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45e anniversaire de la nuit des pendus : une stèle à la mémoire des victimes du Camp Boiro
Daouda Tamsir Niane Lundi, 01 Février 2016 01:46

Le lundi 25 janvier, l’Association des victimes du Camp Boiro (AVCB) a commémoré le 45e anniversaire de la terrible nuit qui a ouvert la période au cours de laquelle plusieurs dizaines de prisonniers politiques furent froidement exécutés par pendaison, sur l’ensemble du territoire national guinéen.
C’est aux environs de 10h du matin que les organisateurs de la manifestation et leurs invités (parents et officiels) réunis au niveau du cinéma Liberté, ont pris le départ d’une marche derrière la banderole portant les images de quelques disparus des sinistres camps de la mort disséminés à travers la Guinée.
Au rythme du slogan « Plus jamais ça », ils ont rallié le Pont du 8 novembre également appelé « Pont des pendus », car en ce lieu furent pendus, en cette nuit du 24 au 25 janvier 1971, quatre hauts responsables de ce pays : Baldet Ousmane, Barry Mamadou dit Barry 3, Keita Kara de Soufiane et Magassouba Moriba. Le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, Karifa Gassama Diaby représentait le gouvernement. Avec la présence remarquée de l’ambassadeur de France, des représentants de l’Union européenne et du Haut-commissariat des Nations unies pour les Droits de l’homme, le cortège s’est arrêté au Pont où des discours ont été lus. Sidikiba Keita, le fils de Keita Fodéba et président de l’AVCB a appelé les Guinéens au devoir de mémoire. Il a salué la présence des partenaires étrangers (ambassades et institutions internationales) et celle du ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté.
Le représentant des Droits de l’homme en Guinée a aussi encouragé la démarche qui consiste à condamner toutes les violations des droits de l’homme. Le ministre Gassama a pour sa part rappelé que le devoir de mémoire est une exigence qui doit précéder toute réconciliation nationale. La Guinée a le devoir de régler tous les contentieux liés à son histoire politique.
Le cortège s’est à nouveau ébranlé vers le Camp Boiro aujourd’hui appelé Camp Camayenne.
En ce lieu, il a été procédé à la pose de la première pierre de la stèle qui va se dresser désormais en cet endroit, pour matérialiser les blocs où tant de victimes connurent les pires sévices. Une gerbe de fleurs y a été déposée par la petite fille de Baldet Ousmane. La lecture du Coran (sourate Yacine) mit fin à la cérémonie.
A signaler que Bah Oury, ancien ministre de la Réconciliation nationale, rentré d’un exil de cinq ans, a pris part à cette cérémonie, aux côtés des députés Baïdy Aribot et Chaïkou Barry de l’UFR, du Pr Djibril Tamsir Niane et de l’ancien ministre Lamine Kamara Capi, tous deux anciens prisonniers du Camp Boiro.
Daouda Tamsir Niane
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
@M Sacko !vous faites allusion au brillant feu Mouctar Diabate,may his soul rest in peace!Bien a tous!ALB-AL-USA.
Vous avez dit le mot Mr.Bangoura, Mouctar Diabate etait juste brillant. Paix a son ame!
Parfait Monsieur Sacko,je suis entièrement d'accord avec vous.
Je ne sais pas si vous dans la région parisienne si oui nous pourrions nos rencontrer.
Desole doyen, je reside au pays de l'oncle Sam. Mais j'ai cette image qui me revient toujours a chaque fois que vous ecrivez un article, votre photo me rappelle d'un des mes professeurs en 3e economie du nom de Mr.Diabate a l'universite Gamal Abdel Nasser de Conakry a la fin des annees 90.
Je ne sais pas si vous dans la région parisienne si oui nous pourrions nos rencontrer.
Bien a tous!ALB-AL-USA.
Je suis persuadé que tant que les Guinéens ne vont pas reconnaitre et réhabilité les victimes du sanguinaire Sékou Touré, RIEN ne sera possible en Guinée. Aujourd’hui, vous avez des jeunes qui n’ont jamais connu leurs grands parents mais, qui vous raconte exactement ce qui c’est passé avec le sanguinaire Sékou Touré dans la mesure où ces grands parents étaient d’une part les « piliers » des familles et d’autre part, l’incarnation de l’Histoire contemporaine de la Guinée. Ces arrières petits enfants vont continuer la lutte pour cette réhabilitation. Ainsi, la Guinée ne pourra pas faire l’économie de la « Vérité-Justice-Réhabilitation ». Il doit être clair, nous entendons ici et là le Pardon et la réconciliation. La réconciliation est possible seulement après « Vérité-Justice-Réhabilitation ». Par contre le Pardon est IMPOSSIBLE : en effet, le pardon est individuel et ceux qui pouvaient pardonner sont TOUS morts. En ce sens, il est impossible et même insultant de demander une seule seconde de soumettre aux familles des victimes la demande de pardon.
Tout à fait d'accord avec vous à 100%.
Le préalable est:
1)"Vérité-Justice-Réhabilitation".
2)-Ensuite,"Réconciliation",si non NIET; Foutaise envers les victimes et les dommages co-latéraux.On se souvient et plus jamais,cela: comme SLOGAN.
En effet à la mort de Sékou Touré suivi de l'avènement des militaires au pouvoir de nombreux guinéens pensèrent qu'il n'y aurait plus de crimes spectaculaires dans notre pays,nous avons vu en Juillet 1985 le président de l'époque exhibé un ancien premier ministre en culotte devant les caméras du monde entier et sans un semblant de procès alla les exécuter avec les anciens compagnons du premier dictateur.
Puis vint Dadis et sa clique qui nous ont tympanisé durant quelques mois en laissant une centaine de cadavres au stade du 28 Septembre.
L'épisode Konaté fut un peu calme jusqu'à l'arrivée de Alpha Condé à la tête de notre pays avait permis quelques espoirs sur la tenue d'une grande conférence nationale afin de mettre sur la table la gouvernance du régime PDG qui fut tellement sanglant et criminel en ayant englouti la plupart des cadres au nom d'une révolution rétrograde et barbare.
Le débat sur cette période demeure et tant qu'il ne sera pas fait notre pays aura du mal à décoller.
L'affaire Fatou Badiar se situe dans la lignée de la première république et comme nous n'aimons pas le débat sain dans notre pays celui qui viendra inventera aussi son petit complot pour faire son petit lot de morts.
Lorsque nous dénonçons les crimes de la première république certains nous disent mais en France on a aussi exécuté des personnes,ils oublient que nous étions à cette époque la France et comme la France avait évolué et dénoncer ces exactions nous aurions pu en tirer des leçons.
Les compatriotes qui veulent débattre de cette époque peuvent nous joindre pour qu'ensemble nous essayons d'organiser un débat sain sur notre histoire pour éclairer les jeunes générations afin d'exorciser pour toujours les barbaries commises de toutes les républiques dans notre pays.
Vive la Guinée Vive la république!








