Mamady Keïta Dimanche, 14 Février 2016 01:46
La grève générale illimitée annoncée pour le 15 février prochain par le mouvement syndical, a ébranlé le gouvernement, qui cherche à se rabattre sur le patronat et le Conseil économique et social (CES), afin de ramener les centrales syndicales à de meilleurs sentiments. C’est ainsi que le vendredi dernier, la Confédération patronale des entreprises de Guinée (CPEG) a tenté de rapprocher les positions au cours d’une rencontre de médiation qui a eu lieu au siège du Groupe Guicopres S.A.
Dans un communiqué publié par le Groupe Guicopres de Kerfalla Camara, le Groupe rappelle que la commission de réflexion qui a siégé à cet effet était composée de religieux et de sages, du Conseil économique et social, du syndicat et de la société civile, notamment Hadja Gnouma Traoré de la CPEG, Hadja Rabiatou Sérah Diallo, présidente du CES, El hadj Mamadou Saliou Camara, Monseigneur Vincent Koulibaly et Kerfala Camara, PDG du groupe Guicopres.
« Il a été question de parler de comment sortir de la crise programmée par le syndicat. C’est pourquoi d’ailleurs, le CES a décidé de prendre part à cette rencontre pour contacter les uns et les autres, les écouter et enfin, pour trouver un terrain d’entente », peut-on lire dans ce communiqué de presse.
Dans la même lancée, le Groupe appelle « le pouvoir à avoir une oreille attentive au cri du peuple. Même si les négociations n’ont pas encore abouti mais force est de retenir que tout le monde autour de la table a privilégié la Guinée, c’est un grand espoir. La médiation devrait se poursuivre », assure-t-on du côté la Confédération patronale des entreprises de Guinée (CPEG).
L’institution se vante d’ailleurs d’être l’initiatrice de cette démarche « en l’occurrence son vice-président Kerfalla Camara (KPC) qui a réuni tout le monde pour trouver des voies et moyens adéquats pour la résolution de la divergence autour de la baisse du prix du carburant à la pompe. Avec le quitus du chef de l’Etat. »
Pour conclure, le communiqué précise que « l’engagement du secteur privé dans la quête de cette résolution peut se traduire par la volonté de participer à la préservation de la paix et de la quiétude propice aux affaires ».
Reste à savoir si cet appel de KPC sera entendu, à l’allure où vont les choses. Quand on sait que le PDG de Guicopres est accusé à tort ou à raison, d’être parmi les bénéficiaires « des largesses » du gouvernement, à travers des garanties contractées auprès d’institutions bancaires, pour le financement de contrats « léonins ». Les autres noms cités sont Kaba Ansoumane, PDG de Guiter, et Batchily, un Malien, qui fait de bonnes affaires en Guinée, dans le domaine de l’électricité. Pour ne citer que ceux-ci. C’est ce qui aurait grevé nos finances. Et c’est ce que le pouvoir se refuserait d’assumer, en se défaussant sur la crise sanitaire Ebola.
Mamady Kéita
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
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