risque donc d’être longue, comme en 2007, où les travailleurs avaient tenu tête au pouvoir durant près de deux mois, dans une grogne sociale sans précédent.


Aliou Sow
L’indépendant, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+1 #10 PATRIOTE1 21-02-2016 00:45

Amadudialamba,
Aucune ville n'a observe totalement le mot d'ordre de greve.
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+1 #9 PATRIOTE1 21-02-2016 00:42

Amadudialambea
Comme partout ailleurs en Guinee, Zalikwele a bien suivi le mot d'ordre de greve. On n'est pas sur une autre planete. Consultez Guineenews. J'ai aussi echange avec mes parents qui me l'ont confirme.
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+3 #8 amadudialamba 20-02-2016 20:38

Citation en provenance du commentaire précédent de Pokpa Holomo Lamah:
Amadudialamba,
Ah bon, Zalikwele n'a pas suivi le mot d'ordre de greve ?

Revisitez les dépêches de la plupart des quotidiens, sauf erreur de la part de leurs représentants locaux a ‘’Zalikwele’’, la grève n'était que partiellement ou même pas suivie dans cette zone.
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0 #7 Pokpa Holomo Lamah 20-02-2016 14:55

Amadudialamba,
Ah bon, Zalikwele n'a pas suivi le mot d'ordre de greve ?
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+3 #6 Gandhi 20-02-2016 11:36

Quel était l'unique but de la grève ?
Pourquoi présenter l'obtention de 12 points (pourquoi pas 100) sur 13, le dernier point étant pourtant le seul motif de la grève ?
Ou l'art de communiquer ou d'enfumer la population.
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+2 #5 Kawou Dial DIALLO 20-02-2016 05:35

Syndicats Guinéens:atteinte de l'objectif sans jamais arriver au résultat final,malgré l'appui du peuple de Guinée.Dommage pour le pauvre guinéen.C'est un perpétuel recommencement.
Peut être,on peut s'inspirer du modèle Burkinabès?.
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0 #4 Koto Saliou DIALLO 20-02-2016 05:00

Correction:Il faut lire plutôt ce qui suit:
Au moment où (lieu de négociation)les Syndicats devaient remporter le match, ils ont(raccrochés au lieu de décrocher)leurs souliers en crampons. Pourquoi et comment???.
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+4 #3 amadudialamba 20-02-2016 04:19

C'est la pire que l’ont ait connu de toutes les grèves. Lancée en grande pompe, puis suivie largement jusqu'au dernier recoin du pays, sauf en N'Nzérékoré, avec point revendicatif culminant la baisse du prix du carburant. Elle s'est simplement soldée par un cuisant échec. Comme pour toutes nos revendications précédentes, ils ont cédé à la pression, à l’intimidation et fort probablement a la corruption. Sans parler de l’habituelle trahison. Quatre jours de pertes économiques pour rien. Nos mouvements sociaux n'ont jamais été menés jusqu'au bout.
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+3 #2 Koto Saliou Diallo 20-02-2016 00:46

La bataille syndicale guinéenne n'a pas été trop longue,parce qu'il ne reste qu'un champ de ruine inachevé.
À mon avis,la guerre d'usure a fait son chemin en 4 jours, mais les syndicats ont perdu leur bataille de guerre de tranchés (Syndicats vs Gouvernement).Au moment où les Syndicats devaient remporter le match, ils ont décrochés leurs souliers en crampons. Pourquoi et comment???.
Nos syndicalistes ont prouvés qu'ils sont aussi NAINS que nos politiciens de l’Opposition (un pas en avant et deux ou trois en arrière);car, au moment de remporter une victoire éclatante en ayant l'Appui du peuple, ils fléchissent.
Aux prochaines grèves, il sera difficile d'avoir l'appui du peuple de Guinée dans ce sens, parce qu'ils ont mouillés leurs maillots rouges syndicalistes (social-démocratie revendicative pour le bien du peuple de Guinée) et perdre devant leur adversaire de maillot jaune (RPCé Gouv.).Enfin, vouloir gagner une autre bataille syndicale va être plus rude à l'avenir par ce syndicat, parce qu'ils ont versés leur figure par terre comme on dit en Côte d'Ivoire.
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-4 #1 Dk.diaby 19-02-2016 22:52

Les syndicats ont été trop gourmand il faut être mentalement déranger pour demander dans un pays comme la guinée où les populations ne paie presque pas de taxes ni d'impôts à ce que les carburants soient vendus gratuitement parce que exiger à ce que les carburants soient vendus à 3500fg ou 5500fg en guinée autant l'offrir gratuitement, dans un pays où les taxes et les impôts ne sont recouvrés qu'à 30%. Si les syndicats avaient demandés une réduction entre 7000fg à 8000fg je suis sûr qu'ils allaient obtenir quelque chose. Mais leurs revendications étaient telles que le gouvernement s'est vu obliger de refuser.
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